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Vieux-Lévis : projets de musée, de funiculaire et d'espaces verts
mar. 1 avril 2008 - 7:23 |
Par Yves Gagné
Source :
Le Soleil
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Un coup de barre a été donné en 1996 pour retaper
les façades du Vieux-Lévis. La salle de spectacle L'Anglicane a
été rénovée quelques années plus tard.
Photo : Le Soleil, Erick Labbé
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Le Vieux-Lévis, c?est un quartier habité, accueillant et vivant, à
dimension humaine. Ses résidants peuvent y faire tout à pied, bouffe,
culture, services de proximité, écoles, commerces compris. Et vivre avec
le «génie du lieu», dans le calme et la sérénité, le patrimoine,
l?histoire, la beauté du décor urbain et de son environnement. Mais ils
ont aussi plein de projets pour leur quartier.
C?est comme ça que les résidants du Vieux-Lévis conçoivent leur
quartier. Ils se sont ouverts de cette «vision commune», plus tôt cette
semaine, à l?occasion d?une soirée de consultation pilotée par la
Fondation Rues principales, le complice de toujours de la
Corporation de développement du Vieux-Lévis.
Pour la Corporation, il s?agit de prendre en compte cette vision pour en
faire un plan stratégique de développement du vieux quartier, naguère
c?ur d?une petite ville, maintenant petite partie d?une capitale
régionale trois fois plus populeuse.
La valeur intrinsèque du Vieux-Lévis n?en suscite pas moins. « Lévis n?a
rien à envier à Québec. C?est tout aussi riche », constatera François
Varin, directeur général de Rues principales, dans ses échanges avec les
Lévisiens.
Des idées pour mettre en valeur la richesse de leur quartier, les
résidants en ont. De quoi illustrer qu?ils en sont amoureux, ils sont
intarissables dans les moyens à mettre en ?uvre, qu?il s?agisse de
consolider sa trame commerciale et de services, de confirmer sa vocation
de lieu culturel, d?équilibrer sa fonction résidentielle ou d?assurer
son animation sociale et culturelle. De diffuser son image historique et
patrimoniale, par exemple en rappelant à la ronde, suggérera, entre
autres, le résidant Pierre Lainesse, que « le général Wolfe est d?abord
passé par Lévis avant sa bataille du 13 septembre 1759 et que c?est des
hauteurs de Lévis qu?il a fait pleuvoir 40 000 boulets sur Québec avant
s?en emparer». D?obtenir aussi que le Vieux-Lévis soit proclamé
arrondissement historique, comme à Québec et à Trois-Rivières.
Dans les moyens qu?ils envisagent, il y a des choses toutes simples
comme constituer un budget promotion, sensibiliser les gens d?affaires à
améliorer l?image de leurs commerces, réaliser un répertoire de services
et des fourchettes de forfaits touristiques, de développer une offre de
produits locaux, d?élaborer un guide du promeneur, des règles
architecturales municipales révisées, etc.
Bien sûr, ils tiennent à voir la rue Saint-Louis se remeubler et
peut-être encore davantage la Traverse, la grande porte d?entrée de la
ville.
Mais ils ont aussi notamment en tête de réaliser un musée qui
regrouperait enfin les richesses gardées dans les greniers du Collège de
Lévis, de développer un lieu résidentiel à l?historique côte des Bûches,
de construire un funiculaire, comme à Québec, pour joindre les basse et
haute villes, de faire de la terrasse, point de vue unique sur le fleuve
et la rive nord, un lieu intergénérationnel avec patinoire et crémerie.
Et pourquoi pas un lieu de rassemblement et de rencontre où se
dérouleraient des activités sociales et culturelles.
Les gens du Vieux-Lévis sont verts aussi, ils souhaitent accroître
verdure et le nombre d?arbres dans leur environnement, mais aussi
«concrétiser la cohabitation harmonieuse entre l?auto, la bicyclette et
le piéton».
«C?est un peu le rêve que le Vieux-Lévis se donne pour aller encore un
peu plus loin », résumera François Varin.
Dans l?esprit du président de la Corporation de développement, Michel
Andrews, il n?y a pas de doute que le rêve est «crédible».
Article de Marc Saint-Pierre.
Reproduit avec autorisation.