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Projet Jazz de Kevlar : SOS Vieux-Lévis espère stopper le chantier
mer. 23 avril 2008 - 7:25 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le branle-bas dont est victime le Vieux-Lévis ces jours-ci fera
peut-être comprendre à l'administration municipale que le Jazz de Kevlar
n'y a pas sa place, a supputé la présidente de SOS Vieux-Lévis,
Michelle Forest, hier.
« Nous conservons un mince espoir que quelqu'un finisse par entendre
raison, que le gros bon sens prévale », a ajouté la porte-parole du
groupe populaire.
SOS Vieux-Lévis estime que le chantier peut effectivement être stoppé,
mais les camions roulent et les machines s'activent déjà dans le
quartier patrimonial.
Le projet de Kevlar, c'est celui de construire un immeuble de 180
logements sur le site de l'îlot Saint-Gabriel, naguère occupé par des
écoles. Le chantier implique l'emploi de 125 travailleurs, 16 mois de
travaux et des opérations de dynamitage.
Un protocole n'ayant pu être conclu avec le constructeur,
l'administration municipale a néanmoins voulu limiter les dégâts en
votant une réglementation serrée pour encadrer le stationnement et la
circulation, obligeant notamment les véhicules de construction à
emprunter des rues désignées.
« C'est l'enfer. C'est un enfer de bruits et de poussières depuis qu'il
y a 30 camions à l'heure qui passent devant ma porte et mon chiffre est
conservateur », a indiqué Valérie Guilloteau, 26 ans, qui habite rue
Guénette, voie désignée pour le passage des camions.
De quoi illustrer sa désapprobation, Mme Guilloteau a suspendu une vaste
banderole sur la façade de la résidence familiale annonçant : « Nous ne
sommes pas un boulevard industriel ».
« Ma banderole est là pour longtemps », a prévenu la mère de quatre
jeunes enfants, dont l'un doit entrer en septembre à l'école Notre-Dame,
qui jouxte le chantier du Jazz.
À la commission scolaire des Navigateurs, la porte-parole Marlène
Lebreux a observé que « pour l'instant, c'est vivable ». « Les gros
bruits n'ont pas encore commencé », a-t-elle ajouté, allusion à une
grande ronde à venir des camions et aux travaux de dynamitage.
À la Direction des communications de Lévis, le porte-parole Christian
Brière a fait état d'une dizaine de plaintes et de demandes de vignettes
de stationnement au moment où le chantier s'est activé, lundi. Hier, en
après-midi, c'est deux plaintes et une demande de vignette qui jusque-là
avaient été acheminées au service à la clientèle de la Ville, a-t-il
précisé.
Pour SOS Vieux-Lévis, il demeure clair que « Kevlar va causer des torts
considérables aux résidants et aux commerçants du Vieux-Lévis ». Dans ce
contexte, le groupe bat le rappel en vue d'une marche qui se déroulera
le dimanche 4 mai, à compter de 14h, à partir du carré Saint-Louis, dans
le vieux quartier.
Article de Marc Saint-Pierre.
Reproduit avec autorisation.