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Éditeurs et photos:
 • Pascal Petitclerc
 • Yves Gagné


Dim. 27 févr. 2005

Trois projets énergétiques à Lévis
Dim. 27 févr. 2005 - 08:14

Ultramar, Rabaska et Énergie Cacouna souhaitent développer des pipelines.

Au train où naissent les projets énergétiques par les temps qui courent, le sous-sol de la ville de Lévis pourra devenir d'ici à 2009 un gruyère dans lequel passeront trois conduites de carburants.

Ces projets, ce sont ceux d'Ultramar, exploitante de la raffinerie de la route des Îles, dans le centre de Lévis; de Rabaska, dont l'éventuel terminal méthanier sera joint à la tête du réseau gazier de Trans Québec et Maritimes (TQM), dans le quartier Saint-Nicolas, à l'ouest, par un gazoduc e quelques 45 kilomètres; et d'Énergie Cacouna, qui a aussi en tête d'acheminer à Saint-Nicolas le gaz qu'elle tirera le cas échéant de son port méthanier du Bas-Saint-Laurent.

L'horizon de développement de ces trois projets de conduites d'énergie se situe à l'intérieur d'un horizon de quatre ans.

Ultramar a d'ores et déjà indiqué qu'elle cible la fin de l'été 2007 pour lancer les travaux de son projet de pipeline, destiner à alimenter son centre de distribution de Montréal-Est et qui aura dès lors le mérite de remplacer un Ultratrain par jour. Selon son échéancier préliminaire, la pétrolière prévoit la mise en service fin 2008 de son ouvrage de quelques 250 kilomètres.

Dans les propos de Louis Forget, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales d'Ultramar, il apparaît que la pétrolière ne lésinera pas sur les moyens en installant sa conduite de 16 pouces. «Le pipeline sera enfoui à un mètre de profondeur. Il sera vraiment souterrain partout. Il passera sous le lit des cours d'eau. Pour les routes, ce sera pareil», a-t-il indiqué au SOLEIL à l'occasion d'un entretien. «Tout ce qui va être visible, entre la raffinerie et Montréal, ce sont deux stations de pompage, cinq gares de raclage et des valves», a précisé M. Forget, notant que cet appareillage est de faible dimension.

Hypothèses
Le tracé du futur pipeline, porteur d'un investissement de 200 millions$, n'est par arrêté. Au fi des mois qui viennent, il s'agira de consulter la population et les administrations municipales pour, parmi trois hypothèses, M. Forget dixit, «établir quel tracé est le plus acceptable pour tout le monde».

Des hypothèses de tracés, se dégage néanmoins déjà que l'entreprise a en tête de sortir le plus rapidement des zones habitées, quitte à franchir l'autoroute 20 dès le départ de la raffinerie. «90 % du tracé se situe en zone agricole», a observé le porte-parole d'Ultramar. Là où le scénario se corsera le cas échéant, c'est quand se croiseront le pipeline et les éventuels gazoducs desservant les ports méthaniers de l'aval, Rabaska notamment.

«Nous allons rencontrer les gens de Rabaska dans les prochaines semaines. C'est possible qu'ils viennent nous rejoindre quelque part. Nous verrons. Ce qui est certain, c'est que nos échéanciers de mise en service ne sont pas les mêmes» a noté M. Forget.

Partant du centre lévisien, la conduite d'Ultramar filera vers la métropole, après avoir contourné par le sud la zone urbanisée du quartier Saint-Jean-Chrysostome. Il est établi que les tracés des éventuels gazoducs rejoignent la tête du réseau TQM, quelque part entre la route Marie-Victorin et le fleuve Saint-Laurent, eux aussi après avoir évité les zones urbanisées lévisiennes. Ceci implique inévitablement des croisements avec le pipeline.

Détail
Pour Énergie Cacouna, qui planche sur un gazoduc de 300 millions$ partant du Bas-Saint-Laurent, «le point de raccordement le plus problable serait le terminal actuel du gazoduc de Trans Québec et Maritime (TQM), à Saint-Nicolas», Et s'il faut l'agrandir pour recevoir le gaz en provenance de deux ports méthaniers, qu'à cela ne tienne. Dans l'esprit du porte-parole, Andrew Pelletier, cela sera fait.

