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Lévis Urbain : Catégorie Industriel

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Rabaska : Québec cède une partie du fleuve
mer. 23 juillet 2008 - 7:11

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Un grand voyage est constitué d’une suite de petits pas et c’est bien ce que Rabaska vient de faire en obtenant l’autorisation du gouvernement québécois d’utiliser le lit du fleuve Saint-Laurent pour installer ses quais.

L’État québécois vient effectivement de lui céder par bail locatif d’une durée de 55 ans une partie de son « domaine hydrique » pour installer les quais destinés à desservir son terminal méthanier. Selon le libellé du décret gouvernemental recommandé par la ministre du Développement durable, Line Beauchamp, les installations riveraines et fluviales comprennent « une jetée maritime, un quai d’amarrage muni de digues déflectrices et des installations d’amarrage et de déchargement de gaz naturel liquéfié (GNL) ».

Le même décret précise que la superficie qui fait l’objet du bail est comprise à l’intérieur des limites du territoire lévisien et qu’elle fait 51,6 hectares.

Pas de montants évoqués
Les modalités de la location ne sont pas pour l’heure précisées.

Plus tôt cette année, Rabaska et Gazprom ont conclu un accord selon lequel la société russe deviendra un des actionnaires du futur terminal méthanier lévisien et «contractera la pleine capacité du terminal de regazéification», a confirmé à ce moment le nouveau tandem dans un communiqué commun.

« Les parties estiment pouvoir conclure des accords définitifs d’ici la fin de l’année », ont ajouté les deux entités corporatives.

L’horizon qui est évoqué pour les premières livraisons de gaz russe se situe en 2014, ce qui rend plausible un lancement des travaux du terminal quelque part en 2011.

Le projet dispose déjà des autorisations québécoises et fédérales requises. Il implique un investissement de 840 millions $. Il est aussi porteur de retombées fiscales importantes, pour la Ville de Lévis notamment.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Rabaska : Beaumont s'accroche
jeu. 10 juillet 2008 - 7:31

Par Yves Gagné

Source : MédiaMatinQubec

Les élus de Beaumont ont décidé de poursuivre la lutte contre le projet Rabaska en portant en appel le jugement défavorable sur le règlement qui aurait pu empêcher la construction du terminal méthanier.

Une résolution a été adoptée lundi soir, au conseil municipal. Beaumont voulait interdire l’entreposage de substances explosives et de combustibles sur son territoire jusqu’à un kilomètre hors des limites de son territoire, ce qui inclut le terrain où sera construit le terminal. La Ville de Lévis, favorable au projet, avait voté un règlement contraire, d’où l’origine du litige. Le 10 juin, la Cour supérieure a statué que le règlement 523 adopté par Beaumont en décembre 2005 n’était pas valide.

Parmi les arguments invoqués, la municipalité parle d’un jugement sommaire et expéditif du juge de première instance Ross Goodwinn. « Dans un projet de ce type, où les droits humains sont vraiment en cause, plusieurs s’attendaient à un jugement empreint de sagesse et d’équité », disent-ils. Le conseiller Pierre-Paul Sénéchal reconnaît que c’est l’une des dernières armes.

« Dans le chapeau juridique effectivement, nous avions un budget de 24 000 $ et les démarches ont coûté 7000 $ en Cour supérieure seulement. » Ce dernier assure que les opinions sont demeurées inchangées, même si les citoyens sont moins actifs. « Ils sont complètement lésés .»

Report exigé
Beaumont demande également à Rabaska de surseoir à son projet d’enquête sur les impacts psychosociaux du projet. L’arrivée du géant russe Gazprom a passablement modifié le contexte et les échéanciers selon eux. Dans les circonstances, l’enquête risque d’être mal reçue par les citoyens. « Une telle enquête représente une opération délicate. Il convient donc que le climat soit à la participation, à la confiance et non à la confrontation.»


Article de Jean-François Racine
Reproduit avec autorisation


Pipeline : Ultramar obtient le feu vert
lun. 30 juin 2008 - 21:41

Par Yves Gagné

Source :Radio-Canada.ca

Selon le site web de Radio-Canada, la Commission de protection du territoire agricole du Québec autorise Ultramar à construire un oléoduc entre Québec et Montréal.

Ultramar pourra transporter son pétrole à l'aide d'un oléoduc qui sera aménagé entre Montréal et Québec. C'est la décision que vient de rendre la Commission de protection du territoire agricole du Québec. Ce feu vert ouvre la porte à des travaux de plusieurs millions de dollars.

Le pipeline de 238 kilomètres devrait traverser 32 municipalités et coûtera 275 millions de dollars. Ultramar y acheminera des produits pétroliers entre sa raffinerie de Lévis et son terminal de Montréal-Est. Pour Ultramar, il s'agit d'une façon de réduire le trafic sur la voie maritime du Saint-Laurent et sur le réseau ferroviaire.

Le projet de construction de ce pipeline a soulevé la colère de nombreux citoyens et d'agriculteurs, notamment à Sainte-Eulalie, au Centre-du-Québec. La municipalité n'a finalement pas voté de résolution pour interdire le passage de l'ouvrage sur son territoire, puisqu'elle a réussi à s'entendre avec Ultramar.

Le maire de Sainte-Eulalie, Jacques Tassé, craignait une potentielle contamination des puits d'eau potable. Celui-ci souligne que le tracé a été modifié pour empêcher que les pipelines passent par les points d'alimentation de la municipalité.

Quatre des 32 municipalités visées par le projet n'ont toutefois pas encore accordé de droit de passage à la pétrolière.

Par ailleurs, l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Centre-du-Québec considère le projet satisfaisant, notamment parce que l'oléoduc sera enfoui plus profondément que prévu. De plus, des compensations à la pièce ont été négociées entre la pétrolière et les producteurs agricoles touchés.

L'Association des propriétaires privés, agricoles, acéricoles et forestiers n'a pu commenter la décision.

