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Un marché vert à l'année à Lévis
jeu. 10 juillet 2008 - 7:59 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
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Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes
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Les citoyens de la Rive-Sud devraient avoir accès à un marché public
flambant neuf dès juin 2009. Lévis est à la recherche d’un emplacement
où ériger des halles alimentaires permanentes, dans le secteur du Centre
des congrès.
Le nouveau marché à vocation régionale doit permettre la vente de
produits frais pendant la belle saison et de produits transformés
pendant toute l’année.
Alors que moins d’une dizaine de producteurs animent l’endroit
présentement, le président de la coopérative des producteurs du Marché
public de Lévis, Lucien Marcoux, calcule que 50 à 75 entreprises
agricoles de Chaudière-Appalaches pourraient se relayer dans les
nouvelles installations.
La présence de réfrigérateurs et d’étalages permanents, impossibles à
loger sous un simple chapiteau, expliquerait cette différence. Le Marché
public de Lévis est aujourd’hui situé sur la rue Louis-H-Lafontaine, qui
longe l’autoroute 20, à la hauteur de la route du Président-Kennedy. Il
est ouvert les fins de semaine de juin à septembre.
D’abord érigé dans le stationnement d’un centre commercial, puis sur un
terrain temporaire, le lieu de commerce estival ne devait plus bouger.
Mais la Ville de Lévis a manifesté son intention de reprendre son
terrain, qui n’est pas zoné commercial mais industriel, il y a quelques
semaines.
« La Ville est intéressée par une installation plus pérenne et plus
riche. Les partenaires immobiliers du Centre des congrès ont beaucoup
d’intérêt pour un marché public — c’est très tendance — et la
coopérative profiterait aussi d’un lieu mieux conçu et plus ouvert. On
essaie de tricoter une solution qui soit la meilleure pour tous »,
explique Jean-Michel Bordron, directeur général de la Table
agroalimentaire de Chaudière-Appalaches, qui coordonne le projet de
déménagement.
Celui-ci s’affaire d’abord à chiffrer l’investissement, estimé pour
l’instant à « quelques centaines de milliers de dollars, voire 1 million
$ ». Une partie de la facture pourrait être assumée par le gouvernement
du Québec, qui vient de débloquer 14 millions $ sur cinq ans pour
favoriser le développement de circuits courts de commercialisation.
Terrains convoités
Les terrains convoités, dans le
secteur du Centre des congrès, appartiennent à des intérêts privés. M.
Bordron indique que toutes les options sont envisagées, de l’achat d’un
terrain par la Ville ou la coopérative à la location d’un espace
commercial construit sur mesure.
Selon lui, le nouveau quartier est tout désigné pour accueillir un
marché public. La circulation s’y fait facilement, des milliers de
travailleurs y transitent chaque jour et des logements y seront bientôt
construits. «On avait fait une étude de localisation il y a quelques
années et c’était un des meilleurs secteurs», précise le dg.
Lucien Marcoux, représentant des producteurs, a peine à croire que le
projet puisse se réaliser aussi rapidement, après des années de
tâtonnements, mais espère néanmoins que cette fois est la bonne.
« C’est un service à rendre aux citoyens », dit-il. Les petits
producteurs y trouveront aussi leur compte puisqu’ils n’ont pas accès
facilement aux grandes chaînes de supermarchés. Et puis il y a
l’environnement : «Si on veut manger écolo, il faut éviter le transport
de nos aliments sur des milliers de kilomètres», rappelle M. Marcoux.
Article d'Annie Morin. Reproduit avec autorisation.