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Davie : la vente pourrait tomber à l'eau
ven. 24 mars 2006 - 8:12 |
Par Yves Gagné
Source : Le Soleil
Déaccord entre les quatre groupes d'employés syndiqués et les cadres
de l'entreprises sur la question des régimes de retraite.
La vente du chantier naval des Industries Davie à Navamar, de Montréal,
pourrait bien tomber à l’eau en raison d’un désaccord entre les quatre
groupes d’employés syndiqués et les cadres de l’entreprise sur la
question des régimes de retraite.
Selon ce qu’a appris LE SOLEIL, l’acheteur potentiel, qui a convenu avec
le syndic de conclure la transaction d’ici le 31 mars, se refuse à
prendre la responsabilité d’assumer les déficits des caisses de retraite
des ouvriers et des employés affectés à la sécurité.
Au moment de la faillite à l’automne 2001, on parlait d’un trou
totalisant près de 7 millions $ pour ces deux régimes de retraite. À
l’inverse, les régimes de retraite des cadres, des employés de bureau et
des dessinateurs affichaient des surplus de près de 8 millions $.
Or, pour vendre le chantier, le syndic exige d’être dégagé de toute
responsabilité et de tout recours pour l’amener à combler les déficits à
titre d’employeur. Les règlements des régimes de retraite aux Industries
Davie prévoient que les déficits sont de la responsabilité de
l’employeur.
« C'est clair que s'il n'y a pas un deal entre les comités
de retraite sur les déficits et les surplus, il n'y aura pas de
transaction. Cela aura comme conséquence que le chantier sera démantelé.
Chaque groupe devra alors porter la responsabilité qui lui reviendra en
cas d'échec », a commenté, hier, le président du principal syndicat du
chantier, Richard Gauvin
Le chef syndcal demeure, malgré tout confiant qu'un terrain d'entente
puisse être trouvé au cours des prochains jours bien que le temps
commence à presser. « Il y aura une rencontre la semaine prochaine entre
les cinq comités de retraite pour discutrer de ces questions. De notre
côté, nous allons tout faire pour protéger le plus possble nos gens à la
retraite et leur éviter une diminution de leurs rentes en raison d'un
déficit de 6 millions $ dans la caisse de retraite », a-t-il affirmé.
« Personne n'a intérêt à ce qu'on ne donne pas une quitance au syndic,
On veut tous que le chatier reparte. On veut aussi minimiser l'impact
pour les 985 retraités. Si on ne s'enteend pas, ça va mettre fin au
Chantier », a ajouté M. Gauvin.
En cas de mésentente, les comités de retraite pourraient porter en appel
une récente décision de la cour supérieure qui a rejeté les demandes des
quatre comités de retraite des employés syndiqués voulant que le syndic
soit considéré comme l'employeur et responsable, en bout de ligne, de
combler les déficits des caisses de retraite. « C'est un processus
juridique qui pourrait être très long. Ce pourrait être un autre cas
Singer, où les retraités ont attendus plusieurs années avant de toucher
leur part des surplus », a-t-il souligné.
D'autre part, le président du syndicat a indiqué que le syndic pourrait
renoncer à toucher aux surplus en cas de terminaison des régimes de
retraite dans la mesure où il serait libéré de toute responsabilité pour
les déficits des caisses de retraite.
Par ailleurs, M. Gauvin n'écarte pas la possibilité que Navamar demande
un délai supplémentaire afin de se laisser le temps de compléter sa
vérification diligente. « Il n'y a pas uniquement la question des fonds
de pension qui pourrait faire tomber la vente. Il faudrait voir. Si un
délai est demandé, cela implique probablement des frais supplémentaires,
Ce sera au syndic et aux inspecteurs qui représentent les créanciers à
prenre la décisson ».
Il n'a pas été possible d'obtenur les commentaires du président de
Navamar, Pierre Boisclair.
Pierre
Pelchat
Reproduit avec autorisation.