Ultramar, qui a maintenant cinq ans pour construire son ouvrage, devra de plus assurer un suivi strict pendant sept ans afin de s'assurer que les sols perturbés par la présence du pipeline retrouvent leur productivité.


Conflit autour du plan d'urgence de Rabaska
ven. 20 juin 2008 - 12:48

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Litige autour de la divulgation du plan des mesures d’urgence du projet Rabaska. Saisie par la requête du citoyen Gaston Cadrin, la Commission d’accès à l’information entendait mercredi les différentes parties. Rabaska et la Ville de Lévis, uniques dépositaires du document, s’opposent à la demande.

C’est à titre personnel que Gaston Cadrin, président du Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu et opposant au projet Rabaska, plaidait sa cause devant le tribunal administratif. Seul devant les avocats des deux défendeurs, M. Cadrin a exigé que soit rendu public le plan d’urgence, également réclamé, dit-il, par les 600 familles vivant dans un rayon de trois kilomètres du futur terminal.

« En refusant de révéler les risques et les mesures d’urgence auxquelles la population sera exposée, on lui demande ni plus ni moins qu’un acte de foi. On veut la mettre devant le fait accompli ». En janvier, M. Cadrin avait demandé copie du plan à la Ville de Lévis, qui lui avait adressé une fin de non-recevoir.

La Ville de Lévis et Rabaska arguent que le document doit rester confidentiel pour des raisons de sécurité. Ils avancent qu’une fois rendu public, le document pourrait tomber entre les mains de personnes malveillantes ou même de terroristes, ce qui pourrait compromettre la sécurité des employés du terminal, des équipements, des partenaires et des citoyens avoisinants. « C’est l’obligation d’une industrie qui pourrait avoir des conséquences graves pour les biens et les personnes de garder confidentielle la majorité des éléments d’un plan d’urgence ».

Olivier Denoux, directeur sécurité et environnement du projet Rabaska, a témoigné devant l’audience et a rappelé que la confidentialité était aussi motivée par la nature itérative du plan. « Comme le document évolue à mesure que le projet avance, il est important qu’il reste entre peu de mains afin que différentes versions ne se mettent pas à circuler ». Le chef du service de sécurité incendie de Lévis, Dominic Fortin, qui a également témoigné, a rappelé qu’un plan final n’est exigé que six mois avant la mise en chantier du terminal méthanier, prévue pour 2011.

M. Cadrin a souligné que le plan aurait dû être déposé lors des audiences publiques du BAPE tenues en 2007. Or, seule une analyse de risques technologiques lui aurait été remise afin de répondre aux directives du ministère de l’Environnement.

M. Fortin a fait un survol du volumineux plan, élaboré par la Société Prudent. Les nombreuses mesures d’urgence comprennent entre autres les mécanismes de déploiement des intervenants, les réseaux de communication, les procédures d’évacuation et les interventions spécifiques contre les incendies, les pannes d’électricité, les alertes à la bombe et autres. Elles dévoilent également les formulaires d’accréditation et l’emplacement des installations névralgiques et des lieux de rassemblement.

La commissaire Hélène Grenier doit rendre sa décision d’ici trois mois.


Article de Jean-Frédéric Légaré. Reproduit avec autorisation.


Innoparc: un premier bâtiment à l'automne
mer. 18 juin 2008 - 19:28

Par Yves Gagné

Source : Journal de Lévis

Des discussions sont en cours pour un projet de multi-locatifs

Au moins une vingtaine d'entreprises se sont montrées intéressées par l'Innoparc de Lévis. L'affiliation avec le Parc technologique de Québec avantage l'Innoparc de Lévis qui bénéficie ainsi de l'expertise de son grand frère qui compte maintenant 20 ans d'activité.

« Lévis pour moi, c'est un as de plus dans mon jeu de carte, un atout. Vendre Lévis a toujours été facile », soutient Carole Voyzelle, présidente directrice-générale du Parc technologique de Québec qui ajoute que pour elle, Lévis fait partie de la belle grande région de Québec et que la collaboration entre les deux parcs technologiques est à l'avantage de tous. « L'Innoparc de Lévis ne part pas de zéro du fait de ce partenariat. Ça prenait beaucoup de vision de la part de Danielle Roy Marinelli de décider de nous faire confiance », ajoute Mme Voyzelle dont l'équipe fournira service-conseil et accompagnement aux entreprises qui viendront s'établir dans l'Innoparc. « Je suis contente que la mairesse de Lévis ait reconnu ce que nous sommes et embarquent dans un train déjà en marche ».

Le Parc technologique de Québec compte encore un peu d'espace pour de petites entreprises et bien que les deux parcs se concentrent dans des secteurs d'activités différents, rien n'empêche que des entreprises cadrant dans les secteurs de celui de Québec ne s'établissent à Lévis. « C'est bien certain que si quelqu'un de Québec veut s'établir à Lévis, je ne dirai pas non! Nous ne sommes pas en compétiton mais plutôt dans une belle complémentarité », poursuit celle qui dirige le parc de Québec depuis maintenant 10 ans.

Selon Mme Voyzelle, le travail est déjà bien commencé. « On en parle énormément et les gens ont hâte de voir quels services seront offerts. Nous travaillons sur la politique d'admissibilité des entreprises et il faut que la Ville de Lévis prépare l'accueil des entreprises », explique-t-elle. Elle rajoute que ce qui est important dans l'admissibilité des entreprises, c'est d'intégrer des centres de recherche et des entreprises avec un fort pourcentage de leurs activités consacrés à la recherche et au développement afin de conserver la qualification IASP (International Association of Science Parks). Une étroite collaboration s'établira avec la Société de développement économique de Lévis (CLD) et des normes de construction de bâtiments verts seront établies. « C'est une primeur au Québec. Nous lancerons prochainement un guide sur le bâtiment vert avec les normes LEED. Ce guide sera donné aux gens qui vont se bâtir dans l'Innoparc », conclut-elle.


