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Éditeurs et photos:
 • Pascal Petitclerc
 • Yves Gagné


Ven. 17 sept. 2004

Déraillement de l'Ultratrain: le diesel déversé pas encore totalement récupéré
Ven. 17 sept. 2004 - 15:08

Un mois après le déraillement de l'Ultratrain près de Beaumont, déraillement où quinze wagons ont déraillé, dans le rang Ville-Marie, des spécialistes en environnement sont toujours sur place pour récupérer le diesel déversé dans l'environnement. Au début de la semaine, il restait plusieurs milliers de litres d'hydrocarbures à récupérer, environ 5 % de ce qui a été récupéré jusqu'à présent. Depuis l'accident ferroviaire, c'est entre 200 000 litres ou 210 000 litres d'hydrocarbures que l'on a récupéré dans l'environnement.

Par ailleurs, le Canadien National n'a toujours pas reçu la réclamation de la ville de Lévis qui a dû assurer la présence d'une trentaine de pompiers en permanence pendant six jours sur le site du déraillement.

 

 

Un projet rejeté 12 fois aux États-Unis en deux ans
Ven. 17 sept. 2004 - 12:24

"Les autorités responsables devraient indiquer à Gaz Métropolitain que son projet de port méthanier n'a pas sa place à Lévis-Beaumont, estime le GIRAM (Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu) dans un commentaire à l'Office national de l'énergie (ONE). «Le site choisi pour la localisation de ce projet nous apparaît inadmissible, voire insensé, compte tenu du contexte géographique, humain et patrimonial de l'environnement du milieu. Il sera très difficile d'insérer un tel projet dans un cadre d'analyse de développement durable» observe le GIRAM. «À notre avis, les autorités responsable devraient signifier au promoteur (Gaz Métro) que, sur le plan de l'intégration au milieu, de l'acceptabilité sociale et des paramètres environnementaux en général, l'érection d'un terminal de GNL, dans un cadre naturel et culturel aussi sensible, n'a pas sa place» ajoute le groupe.

Pour le GIRAM, il apparaît que le projet ne peut tabler sur une quelconque acceptabilité sociale, qui soulève des questions tous azimuts. Sur la complexité des manœuvres maritimes dans le chenal de l'île d'Orléans où les pétroliers de 150 000 tonnes approvisionnant Ultramar ne peuvent passer qu'à marée haute, sur la zone d'exclusion prévue de 400 mètres alors qu'ailleurs celles-ci ont plusieurs kilomètres de rayon, sur les impacts économiques réels, sur les impacts négatifs, etc.

Nouvelle-Angleterre

Rabaska est ce même genre de projet qu'ont rejeté sept communautés locales de la Nouvelle-Angleterre depuis deux ans, indique aussi le GIRAM. Ce commentaire et ces questions du GIRAM s'inscrivent dans la première phase d'évaluation publique du grand projet mise en branle par l'Office national de l'énergie et qui vient de se terminer. Les «autorités responsables» dont il est questions, qui visent ainsi à établir la portée que doit avoir l'évaluation environnementale globale, sont en l'occurrence l'ONE, mais aussi Pêches et Océans ainsi que le ministère des Transports.

Rabat-Joie, groupe de résidents de Beaumont opposés à Rabaska, a également acheminé un commentaire à l'ONE où il soutien succinctement que le projet ne relève pas pour l'essentiel de la juridiction de ces «autorités responsables». «Puisque le projet Rabaska n'est ni une entreprise fédérale, ni un ouvrage fédéral, seules les installations étant partie intégrante du pipeline TQM (Trans Québec et Maritimes) peuvent faire partie de l'évaluation environnementale. La compétence de l'Office national de l'énergie a donc pour effet de rendre l'évaluation environnementale nécessaire seulement sur la prolongement du pipeline TQM», affirment les auteurs du commentaire, notant néanmoins que les procédures d'évaluation environnementales provinciales permettrons d'analyser dans le détail les impacts du projet exclus de la démarche fédérale.

Le projet Rabaska, c'est un investissement potentiel de 700 millions $ comprenant une jetée, des réservoirs, divers équipements de regazéfication et autres bâtiments, ainsi qu'un gazoduc de 50 kilomètres pour joindre le pipeline de TQM à la hauteur du quartier Saint-Nicolas, à Lévis. Il est aussi question d'une desserte ferroviaire qui raccorderait le terminal au chemin de fer du Canadien National."


Marc Saint-Pierre, 16 septembre 2004, p. A11. Reproduit avec autorisation.

