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À la rescousse d'une maison patrimoniale
ven. 8 août 2008 - 8:31 |
Par Yves Gagné
Source: Journal
Le Peuple
Le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM)
a fait connaître par écrit au comité sur les démolitions de
l'arrondissement des Chutes-de-la-Chaudière son opposition à la
destruction d'une maison patrimoniale du quartier Saint-Romuald. Le
vaste site est maintenant propriété du promoteur Logisco qui y projette
un nouveau développement domiciliaire.
La maison concernée, qui selon Gaston Cadrin, porte-parole du GIRAM, est
encore solide et en bon état, a été construite vraisemblablement par la
famille Côté au cours des années 1870 et possède une ancienneté
suffisante pour être inscrite dans l'inventaire des bâtiments
historiques de la Ville de Lévis.
La résidence a par la suite été la propriété de la famille Cantin
jusqu'au début des années 50. Elle était à l'abandon depuis deux ans
avant que le promoteur en fasse l'acquisition. Dans sa lettre
d'opposition, le GIRAM soutient notamment «qu'il est totalement
inapproprié et impertinent de permettre la démolition d'une maison
encore solide pour des motifs de rentabilisation à court terme d'un
terrain».
Fins spéculatives
Dans le document, on peut également lire que «l'abandon et la
disparition de cette maison ancienne semblent, jusqu'à preuve du
contraire, liés à la mise en valeur à des fins spéculatives du vaste
terrain subsistant de cette ancienne ferme de la famille Cantin». M.
Cadrin estime que le promoteur pourrait réaliser son projet en évitant
qu'une rue projetée soit construite au beau milieu de la maison
existante. Cette dernière pourrait même, selon lui, être vendue à bas
prix et déménagée sur un autre site.
Le GIRAM considère en outre qu'accorder un permis de démolition à la
firme Logisco ou à son mandataire, Michel Parent, serait un très mauvais
message pour la protection du patrimoine de l'ensemble de la ville de
Lévis. M. Cadrin s'attend à ce que le comité des démolitions se penche
sur la question en septembre prochain.
Article de Pierre Duquet. Reproduit avec autorisation.