Article de Nathalie Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Rabaska en 2010 ??
mar. 17 juin 2008 - 23:44

Par Pascal Petitclerc

Le dernier sondage du Journal Le Peuple: La mise en chantier du projet Rabaska serait lancée en 2010. Y croyez-vous ? Répondez sur le site du journal.

=> Les résultats jusqu'à maintenant.


Rabaska: Les opposants perdent une autre bataille
mer. 11 juin 2008 - 23:29

Par Pascal Petitclerc

Tel que rapporté par Radio-Canada.ca, les opposants au projet Rabaska à Lévis perdent une de leurs dernières armes. La municipalité de Beaumont a été déboutée en Cour supérieure dans sa contestation contre la Ville de Lévis.

La validité d'un règlement municipal adopté par Beaumont était au coeur du débat. La municipalité avait adopté en décembre 2005 un règlement interdisant l'entreposage de matières dangereuses et inflammables jusqu'à 1 km des limites de son territoire, soit jusqu'à l'emplacement choisi pour l'établissement du terminal méthanier à Lévis. La Ville de Lévis, quant à elle, favorable au projet Rabaska, avait adopté un règlement contraire.

Le juge s'est rendu aux arguments de Lévis et de Rabaska qui ont fait valoir que le règlement de Beaumont n'était jamais entré en vigueur et donc que la municipalité ne pouvait interdire l'entreposage de matières dangereuses à Lévis.

Tout les détails =>


Opposition à Rabaska - Débat devant les tribunaux
lun. 2 juin 2008 - 13:37

Par Pascal Petitclerc

C'est aujourd'hui que l'opposition au projet Rabaska se retrouve devant les tribunaux. La Cour supérieure entend la cause qui oppose la Ville de Beaumont à celle de Lévis. La validité d'un règlement municipal adopté par la Ville de Beaumont dans le but d'empêcher Rabaska d'établir ses installations à la limite du territoire de la municipalité est au coeur du débat.

La municipalité de Beaumont a adopté en décembre 2005 un règlement qui interdit l'entreposage de matières dangereuses et inflammables à un kilomètre de ses limites. Or, Rabaska entend s'installer à l'extrémité est de Lévis, aux limites du territoire de Beaumont.

En mai 2007, la Ville de Lévis a répliqué avec un autre règlement qui permet l'entreposage de matières dangereuses dans le secteur concerné.

Selon Radio-Canada.ca, la Ville de Beaumont estime que son règlement a préséance sur celui de la Ville de Lévis. Lévis, quant à elle, entend démontrer que le règlement de Beaumont n'est pas valide parce qu'il n'est jamais entré en vigueur. Lévis soutient que le règlement n'a pas force de loi, car le ministère de l'Environnement ne l'a pas approuvé.


Rabaska : Les opposants reviennent à la charge
mer. 21 mai 2008 - 16:32

Par Yves Gagné

Source : Radio-Canada.ca

Selon Radio-Canada.ca, malgré l'entente intervenue entre Rabaska et Gazprom la semaine dernière, les opposants au projet de terminal méthanier à Lévis continuent de livrer bataille.

Les opposants, qui soulignent que la construction du terminal a été repoussée à 2010, veulent profiter de ce délai pour faire le point. Ils réclament notamment que les citoyens qui vivent dans un rayon de 3 km de l'emplacement choisi pour le terminal méthanier soient consultés par référendum.

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Le pipeline d'Ultramar sur le point d'être approuvé
mar. 20 mai 2008 - 11:22

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

L'horizon s'éclaircit sur le projet de pipeline de la pétrolière Ultramar que la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) perçoit maintenant d'un ?il favorable pour l'essentiel du tracé.

Dans son plus récent avis, la CPTAQ a effectivement statué en ce qui la concerne qu'elle autoriserait la pétrolière à emprunter les territoires de 28 des 32 municipalités pour installer son Pipeline Saint-Laurent.

D'une longueur de 245 kilomètres et impliquant un investissement de 275 millions $, l'ouvrage d'Ultramar est destiné à acheminer à son terminal de Montréal-Est les carburants produits à sa raffinerie Jean-Gaulin de Lévis. Traversant 10 municipalités régionales de comté (MRC), le projet concerne quelque 600 propriétaires. De source de la pétrolière, le projet aura le mérite de sécuriser le transport des produits pétroliers made in Lévis et de répondre à la demande croissante des marchés montréalais et de l'est ontarien. En prime, le pipeline se substituera à un certain nombre de ces trains-blocs qui passent à la frange de quartiers résidentiels lévisiens.

Les quatre municipalités encore dans le crible décisionnel gouvernemental sont trois localités de la vallée du Richelieu, dans la région métropolitaine de Montréal, et la Ville de Lévis.

Ces jours-ci, préalable incontournable aux approbations du ministère des Affaires municipales et de la CPTAQ, l'administration municipale lévisienne a adopté un Règlement de contrôle intérimaire (RCI) permettant à la pétrolière la mise en place de son pipeline dans les secteurs Saint-Jean-Chrysostome, Breakeyville et Saint-Étienne.

Dans le propos du porte-parole d'Ultramar, Michel Martin, il est apparu que la pétrolière souhaite que la machine gouvernementale puisse aborder rapidement les étapes d'approbation restantes.

Opérationnel en 2010
« Ultramar a toujours bon espoir d'obtenir les décrets requis d'ici à quelques mois », a indiqué M. Martin, évoquant un pipeline opérationnel en 2010.

À la raffinerie du chemin des Îles, c'est 260 000 barils de carburants qui sont produits par jour, soit quelque chose comme 20 milliards de litres annuellement.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Du gaz à Rabaska en 2014
ven. 16 mai 2008 - 5:27

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Gazprom a tellement aimé le projet Rabaska qu’il a accepté hier d’en devenir actionnaire. Le géant russe prévoit maintenant livrer ses premières cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) au terminal de Lévis en 2014.

« On ne se présente pas ici les mains vides. Il y a aura du gaz pour Rabaska pour de longues années », a indiqué hier le numéro deux de Gazprom, Alexander Medvedev, lors d’un point de presse dans la capitale.