 

 

Mer. 15 sept. 2004

Futur parc régional de la Martinière - Lévis achète un grand terrain d'Irving
Mer. 15 sept. 2004 - 09:03

Le projet de parc régional de La Martinière n'a jamais été aussi près d'être réalisé avec l'acquisition par l'administration Garon d'un terrain de 5,5 millions de pieds carrés.

Les élus lévisiens ont effectivement voté à l'unanimité pour l'achat du grand terrain de l'est lévisien appartenant à Irving, hier soir, à l'hôtel de ville. "La ville de Lévis met la main sur un véritable joyeux, à conditions très avantages", a notamment constaté le maire suppléant, André Hamel.

"C'est un geste très important pour les citoyens de l'est lévisien, mais aussi pour les citoyens de Lévis dans leur ensemble et pour toute la région. Nous commençons à avoir quelque chose qui ressemble à un beau grand parc. Ce sera un gros poumon pour notre ville", a observé pour sa part Jean-Claude Bouchard, qui représente ce secteur au conseil municipal.

L'entente approuvée par les élus est l'aboutissement de plus d'un an de pourparlers entre la Ville, le maire Jean Garon notamment, et la société immobilière Irving. L'achat, qui reste à signer avec Irving mais dont les modalités sont déjà fixées, porte les propriétés municipales dans ce secteur de la Pointe-de-la-Martinière à quelque six millions et demie de pieds carrés. Embryons du futur parc, la Ville y disposait déjà d'un million de pieds carrés, terrain acquis par l'administration de l'ancienne ville de Lévis.

À l'époque, le terrrain avait été payé 15 ¢ le pied carré. Cette fois, la Ville paie encore moins cher, soit 200 000$ ou l'équivalent de 4 ¢ le pied carré. L'entente avec Irving prévoit toutefois un reçu de 350 000$ pour donation écologique, ce qui ouvre à l'entreprise des avantages fiscaux au terme de la Loi québécoise sur la conservation du patrimoine et du programme fédéral des dons écologiques.

Le président du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM), Gaston Cadrin, a applaudi à la décision des élus lévisiens. "Il y a une volonté de construire un réseau de grands espaces verts", a remarqué M. Cadrin, faisant état des autres projets pistonnés par l'administration municipale, notamment le Parc nature des écarts d'Ultramar et le parc linéaire susceptible de se développer le long de la rivière Etchemin.

"Avec les terrains d'Iving, c'est la partie la plus intéressante qui s'ajoute aux terrains déjà propriétés de la Ville", a ajouté M. Cadrin, dont le groupe s'est fait le champion du projet de parc depuis quelque 15 ans. Dans les projets de l'hôtel de ville pour l'est du territoire lévisien, il est aussi question d'un parc de la Grande-Plée-Bleue, où interviennent également le ministère québécois de l'environnement et Canards Illimités. Ironiquement, c'est dans cette tourbière qu'a déraillé récemment l'Ultratrain et où ont été déversés quelque 100 000 litres d'hydrocarbures. Pour ce qui est du futur parc de la Martinière, c'est dans ce même secteur de l'est de l'est lévisien que Gaz Métro a pour objectif d'implanter son port méthanier."


Marc Saint-Pierre, 14 septembre 2004, p. A9. Reproduit avec autorisation.

 

 

Jeu. 02 sept. 2004

Rabaska VS Cacouna
Jeu. 02 sept. 2004 - 10:55

Le journal Le Soleil nous apprend aujourd'hui qu'un projet de terminal méthanier d'une valeur de 1 milliard de $ sera implanté à Gros-Cacouna par Trans-Canada Corporation et Petro-Canada. Questionné par un journaliste du quotidien sur la possibilité que deux projets de terminal méthanier dans l'est québébois voient le jour en parallèle, M. Van der Put de Trans-Canada a refusé de se prononcer. Selon lui, «les autorités compétentes décideront dépendamment de l'évolution du marché du gaz naturel en Amérique du Nord». Chez Gaz Métropolitain, promoteur du projet de port méthanier à Lévis/Beaumont, on ne croit pas qu'il y a de la place pour deux terminaux méthaniers. «En ce qui nous concerne, nous continuons d'aller de l'avant et avons confiance que nous serons les premiers au fil d'arrivée. Nous avons quatre mois d'avance. Notre projet est beaucoup plus avancé que le leur» a affirmé M. Jean Simard vice-président chez Gaz Métro et responsable du projet Rabaska.

--> Pour plus de détails sur le projet de Gros-Cacouna, voir l'article de Canada.com et le site de Énergie Cacouna.

 

 
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