«C'est un détail. S'il faut faire des ajustements dans le gazoduc de Saint-Nicolas, nous le ferons», a-t-il indiqué. «Il y aura peut-être des ajustements à faire du point de vue contractuel. Il y a des échanges à l'interne à ce propos», a ajouté M. Pelletier, évoquant des pourparlers entre les deux usagers du réseau TQM, Gaz Métropolitain et TransCanada. Et de toute façon, ajoute-t-il en substance, du gaz entrant par le saint-Laurent pour desservir les marchés de l'est canadien, c'est ça de moins en gaz provenant de l'Ouest canadien.

Il y a quelques mois, un vice-président de Gaz Métropolitain, Jean Simard, avait indiqué qu'il n'y a pas de place pour les deux ports méthaniers au Québec parce que le réseau TQM ne serait pas en mesure le cas échéant de prendre ce nouvel afflux de gaz.

À ce propos, Rabska se fait discret. Des questions du SOLEIL sont demeurées sans écho. Mais sur le terrain, ses promoteurs s'activent. Ils rencontrent ces jours-ci les propriétaires des secteurs ruraux du Sud lévisien pour leur faire part de leur projet de gazoduc. Et qui, de source non confirmée, en sont déjà à demander des «autorisations pour relevés », en échange du versement immédiat d'espèces sonnantes et trébuchantes. Il ressort également de ces rencontres que Rabaska a en tête deux scénarios de tracés pour enfouir sa conduite, qui traverserait la 20 à la hauteur de son terminal, quitte à rejoindre Saint-Nicolas après avoir emprunté pour l'essentiel le territoire agricole. De quoi se développer linéairement sur quelques 375 hectares, en comptant une servitude permanente de 23 mètres de largeur sur un bande de sécurité de 60.

D'indications émanant des milieux ruraux, il ressort que des Lévisiens sont à jeter les bases d'un groupe de réflexion qui fait valoir d'ores et déjà qu'il n'y a pas urgence à signer des ententes avec le développeur.

Tous ces projets de conduites devront passer par les cribles des processus d'évaluation environnementale des gouvernements, notamment de celui de l'acceptabilité sociale. Et, quand il s'agit de traverser une voie routière, s'aligner sur les exigences du ministère des Transports.


Marc Saint-Pierre, 26 février 2005, p. A-12. Reproduit avec autorisation.

 

 

Ven. 25 févr. 2005

Scène lévisienne : la tête des ponts...
Ven. 25 févr. 2005 - 16:12

Cette photo illustre vraiment l'expression : la tête des ponts.
Elle fût prise sur la passerelle aux Chutes de Charny

la tête des ponts

Crédit photo: Yves Gagné.

 

 

Jeu. 24 févr. 2005

Lévis aura un nouvel hôtel de 70 chambres.
Jeu. 24 févr. 2005 - 07:08

Il devrait ouvrir d'ici un an dans le quartier St-Nicolas.

Un hôtel de quelque 70 chambres sera bientôt construit à la tête des ponts, ont confirmé diverses sources lévisiennes mardi.

Porteur d'un investissement de l'ordre de 4 à 5 millions$, le projet prendra place à la hauteur de l'échangeur 311 de l'autoroute Jean-Lesage. Déjà, l'hôtel de ville a avalisé la vente d'un terrain situé près de la halte routière de la route du Pont, dans le quartier St-Nicolas.

«Plusieurs étapes restent à franchir et il y a encore plein de fils à attacher. Mais ce que nous pouvons indiquer à ce stade-ci, c'est que nous pensons à un immeuble de trois étages, que nous visons une clientèle d'affaires et que nous envisageons d'ouvrir nos portes d'ici un an », a indiqué le porte-prole des développeurs, Kevin Fortier. « Nous pensons qu'il y a un gros besoin à Lévis. Et nous allons faire en sorte de le combler», a-t-il ajouté.