Comme Le Soleil l’a révélé mardi, le producteur russe de gaz naturel a confirmé qu’il avait choisi le projet Rabaska pour commencer le déploiement de sa plate-forme énergétique en Amérique du Nord.

Pour faire place à Gazprom au sein de l’actionnariat de Rabaska, les promoteurs Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge ont toutefois convenu de réduire leur participation égalitaire dans le projet de terminal méthanier.

De combien? « Entente confidentielle », a laissé entendre le vice-président de Gazprom avant d’ajouter que la participation de sa société dans Rabaska se voulait « équitable » et « qu’il ne se sentait aucunement discriminé » par l’accord.

Hier, chez Gaz Métro, on jubilait. « C’est un grand jour pour le Québec, a fait savoir la présidente Sophie Brochu. On y a toujours cru et aujourd’hui on récolte les fruits de nos efforts. »

Le Québec d’abord

Selon le vice-président de Gazprom, le gaz russe devrait desservir en priorité les marchés québécois et ontarien. « Le marché canadien est très attrayant », a-t-il fait savoir.

Car pour Gazprom, la prise de participation dans Rabaska s’inscrit dans une première démarche d’affaires en Amérique du Nord. Hier, M. Medvedev a fait savoir que la société russe avait l’intention de desservir d’autres terminaux méthaniers en Amérique. Il a cependant fermé la porte à un partenariat éventuel avec Énergie Cacouna dans le Bas-Saint-Laurent.

Plusieurs experts soutiennent d’ailleurs que les prix du gaz naturel nord-américain seront appelés à « exploser » au cours des prochaines années.

Pour l’heure, 1000 pieds cubes de gaz naturel se vendent en Amérique du Nord près de 12 $US, alors que la même quantité s’écoule au double du prix en Europe et au triple dans certains marchés asiatiques comme le Japon.

« Gazprom fait le pari que le prix du gaz naturel pourrait progresser de façon importante en Amérique du Nord d’ici 5 à 10 ans », a fait remarquer hier le professeur spécialiste des questions énergétiques à l’Université Laval Jean-Thomas Bernard.

D’après ce dernier, la forte demande pour le gaz naturel en Amérique du Nord devrait pousser les prix vers le haut au fur et à mesure que les réserves de l’Ouest canadien et des États-Unis s’amenuiseront.

Une situation que la grande patronne de Gaz Métro ne voit pas du même œil. « C’est un peu comme le principe de la deuxième boulangerie dans un village, a-t-elle illustré. Une nouvelle source d’approvisionnement devrait donc aider à stabiliser les prix. »

D’ici là, Gazprom et ses nouveaux partenaires d’affaires ont convenu de se revoir d’ici la fin de l’année pour conclure définitivement des accords sur les approvisionnements à venir.

Le président de Rabaska, Glenn Kelly, aimerait d’ailleurs s’entendre sur un contrat d’approvisionnement ferme d’une durée de 25 ans dont la valeur estimée pourrait dépasser les 20 milliards $.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Il faut établir une limite de temps au consortium Rabaska
ven. 16 mai 2008 - 5:20

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Une limite de temps devra être tracée au consortium Rabaska au-delà de laquelle il lui faudra remballer son projet, a estimé hier le conseiller municipal lévisien Jean-Claude Bouchard.

« Ce qu’il faut constater, c’est que Rabaska garde en otage une partie importante du territoire de Lauzon et sa population. Il est impensable que cette partie du territoire lévisien demeure gelée pour un projet qui ne se réalisera peut-être jamais. La situation actuelle ne pourra durer indéfiniment », a indiqué le conseiller indépendant de l’est lévisien, qui siège aussi au comité exécutif de Danielle Roy-Marinelli.

Pour lui, l’entrée en scène inopinée de Gazprom à la faveur du tournoi de hockey, cette semaine, est sans plus «une opération marketing» orchestrée par des agences de communication destinée à calmer les actionnaires des entreprises du consortium, de Gaz métropolitain notamment. Des actionnaires, dans l’esprit de M. Bouchard, qui doivent se demander quand ils auront un retour sur les « 50 millions $ » englouties jusqu’à présent dans un projet qui est encore bien loin de pouvoir compter sur un approvisionnement en gaz.

« Cet approvisionnement se matérialisera quand les Québécois seront disposés à payer leur gaz naturel à un prix beaucoup plus élevé, au même prix que les Européens et les Asiatiques. Ce ne sera pas demain la veille », a-t-il évalué.

Dans le propos du vice-président de Gazprom, Alexander Medvedev, et dans une communication écrite de l’entreprise russe, il est apparu que le gaz russe serait disponible en 2014. Dans le même temps, le président de Rabaska, Glenn Kelly, a indiqué que «l es chances que l’on débute la construction du terminal cet été ne sont pas très élevées ».

Pendules à l’heure
De l’avis du président du Giram (Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu), Gaston Cadrin, le propos du vice-président Medvedev a le mérite de mettre les pendules à l’heure quand il indique que le Canada est « la meilleure porte d’entrée pour le marché nord-américain ».

« Rabaska s’en est toujours tenu à certaines restrictions mentales en affirmant que son gaz était destiné au Québec et à l’est ontarien. Les opposants, dont le Giram, ont toujours soutenu que le gaz était destiné aux États-Unis. Il nous donne raison », a noté M. Cadrin.

A son avis, l’entrée de Gazprom dans le décor et son intérêt pour le marché US n’augure toutefois rien de bon du point de vue des opposants advenant la réalisation du projet. « Avec Gazprom, c’est non pas deux réservoirs mais quatre qui pourront être requis pour desservir un marché de l’importance des États-Uni s», a-t-il supputé, évoquant un terminal méthanier agrandi et beaucoup plus actif, qui prendrait beaucoup plus de place dans l’est lévisien qu’initialement démontré.

Protocoles
Dans une intervention sur les ondes d’une radio locale, la mairesse Danielle Roy-Marinelli a indiqué en ce qui concerne Lévis que les ententes et protocoles conclus avec Rabaska tiennent toujours.

