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AIM retire sa poursuite de 5M $ contre l'AQLPA
ven. 28 décembre 2007 - 9:40 |
Par Yves Gagné
* Après quelques jours de retard.*
Source : Journal
Le Peuple
La longue saga qui a opposé d’une part la compagnie AIM et d’autre
part des groupes écologiques, dont l’AQLPA, a pris fin récemment par une
entente à l’amiable. Les parties se sont engagées à ne pas révéler les
conditions de cette entente mettant fin à un litige engagé en 2005.
L’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA),
le Comité de restauration de la rivière Etchemin (CRRE),
l’entreprise québécoise American
Iron & Metal (AIM), d’autres individus ainsi que l’entreprise
Société nationale de ferraille (SNF) concurrente de AIM ont décidé, d’un
commun accord, de mettre fin au litige qui les opposait en Cour
supérieure et en Cour d’appel.
Rappelons que le conflit avait débuté en juillet 2005 alors que AIM
avait entrepris les travaux de construction d’une usine de déchiquetage
de carcasses de voitures sur l’ancien site d’enfouissement de Lévis,
près de l’incinérateur, sans les autorisations nécessaires. L’AQLPA
avait réagi en obtenant une injonction en Cour supérieure contre la
compagnie contrevenante.
Après avoir obtenu les autorisations nécessaires en octobre 2005, AIM
engageait une poursuite de 5M $ contre l’AQLPA et ses alliés. Les
groupes écologistes ont répliqué par une contre poursuite, mais dans
l’intervalle l’AQLPA a été abandonnée par son assureur et conséquemment
menacée de se dissoudre. Moyennant une prime deux fois plus élevée,
l’organisme a pu poursuivre ses activités.
L’entente confidentielle intervenue la semaine dernière va permettre à
l’AQLPA de retrouver un second souffle. «Il va y avoir une période où
nous allons être moins visibles, explique André Bélisle, porte-parole de
l’AQLPA, nous devons travailler à reconstruire le groupe.» La question
qui se pose maintenant, c’est de savoir si l’AQLPA entreprendrait une
autre croisade contre AIM si les activités de cette dernière devaient
menacer la qualité de l’environnement.
«Cette compagnie a finalement fait ce qu’elle devait faire pour
respecter l’environnement et l’on a bon espoir que ce sera le cas
dorénavant. Elle a corrigé les choses qui devaient l’être et nous
pensons que toute cette histoire déplaisante fait désormais partie du
passé», conclut André Bélisle.
Article de Pierre
Duquet. Reproduit avec autorisation.