Ces besoins auxquels fait allusion M. Fortier ont été identifiés dans l'étude sur les fonctions hôtelières réalisée par les experts Zins Beauchesne et Horwarth, mandaté par la Chambre de commerce et la Ville de Lévis, entre autres. L'étude a notamment reconnu la tête des ponts, à proximité des pôles industriels de l'ouest lévisien et du carrefour à l'entrée de la capitale, comme un lieu priviégié pour implanter un hôtel.

Selon l'administration municipale, le nouveau projet ne vient qu'en partie combler les besoins réeels de la ville de Jean Garon. Mais, selon la Direction du développement économique, l'incontournable rattrapage est bien amorcé. En 2004, l'Hôtel L'Oiselière a pris place dans Desjardins avec 70 chambres et il est question d'en ajouter 12. Sur la table à dessin, prend résolument forme le projet de centre des congrès et de son hôtellerie de 100 chambres qui s'installeront dans Desjardins également. Il est question d'autres projets porteurs de quelques 200 chambres additionnelles.


Marc Saint-Pierre, 24 février 2005, p. A-13. Reproduit avec autorisation.

 

 

Mar. 22 févr. 2005

Projet Rabaska à Lévis : Le maire Garon tient à un référendum.
Mar. 22 févr. 2005 - 23:35

Mais il n'a aucune intention d'en tenir un sur le futur pipeline d'Ultramar

Le maire de Lévis, Jean Garon, a toujours en tête de tenir un référendum sur le projet Rabaska. Cette consultation s’étendrait le cas échéant, non pas au seul arrondissement Desjardins, mais à toute la ville de Lévis à cause du gazoduc que le projet implique. Mais il n’y aura pas de référendum sur le pipeline d’Ultramar «parce que les Lévisiens en ont plein les botte de l’Ultratrain».

«Tout le monde est d’accord sur le tuyau (d’Ultramar) parce que tout le monde est contre l’Ultratrain», a indiqué le maire dans le cadre d’échanges serrés avec ses concitoyens, lors de la séance de travail publique des élus lévisiens, hier soir.

Projet rendu public il y a une huitaine, le futur pipeline est destiné à transporter les produits de la raffinerie lévisienne jusqu’à son centre de distribution de Montréal-Est. La pétrolière a fait savoir qu’elle ne continuera pas moins d’utiliser l’Ultratrain pour acheminer ses hydrocarbures vers ses centres de distribution ontarien et néo-brunswickois. «Ça n’enlèvera pas l’Ultratrain», a d’ailleurs lancé à M. Garon le conseiller Jean-Claude Bouchard. Ces échanges sont survenus lors de la période de questions allouée au public, qui a toute passée à débattre du projet Rabaska, comme c’est en train de devenir la règle.

Des propos du maire, il s’est dégagé qu’il tient à son référendum pour «savoir s’il y a acceptation ou désaveu du projet». Les coûts de ce référendum, estime-t-il, devrait être assumés par le gouvernement. Il n’a pas évoqué du moment, mais il est clair qu’il a l’intention de le proposer à terme à ses collègues élus du conseil municipal. Et c’est tout le conseil, dans son esprit, qui sera amené à décider si la consultation se déroule dans Desjardins seul, l’arrondissement ciblé pour installer le port méthanier, ou dans l’ensemble de la ville, parce qu’il est prévu qu’y passe le gazoduc.

«Il y a eu un référendum à Beaumont et tout le monde a été content. Tout le monde devrait être content d’un référendum à Lévis», a indiqué M. Garon sous les huées des opposants au projet.

«Quand il y a un changement de zonage, il y a seulement la population du milieu concerné qui vote», a lancé le conseiller de l’ouest lévisien Philippe Laberge, sous les applaudissements.

Selon la lévisienne Isabelle Carrier, qui a interpellé M. Garon directement, il serait souhaitable que le référendum soit tenu après les audiences publiques du BAPE Parce que la partie est par trop inégale pour l’heure, celle-ci se jouant entre des citoyens ordinaires disposant de peu de moyens et une entreprise milliardaire qui se paie des publicités à coûts de millions$.