Parmi diverses considérations, les ententes Lévis-Rabaska stipulent que le consortium verse 37 500$ par trimestre pour la période précédant la mise en chantier du terminal, ce dont il s’acquitte depuis le 1er juillet 2006. Selon les mêmes accords, c’est 400 000$ par année civile qui échoiront à la ville pendant la construction. Une fois son terminal en exploitation, Rabaska versera 7 millions $ par an dans les coffres municipaux, une somme indexée annuellement.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Port méthanier de Lévis : Rabaska reporte le début de la construction
mer. 14 mai 2008 - 6:52

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Faute d’approvisionnement gazier suffisant d’ici 2011, les promoteurs du projet Rabaska repoussent le début de la construction de leur port méthanier de Lévis, a appris Le Soleil.

« Les chances que l’on débute la construction du terminal cet été ne sont pas très élevées», a confirmé hier le président de Rabaska, Glen Kelly.

Les promoteurs de Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, Gaz de France et d’Enbridge, prévoyaient débuter la construction de leur terminal de gaz natu-rel liquéfié (GNL) de 840 mil-lions $ le mois prochain. L’entrée en service du terminal était prévue pour 2011.

Or, sans contrat d’approvisionnement garanti en GNL, les promoteurs pourraient reporter la construction du terminal méthanier de trois ans.

Pour l’heure, Rabaska négocie toujours une entente d’approvisionnement avec le producteur russe Gazprom. Hier, Glen Kelly a soutenu que les pourparlers allaient bon train. « On est optimiste », a-t-il soutenu.

Rabaska aimerait s’entendre sur un contrat d’approvisionnement d’une durée de 25 ans d’une valeur estimée à plus de 20 milliards $. « Cela ne se négocie pas sur le coin d’une table », a ajouté M. Kelly.

Chez Gazprom, on est confiant d’en arriver à la rédaction d’une «lettre d’intention» prochainement avec Rabaska. « Lorsque l’on débute des négociations, c’est pour obtenir des résultats », a laissé entendre le vice-président, Alexander Medvedev de passage ces jours-ci à Québec.

Pas avant 2014
Il faut dire que si une entente avec Gazprom se réalise, le gaz naturel russe ne sera pas disponible avant 2014. Il proviendrait du gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les réserves sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.

Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatOilHydro (Norvège) détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une société détenue à 51 % par Gazprom. Cette société dirige la première phase de travaux de développement du réservoir Shtokman, dont les coûts sont estimés à plus de 10 milliards $US.

Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient construire une usine de liquéfaction du gaz naturel. Cette usine alimenterait les navires méthaniers en GNL qui, par la suite, emprunteraient la mer Arctique et l’océan Atlantique avant d’entrer dans le golfe et le fleuve du Saint-Laurent pour s’amarrer au quai de Rabaska.

Annuellement, le port méthanier Rabaska prévoit traiter cinq milliards de mètres cubes de gaz naturel, soit environ 500 millions de pieds cubes par jour.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Rabaska parmi les élus de Gazprom
mar. 13 mai 2008 - 6:49

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

S’il est officiellement à Québec pour le Championnat mondial de hockey, le vice-président du producteur russe Gazprom n’aura pas fait qu’une visite de courtoisie dans la capitale. Alexander Medvedev a annoncé hier qu’il signera cette semaine une «lettre d’intention» avec Rabaska pour l’approvisionnement de gaz naturel, en plus de rencontrer les représentants d’une douzaine d’entreprises à l’occasion d’un déjeuner ce matin.

Rabaska et Gaz Métro, Énergie Cacouna et Petro-Canada, SNC-Lavalin, Desjardins Valeurs mobilières, Alcan : ces entreprises font partie du groupe sélect qui assistera au déjeuner d’affaires organisé au Château Frontenac par l’Association d’affaires Canada-Russie Eurasie (CERBA). Il permettra à une quarantaine de représentants d’une douzaine d’entreprises de prendre contact avec M. Medvedev et d’entendre sa vision de Gazprom ainsi que de la collaboration avec l’Amérique du Nord.

La plupart des entreprises présentes sont directement liées au secteur de l’énergie. Les consortiums Rabaska (Gaz Métro, Gaz de France, Enbridge) et Énergie Cacouna (Pétro-Canada et TransCanada) cherchent tous deux à obtenir un approvisionnement en gaz naturel liquéfié pour que leur projet respectif de terminal méthanier se réalise.

M. Medvedev avait d’ailleurs laissé présager des avancées possibles samedi, en disant « que nous pensons que c’est le bon moment pour entreprendre le dialogue » avec les promoteurs des deux ports méthaniers. Hier, il précisait encore sa pensée en indiquant que Gazprom signera cette semaine une « lettre d’intention » avec Rabaska pour l’approvisionnement en gaz naturel. Une annonce officielle à cet effet est prévue plus tard cette semaine. M. Medvedev montre cependant moins d’intérêt pour le moment pour Cacouna, bien que l’idée de s’entendre avec ce promoteur n’est pas écartée.

Entreprises discrètes
Hier, les entreprises interrogées étaient peu bavardes sur l’objectif et les gains d’une telle rencontre, bien qu’elles jugeaient important d’y assister.

« Ce n’est pas une séance de négos, on ne s’assoit pas un à un avec lui. C’est un déjeuner », a précisé Simon Poitras, porte-parole de Rabaska. Ce dernier n’a par contre pas voulu en dire plus sur la nature des discussions qui pourraient en émerger ou en résulter. « L’ensemble de nos négociations avec tous les fournisseurs sont tenues par des ententes de confidentialité .»

Frédéric Krikorian, responsable des affaires publiques et gouvernementales pour Gaz Métro, pense que les gens seront surtout en «mode écoute» au moment du déjeuner. «J’imagine que les entreprises qui veulent pousser des choses plus loin, ce n’est pas nécessairement la place», a-t-il commenté.

Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, doit faire une allocution de quelques minutes. Son attaché de presse, Pascal D’Astous, indique que le ministre accueillera les invités et parlera du 400e de Québec, mais ne compte pas dire un mot sur les ports méthaniers.

Pour le maire de Cacouna, Jacques M. Michaud,ce sera une rencontre de bonne entente et de relations publiques. «Tout ce beau monde va se serrer la main, mais aucune décision importante ne sera prise», dit-il, ajoutant n’avoir jamais perdu espoir.

C’est que le milieu économique louperivois avait été choqué en février d’apprendre que le projet de terminal méthanier de 1 milliard $ avait été mis en veilleuse, possiblement jusqu’en 2015.

« C’est encourageant de voir que les négociations se poursuivent », a fait valoir le directeur général de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, Pierre Levesque.

Avec la collaboration de Marc Larouche et de François Bourque.


Article d' Anne Drolet. Reproduit avec autorisation.


Registre Urgence-Environnement : maintenant en ligne
lun. 12 mai 2008 - 22:42

Par Pascal Petitclerc

Nous n'avons pas couvert le sujet le sujet la semaine dernière, mais à la lumière des derniers événements avec la raffinerie Ultramar et avec l'année difficile que connaît cette compagnie au niveau des incidents à conséquence environnemental, je crois qu'il devient important que les lévisiens prennent connaissance du nouvel outil à la disposition des citoyens.

Depuis le premier avril dernier, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec met à la disposition de l'internaute le Registre des interventions d'Urgence-Environnement. Ce registre fait état de tous les évènements à caractère environnemental impliquant une intervention terrain d'Urgence-Environnement, à l'exception des déversements de carburant contenu dans le réservoir d'un véhicule impliqué dans un accident routier.

Urgence-Environnement utilise une classification des urgences environnementales comprenant trois catégories : 1, 2 et 3. Selon le ministère, dans le cas des urgences dites de catégorie 2 et 3, soit des évènements susceptibles d'avoir des impacts significatifs sur l'environnement, en plus de l'inscription au registre sur Internet, le ministère diffuse systématiquement un communiqué de presse informant les citoyens de l'existence de la situation d'urgence environnementale et de ses impacts.

« Face aux préoccupations grandissantes de la population par rapport aux questions environnementales, et confirmant l'engagement que j'ai pris, la diffusion de l'information touchant les urgences environnementales a été revue dans une optique de plus grande transparence. Je veux ainsi m'assurer que les citoyennes et les citoyens auront accès dans les plus brefs délais à l'information relative aux événements environnementaux qui les interpellent », a déclaré la ministre Mme Line Beauchamp en conférence de presse la semaine dernière.

La consultation du registre nous apprend qu'en plus des deux récents déversements de janvier et mars, qu'un autre incident impliquant la raffinerie de Lévis a eu lieu en avril, soit un déversement de boues de décantations.

=> On trouve un lien pour consulter le registre sur la page principale (en haut à gauche) du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec ou ici.

Chronologie des incidents impliquant Ultramar à Lévis depuis janvier 2008 :


Approvisionnement en gaz naturel : Gazprom discutera avec Gros-Cacouna et Rabaska
dim. 11 mai 2008 - 7:11

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Le vice-président de Gazprom, le plus grand fournisseur russe de gaz naturel, rencontrera mardi à Québec les promoteurs des terminaux méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna, a appris Le Soleil.

Alexander Medvedev, qui est aussi chef de Gazprom-export, discutera entre autres avec Gaz Métro (Rabaska) et Petro-Canada (Gros-Cacouna), pour voir si le géant russe pourrait approvisionner un des ports méthaniers en gaz naturel liquéfié (GNL).

« Nous ne favorisons personne pour le moment. Mais cette rencontre nous permettra d'établir un bon contact », a dit hier M. Medvedev au Soleil, en marge d'un point de presse au Colisée, où il assistait au Mondial de hockey.

La rencontre avec le vice-président de Gazprom aura lieu au Château Frontenac. Elle est organisée par l'Association d'affaires Canada Russie Eurasie (CERA). Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude Béchard, ainsi que des représentants des gouvernements provincial et fédéral y seront.

M. Medvedev indique que, jusqu'à maintenant, les discussions entre Gazprom et les promoteurs des deux ports méthaniers québécois n'avaient pas été «profondes». « Maintenant, dit-il, nous pensons que c'est le bon moment d'entreprendre le dialogue. »

En février, Gazprom a annoncé qu'il abandonnait l'idée de cons­truire une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de Saint-Pétersbourg, sur la mer Baltique. Petro-Canada misait beaucoup sur ce projet pour alimenter en GNL son port méthanier de Gros-Cacouna.

Depuis, Gazprom s'est tourné vers le gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.

Enjeux majeurs
« La Russie a beaucoup de gaz naturel, souligne Brendan Scully, directeur régional de la CERA. L'enjeu pour Gazprom, c'est l'accès au marché nord-américain. Pour le Québec, c'est une diversification énergétique. »

À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna (Petro-Canada et TransCanada) espère exploiter un terminal méthanier dès 2014. À Lévis, les promoteurs de Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, de Gaz de France et d'Enbridge, prévoient mettre en service en 2011 un port méthanier de 840 millions $, même si aucun contrat d'approvisionnement n'a encore été signé.


Article de Marc Allard. Reproduit avec autorisation.


Raffinerie Ultramar : 53 déversements en cinq ans
jeu. 8 mai 2008 - 8:21

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Une cinquantaine de déversements ont été dénombrés à la raffinerie Ultramar de Saint-Romuald en cinq ans, selon le ministère de l'Environnement. Pour la direction de la raffinerie, il ne faut pas s'inquiéter outre mesure de ces chiffres.

« C'est sûr qu'on aimerait mieux ne pas en avoir, et c'est ce qu'on vise, mais en même temps, il faut savoir que sur cette cinquantaine de déversements, la très grande majorité, soit entre 80 % et 85 %, sont mineurs. Il faut aussi savoir que l'essence déversée s'en va généralement sur des dalles de béton et qu'elle est immédiatement ramassée, ou que ça s'en va directement dans nos égouts huileux », explique Richard Boucher, vice-président et directeur général de la raffinerie de Saint-Romuald.

