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St-Jean-Chrysostome : « Il va y avoir un malheur sur Bélair Ouest »
ven. 31 août 2007 - 15:52 |
Par Yves Gagné
Source : Journal
de Lévis
Plusieurs résidents du chemin Bélair Ouest, dans le quartier
Saint-Jean-Chrysostome, s’inquiètent de leur sécurité et de celle de
leurs enfants, notamment à cause de l’achalandage élevé de camions
lourds et de la vitesse.
« Il va y avoir un malheur sur Bélair Ouest si ça continue. Est-ce qu’on
attend que des enfants se fassent tuer? », a dénoncé Jean-Pierre Bolduc,
résident du secteur.
Le camionnage lourd, principalement des camions qui vont et viennent des
Composts du Québec, dérange les citoyens de ce chemin, qui a déjà été
une zone « no truck », il y a quelques années. « En mai, nous avons
compté qu’environ 500 à 600 camions par jour circulaient devant nos
maisons. Ils roulent trop vite et c’est dangereux pour nos enfants, qui
ne vont même plus à bicyclette près du chemin.
C’est aussi une question de bruit, de qualité de vie. Pensez à ceux qui
travaillent de nuit et qui doivent dormir le jour! », déplore M. Bolduc,
ajoutant que les élus en place ne tiennent pas compte des citoyens du
chemin Bélair, et ce, depuis plusieurs années.
Excès de vitesse
Au Service de police de la Ville de
Lévis, une étude de circulation a été faite du 8 au 10 mai dernier, avec
des plaquettes sur la route, où la limite de vitesse est fixée à 70
km/h. « Tous véhicules confondus, 85% des véhicules qui ont passé
roulaient entre 83 et 96 km/h. Nous avons noté 28 véhicules qui
roulaient entre 110 et 120 km/h et 340 excédaient de 30 km/ h la vitesse
permise », a comptabilisé Alain Gelly, sergent à la division des
affaires publiques et des relations à la communauté du Service de police
de Lévis. Ce dernier confirme qu’il y a une problématique concernant la
vitesse, surtout le jour, entre 6h et 19h. « Il y a beaucoup de gens qui
roulent environ 100 km/h, incluant des résidents », a noté M. Gelly.
Il a également mentionné que de nombreux billets d’infraction ont été
émis cet été, permettant de constater le non-respect des limites de
vitesse dans le secteur. « Plusieurs camions sont pressés, et payés au
voyage. Il y aura certainement d’autres opérations à venir cet automne
», a précisé le sergent.
Boîtes aux lettres reculées
La vitesse a également
incité Postes Canada à prendre des mesures auprès de ses employés qui
travaillent dans le secteur. « Nous avons évalué la situation et
rencontré chacun des 90 clients du secteur. Les résultats ont aussi été
acheminés à la municipalité. Certaines boîtes postales ont dû être
déplacées ou nous avons aussi offert d’autres options de livraison aux
clients », a expliqué Michel Larouche, porte-parole de la société
d’État. Ainsi, 87 boîtes postales du 90 étaient non conformes. Parmi
celles-ci, 43 ont été relocalisées et 44 autres clients ont dû changer
de mode de livraison.
« Nous avons validé des sites où les gens ont des boîtes postales
communautaires pour aller chercher leur courrier », a poursuivi M.
Larouche.
Diminution de vitesse?
Interrogé à ce sujet, le conseiller
municipal Guy Dumoulin a mentionné que la vitesse pourrait être réduite
à 50 km/h dans le secteur. « La mairesse a rencontré la ministre des
Transports concernant cela et il semble que ce sera accepté. Peut-être
même que ça pourrait devenir une zone « no truck » », a confié le
conseiller. Rappelons qu’un comité de vigilance a été formé l’an
dernier. Ce comité regroupe des représentants du Service de police, des
élus, des représentants des Composts du Québec et deux citoyens.Du côté
de l’entreprise Les Composts du Québec, on nous a mentionné que
plusieurs arrivées et sorties avaient lieu dans la grosse période de la
saison, soit au printemps et à l’automne. Chaque année, chaque citoyen
des chemins Plaisance et Bélair se voit offrir gratuitement une dizaine
de sacs de compost pour le jardinage.
Article de Nathalie Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.