 |
Le Jardin zoologique de Québec : La Ville de Lévis dit non !
mar. 21 mars 2006 - 15:06 |
Par Yves Gagné
Source : Ville
de Lévis
Le conseil de la Ville de Lévis a adopté lundi soir une résolution
faisant connaître son refus de contribuer au financement du Jardin
zoologique du Québec selon les modalités exposées dans une
demande adressée à la Ville de Lévis par la mairesse de Québec et
présidente de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ).
La demande adressée à la Ville de Lévis reproduisait les termes d’une
entente de principe intervenue entre le ministre Michel Després et la
mairesse de Québec, Mme Andrée Boucher, en date du 20 janvier 2006, à
l’effet de maintenir en opération le Jardin zoologique du Québec
moyennant le transfert de ses actifs à la Ville de Québec, de la gestion
de ses opérations à la Société des établissements de plein air du Québec
(SEPAQ) et la prise en charge de ses déficits annuels d’opération par la
Communauté métropolitaine de Québec et ses constituantes pour les quinze
prochaines années, au rang desquelles la Ville de Lévis pour une
quote-part de l’ordre de 15 % ou 750 000 $ en 2006.
Plusieurs motifs ont été invoqués par la Ville de Lévis pour justifier
sa position. Les autorités municipales de Lévis ne sont pas en mesure
d’apprécier la portée exacte du projet proposé dans l’entente puisque
aucune étude de faisabilité, technico-économique ou autre n’a été
déposée à cet égard. En l’absence de telles études, il est impossible
d’évaluer la viabilité à long terme de ce projet pas plus que sa
différenciation par rapport aux autres zoos et parcs animaliers du
Québec. La structure de propriété et le mode de gestion préconisé pour
cet équipement restent aussi du domaine de l’inconnu. « Dans ces
conditions, à combien estimer les retombées économiques éventuelles pour
la région de même que pour Lévis ? », s’est interrogée la mairesse
Danielle Roy Marinelli.
Il existe aussi un autre aspect qui ne peut être négligé. L’implication
de la CMQ et de ses constituantes dans le financement de ce projet
implique au préalable que le Jardin zoologique de Québec soit reconnu en
tant qu’équipement à caractère métropolitain. Or cette éventualité avait
été exclue d’emblée en 2002. « Il faut conséquemment qu’un consensus
soit d’abord établi entre les municipalités membres de la CMQ quant à la
liste des équipements à caractère métropolitain susceptibles d’être
reconnus comme tels. Il faut aussi que la Ville de Lévis soit impliquée
dès le départ dans ces discussions et qu’elle y trouve son intérêt », a
souligné madame Roy Marinelli.