Qui plus est, souligne M. Boucher, tous les déversements survenus depuis 2003 se sont produits sur le lieu de la raffinerie, sauf un, celui de la rue Papineau, où quelque 200 000 litres de mazout se sont échappés d'une conduite fissurée en mars dernier. « C'était le premier événement touchant la tuyauterie en 37 ans. Le drain avait cédé à cause des conditions hivernales difficiles », précise M. Boucher, tout en assurant que la raffinerie avait rapidement corrigé la situation.

Le directeur général de la raffinerie rappelle par ailleurs que tous les déversements sont systématiquement rapportés au ministère de l'Environnement. « Qu'ils soient majeurs ou pas, qu'ils se soient produits sur le site ou hors site, le ministère est mis au courant. Même quand c'est un camion qui échappe de l'essence, on le rapporte », dit M. Boucher, qui voit par ailleurs d'un bon œil la décision du ministère de l'Environnement de rendre publics tous les incidents environnementaux importants dans un délai maximal de 48 heures. Depuis mardi, la population a accès à un registre sur Internet qui répertorie à peu près tous les déplacements sur le terrain des équipes d'Urgence-Environnement.

« Nous n'avons aucun problème avec ça puisqu'on veut être transparent. C'est même en quelque sorte une bonne nouvelle dans la mesure où les gens vont voir qu'il y a des améliorations année après année chez Ultramar », estime M. Boucher.

Roy-Marinelli

En mars dernier, la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, avait fulminé contre la décision d'Ultramar de ne pas avoir informé la Ville du déversement de 175 000 litres d'essence à l'intérieur des limites de la raffinerie. En entrevue au Soleil, hier, elle a affirmé qu'elle ne « retournerait pas en arrière pour voir ce que la Ville a reçu comme information pour la cinquantaine de déversements survenus depuis 2003 ».

Mme Roy-Marinelli a également indiqué qu'à la suite de sa sortie contre la raffinerie, la Ville s'était entendue avec les dirigeants d'Ultramar « sur les lignes de communication à respecter à l'avenir ». Selon elle, il est impératif que la Ville et la population soient tenues au courant de tout déversement. « Plus on est informé, moins on est méfiant et moins on a l'impression qu'on nous cache des choses. Il est important aussi pour la sécurité des citoyens que notre service d'incendie puisse être avisé quand il y a un déversement à la raffinerie ».


Article d'Élisabeth Fleury. Reproduit avec autorisation.


Autre fuite à la raffinerie Ultramar
mer. 7 mai 2008 - 13:56

Par Pascal Petitclerc

Une intervention du service d'incendie de la raffinerie Jean-Gaulin a été nécessaire hier soir vers 21h30. Selon le Journal Le Peuple, une fuite d'hydrocarbures s'est produite sur des équipements qui servent à chauffer l'alimentation et l'intervention des pompiers de la raffinerie a permis de refroidir cette section pour éviter que n'éclate un incendie.

Yves Després, du Service de sécurité incendie de Lévis, confirme que le protocole d'intervention prévu avec la Ville de Lévis a été suivi. « Nous sommes immédiatement avisés par Ultramar dans tous les cas de déversements ou de fuites, affirme M. Després. Une personne de notre service se rend sur les lieux ou nos équipes selon les circonstances. »


Ultramar planche sur de nouveaux développements
mer. 16 avril 2008 - 7:35

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Son projet d'augmentation de production à peine bouclé, Ultramar planche déjà sur de nouveaux développements technologiques à sa raffinerie Jean-Gaulin, mais aussi sur plein d'autres idées en matière d'engagement social et d'environnement.

Le directeur général de la raffinerie et vice-président, Richard Boucher, s'en est ouvert aux gens de la Chambre de commerce, à l'occasion d'un dîner des « donneurs d'ordre », à Lévis, hier.

« Ce n'est pas fini. Nous parlons de beaucoup d'investissements dans le futur. Nous ne nous ennuierons pas au cours des prochaines années », a indiqué M. Boucher.

Déjà sont dans le tube les intentions de la pétrolière de construire un pipeline pour acheminer à Montréal-Est ses carburants made in Lévis et de mettre de côté le mazout lourd pour produire du diesel en lieu et place, deux projets qui impliquent des investissements dépassant largement le milliard de dollars. D'ici à quelques jours, la pétrolière sera passée de 215 000 barils par jour à 260 000, conclusion d'un investissement de quelque 175 millions $.

Mais le plan quinquennal de l'entreprise, le vice-président dixit, comprend aussi des projets nouveaux comme une utilisation de l'éthanol qui serait ajouté aux essences, la construction de nouveaux bâtiments et la mise en place de nouveaux laboratoires Chemin des Iles, la modernisation des réservoirs, la récupération des gaz de la torchère, etc.

Comme la mairesse Danielle Roy-Marinelli et des citoyens l'ont déjà souhaité, il est aussi question pour Jean-Gaulin de réaliser des aménagements paysagers sur son périmètre et l'« embellissement » de ses infrastructures portuaires. Les conduites qui surplombent la rue Saint-Laurent, sur le littoral, sont comprises dans les intentions de l'entreprise, a noté M. Boucher, notant que tout cela donnera lieu à des échanges avec l'administration municipale.

« Avant de faire quoi que ce soit, nous allons nous assurer que ça plaira », a observé M. Boucher.

Ultramar n'oublie pas non plus l'abbaye des cisterciennes dont elle a acquis le domaine d'un développeur immobilier pour s'en faire une zone tampon. « Nous voulons en faire quelque chose pour la communauté lévisienne. Nous nous donnons 2008 pour nous faire une tête », a dit M. Boucher, précisant que la propriété, un moment devenue champ de man?uvre de vandales, a été sécurisée.