Pour le conseiller Gilles Lehouillier, le référendum est actuellement complètement farfelu et prématuré. Il faut d’abord, selon l’élu de Desjardins, couler dans le ciment le schéma d’aménagement révisé élaboré en 2001, qui évacue «l’affectation industrialo-portuaire», contenue dans le schéma d’aménagement de 1987, pour ce qui concerne l’est lévisien. De deux, il faut que la Ville de Lévis vérifie si les estimations et engagements de Rabaska tiennent la route en ce qui concerne les revenus de taxes, maintenant et dans le futur.

«Renoncez à ce moyen, d’autant plus que des vérifications doivent être faites», a plaidé le conseiller, notant que le référendum est aussi porteur de division pour la nouvelle ville de Lévis,

De source municipale, dans le schéma d’aménagement révisé de la MRC de Desjardins adopté en 2001 et renvoyés aux élus par le ministère des Affaires municipales pour révision, l’affectation industrialo-portuaire est effectivement soustraite par rapport à 1987. Elle n’apparaît d’ailleurs plus sur les cartes.


Marc Saint-Pierre, 22 février 2005, p.A-7. Reproduit avec autorisation.

 

 

Dim. 20 févr. 2005

Scène lévisienne : sport extrême ! (2)
Dim. 20 févr. 2005 - 16:20

Dimanche 20 février à 14h30 et à une température de -15o C /-25o C avec le facteur éolien; il y a des athlètes courageux qui pratiquent leurs sports favoris. Bravo à tous ces sportifs mordus de la glace !.

Crédit photo: Yves Gagné.

 

 

Sam. 19 févr. 2005

Parcours des Anses : maintenant accessible sur 6 km durant la saison d'hiver
Sam. 19 févr. 2005 - 17:33

Depuis le début du mois de février 2005, une section du Parcours des Anses est ouverte à la randonnée pédestre. Cette section, d'une longueur de 6 km, va de la rue Caron jusqu'au parc de l'Anse-Tibbits. On peut accéder à ce circuit pédestre depuis la rue Caron, la rue Jolliet, la traverse de Lévis ainsi que du chalet Saint-Laurent au parc de l'Anse-Tibbits. La piste est éclairée en soirée jusqu'à 23 heures. On prévoit que la piste sera ouverte aux randonneurs jusqu'à la fin du mois de mars prochain, soit tant que les conditions hivernales le permettront.

 

 

Ven. 18 févr. 2005

Scène lévisienne
Ven. 18 févr. 2005 - 22:40

Féerie hivernale (1)

Crédit photo: Yves Gagné.

 

 

Jeu. 17 févr. 2005

La sécurité dans le transport du gaz liquéfié préoccupe Jacques Chagnon.
Jeu. 17 févr. 2005 - 18:29

Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon, est préoccupé par les mesures de sécurité autour des installations potentiellement ciblées par les terroristes comme les centrales nucléaires, les barrages, mais aussi, le transport du gaz naturel liquéfié.

--> Pour la suite de cet article, rendez-vous sur Radio-Canada.ca

 

 

Le CN n'a pa l'intention d'investir davantage pour réparer le pont de Québec
Jeu. 17 févr. 2005 - 18:22

Le Canadien national n'est pas intéressé à ajouter des fonds additionnels pour réparer le pont de Québec.

--> Pour la suite de cet article, rendez-vous sur sur Radio-Canada.ca

 

 

Mer. 16 févr. 2005

Terminal méthanier : une dernière séance moins houleuse
Mer. 16 févr. 2005 - 07:02

Environ 500 personnes ont participé à la dernière séance d'information au sujet du projet Rabaska du promoteur Gaz Métro et ses partenaires.

--> Pour la suite de cet article et un reportage audio, rendez-vous sur Radio-Canada.ca

 

 

Lun. 14 févr. 2005

Scène lévisienne : Chutes de Charny
Lun. 14 févr. 2005 - 23:03

L'antre polaire

Crédit photo: Yves Gagné.

 

 

Ultramar veut construire un pipeline entre Lévis et Montréal.
Lun. 14 févr. 2005 - 22:15

Ultramar remet de l'avant son projet de pipeline entre sa raffinerie de Lévis et Montréal.
--> Plus de détails sur Radio-Canada.ca.

