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Lévis identifiera et protégera dorénavant ses arbres d'exception
jeu. 20 mars 2008 - 5:19 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Les arbres, et en particulier ceux qui sont remarquables de par leur
stature, seront l'objet d'une protection statutaire à Lévis.
C'est-à-dire qu'ils seront inventoriés, étiquetés et inscrits dans une
banque patrimoniale.
L'administration de Danielle Roy-Marinelli vient d'appuyer ce projet que
des citoyens lévisiens avaient préalablement déposé devant la Commission
consultative de l'environnement, de l'eau et de la qualité de la vie.
L'idée a aussi reçu l'aval de l'ensemble des élus lévisiens.
« Il ne s'agira pas d'empêcher la coupe d'arbres dans un contexte de
développement domiciliaire ou d'exploitation agricole. Le programme est
destiné à identifier les arbres exceptionnels du territoire et à assurer
leur protection dans l'avenir », a observé le président de la commission
municipale, Guy Dumoulin, identifiant les noyaux historiques lévisiens
comme lieux prioritaires d'intervention.
L'initiative s'appuie notamment sur les objectifs du Fonds d'action
québécois pour le développement durable (FAQDD). Doté d'une enveloppe de
6,5 millions $ d'argent public sur six ans, le FAQDD appuie
financièrement des projets verts ayant trait à la faune, à la réduction
des gaz à effet de serre, à la gestion des déchets, à la recherche et
développement, etc.
À Lévis, c'est le GIRAM (Groupe d'initiatives et de recherches
appliquées au milieu) qui a été pressenti pour être en pointe de flèche
du programme de protection. L'administration municipale est disposée à
épauler le travail d'inventaire du groupe vert jusqu'à 25 % des sommes
allouées par le FAQDD.
Comme ailleurs en territoire urbain, des arbres lévisiens ont été
victimes d'interventions sauvages ces années-ci. Des arbres du littoral
ont entre autres été abattus sans permis, d'autres ont été empoisonnés,
vraisemblablement pour ouvrir des points de vue au fleuve.
Selon des indications émanant de l'administration municipale, l'érosion
a dès lors fait son ?uvre, des parties de rivage ont été emportées et de
petits affaissements ont été observés, notamment à la hauteur de l'anse
Tibbits, près de la piste multifonctionnelle du parcours des Anses, sur
le littoral de l'arrondissement Desjardins.
Passibles de sanctions judiciaires, ces incidents n'ont pas eu de suite
parce que leurs auteurs n'ont pas été identifiés. De source municipale,
des groupes de travail ont plutôt été mis sur pied par la Ville en vue «
d'élaborer un plan de gestion des végétaux visant la création de percées
visuelles », ceci, en concertation avec le ministère de l'Environnement.
Article de Marc Saint-Pierre.
Reproduit avec autorisation.