 

 

Sam. 12 févr. 2005

Scène lévisienne
Sam. 12 févr. 2005 - 23:57

Cette photo fut prise mercredi le 2 février dernier sur l'Avenue des ruisseaux à Pintendre, près de la ferme Jaclair.

Chouette, un monteur de ligne

Crédit photo: Yves Gagné.

 

 

Mer. 02 févr. 2005

Notes de furetage: le Triathlon de Lévis
Mer. 02 févr. 2005 - 10:31

Travaillant dans le domaine de la course à pied, le nom de ce site web m'a tout de suite accroché l'oeil. Cette période-ci de l'année est importante pour les adeptes de la course à pied qui ont pour objectif de participer à une épreuve au printemps ou au début de l'été. Outre le Marathon des Deux Rives, Lévis possède aussi son triathlon. Voici l'adresse du site web de l'évènement.

 

 

Rabaska: 700 personnes à la scéance
Mer. 02 févr. 2005 - 09:25

700 personnes ont assisté hier à la première des trois séances d'information prévues à Lévis par les promoteurs du projet de terminal méthanier de 700 millions de dollars. Cette première scéance d'information qui a duré quatre heures, aura permis d'apprendre, par la bouche du directeur du projet, Glenn R. Kelly, que le consortium ne peut garantir qu'aucune goutte de gaz naturel issue du projet n'irait aux Américains. Depuis le début, le consortium avait toujours laissé entendre que le Québec et l'Ontario étaient les seuls marchés visés par leur projet.

--> Plus de détails et un compte rendu audio sont disponibles sur Radio-Canada.ca.

 

 

Vers un référendum
Mer. 02 févr. 2005 - 09:02

"Le ton a changé et c'est tant mieux. Le consortium Rabaska est encore bien loin d'avoir remporté son pari d'installer un port méthanier à Lévis, mais il a au moins reconstruit des ponts pour discuter avec la communauté et particulièrement avec le conseil municipal de Lévis. Le projet est-il souhaitable ou non ? Il est encore trop tôt pour y répondre. Mais une fois tous les éléments pertinents sur la table, il faut espérer que la décision finale soit rendue par l'ensemble des contribuables concernés.

Pour l'heure, Gaz Métro, Enbridge et Gaz de France paient encore chèrement leur faux départ. L'entrée en scène de M. Glen R. Kelly comme directeur de projet a cependant permis de rectifier le tir et d'atténuer la méfiance. Le président d'Intragaz a la crédibilité, la compétence et la patience nécessaire à l'établissement d'un dialogue fructueux.

Bien sûr, certains membres du conseil municipal de Lévis resterons jusqu'à la fin radicalement opposés à l'installation de cet équipement industriel dans leur environnement. Heureusement, la majorité des élus ne campe pas chez ces jusqu'au-boutismes.

Même s'ils ne sont pas d'emblée favorables au projet, la plupart des élus sont prêt à écouter ceux qui demandent légitimement d'être entendus. Les promoteurs de Rabaska ont aussi ce droit de faire valoir leurs arguments.

Soyons clairs, il n'y a aucun problème à ce que des citoyens prennent les moyens pour exprimer publiquement leurs craintes, pour défendre leurs intérêts et pour être entendus par leurs représentants et les médias. À l'opposé, il serait totalement inadmissible que le processus démocratique soit kidnappé par une minorité aussi agissante que vocale, et qu'ainsi, la vérité se résume à leur version des faits.

Le maire Jean Garon a parfaitement raison de plaider que l'enjeu fondamental derrière le projet de l'installation d'un port méthanier à l'est de Lévis est celui de la sécurité. Comme les porte-parole de Rabat-Joie et de Rabaska ne s'entendent pas sur les risques, laissons les experts se pencher sur l'étude d'impact et déterminer le niveau de danger pour la population et pour l'environnement.

Et dans l'hypothèse ou il serait jugé minime, les citoyens de Lévis et de Beaumont pourraient trancher le débat à la faveur d'un référendum conjoint. C'est eux en effet qui bénéficieront surtout des retombées, mais qui devront aussi vivre à l'ombre de ces installations."


Pierre-Paul Noreau, 1 février 2005, p. A16. Reproduit avec autorisation.

 

 
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