Et des échanges, il y en a déjà avec l'administration de Danielle Roy-Marinelli, en vue de la conclusion de deux protocoles d'entente, qui ont été activés après la fuite de 175 000 litres d'essence survenue fin mars. L'un qui raffinerait le modus vivendi ville-pétrolière et l'autre qui donnerait un cadre plus formel à l'engagement social de l?entreprise, qui épaule le Comité de restauration de la rivière Etchemin, le Patro, l'Anglicane.

« M. Jean Bernier (le grand patron d'Ultramar) et Mme Roy-Marinelli se sont parlé. Les échanges se poursuivent à trois niveaux. Ca se passe bien, c'est constructif », a noté le chef de cabinet de la mairesse, Alain Blanchette.

« Nous sommes prêts du but », a affirmé M. Boucher.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Quand l'économie fait boum !
dim. 13 avril 2008 - 7:51

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

La Rive-sud séduit. L'an dernier, Lévis a connu la plus forte augmentation de population parmi les grandes villes du Québec. Une croissance deux fois plus importante que la Rive-Nord. Le Soleil a voulu comprendre pourquoi ils sont si nombreux à y jeter l'ancre.

Note : Voici le 1er des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Lévis n'est pas seulement l'endroit où la population augmente le plus rapidement, parmi les 10 plus grandes villes du Québec. C'est aussi là qu'on retrouve les meilleurs indicateurs du marché de l'emploi.

C'est d'abord l'emploi qui a convaincu Karine Lévesque et son conjoint, Louis Robitaille, de faire le saut sur la Rive-Sud. Physiothérapeute, Louis y a trouvé des opportunités d'emploi plus intéressantes qu'à Québec. Karine y a déniché un boulot au Mouvement Desjardins. « Notre qualité de vie a augmenté depuis qu'on est sur la Rive-Sud. En plus, on évite tout le trafic », lance Louis.

C'est que le marché du travail se porte particulièrement bien à Lévis. Selon le dernier recensement, le taux de chômage est un des plus bas de la province, avec 3,7 %, alors que la moyenne provinciale est d'environ 5 %. Le nombre de personnes qui habitent et travaillent à Lévis est d'ailleurs passé de 57 200 en 1996 à 75 100, en 2006.*

Plusieurs entreprises ont d'ailleurs connu une forte expansion au cours des dernières années. C'est le cas notamment du Mouvement Desjardins, qui est passé de 3300 emplois en 1998 à 5200, en 2007. La croissance est d'ailleurs loin d'être terminée dans ce secteur puisque Desjardins Sécurité financière annonçait récemment la construction d'un parc d'affaires de 50 millions $.

La relance du chantier maritime Davie a aussi permis l'embauche de près de 800?travailleurs. Le power center de Saint-Romuald, qui regroupe depuis quelques années plusieurs magasins à grande surface, fait travailler environ 500 personnes.

Par ailleurs, le campus de l' Université du Québec à Rimouski, qui vient de se doter d'un tout nouvel édifice, a aussi contribué à amener de nouveaux visages à Lévis. De 1997 à 2007, le nombre d'inscriptions est passé de 840 à 2550 étudiants.

D'autres emplois à venir
Le boum économique est par ailleurs loin d'être terminé. Le tout nouveau Centre des congrès, qui sera inauguré en mai, permettra la création de 200 emplois. Avec ce nouvel atout, la Ville espère développer un tourisme d'affaires. L'industrie hôtelière y croit, puisque quatre gros hôtels sont présentement en construction sur le territoire de Lévis. «En 12 mois, nous allons doubler la capacité hôtelière de la région », souligne Philippe Meurant, directeur du développement économique à la Ville de Lévis.

Du côté de la raffinerie d' Ultramar, les différents projets de modernisation créent, bon an mal an, de 400 à 500 emplois à court terme, indique le porte-parole Louis Forget. De son côté, le projet Rabaska prévoit l'embauche de 800 travailleurs pendant la construction du terminal méthanier, mais seulement 70 emplois à long terme.

Saisir les opportunités
De son côté, la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, se réjouit de cette effervescence économique, engendrée par des projets qui ont été appuyés par son administration. Ce n'est que le début, promet-elle.

«Il faut adapter notre administration à cette ville qui grossit, pour travailler en vitesse grand V. On ne va pas encore assez vite. Il y a un momentum, on est dedans et il faut en profiter. Ça ne durera pas éternellement ».

* Les chiffres de 1996 ont été ajustés selon le territoire de la nouvelle ville de Lévis.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : La rançon du succès
dim. 13 avril 2008 - 7:38

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 2e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Le boum démographique ne fait pas que des heureux sur la Rive-Sud. À Saint-Rédempteur, les problèmes de circulation commencent sérieusement à empoisonner la vie d'une bonne partie de la population. Parlez-en à Sylvain Godbout, propriétaire d'un restaurant sur la 1re Avenue. En novembre, M. Godbout a déposé une pétition au conseil municipal, signée par 1400 personnes, réclamant des solutions aux problèmes de circulation dans le secteur. Les citoyens craignent d'ail­leurs que la situation ne s'aggrave, puisque le développement est loin d'être terminé. Le promoteur du Développement domiciliaire du Faubourg, Simon Dubois, aurait des acheteurs pour au moins 150?terrains dans le secteur. « La demande est très, très forte », dit-il.

Pressé de construire, il a même commencé l'aménagement de rues avant d'avoir l'autorisation de la Ville, qui lui a envoyé un constat d'infraction. Le promoteur jure qu'il n'a rien à se reprocher et accuse la Ville de se traîner les pieds dans ce dossier.

Si M. Dubois n'a pas encore reçu le feu vert de la Ville, c'est que selon les critères de l'administration municpale, les problèmes de circulation doivent d'abord être résolus avant d'autoriser le développement, explique Robert Cooke, directeur de l'urbanisme à la Ville de Lévis. En fin de journée, la circulation bloque sur la route 116, à partir du viaduc qui enjambe la voie ferrée, un bouchon qui remonte parfois jusqu'à la sortie de l'autoroute 20. Cette route, la seule qui mène à Saint-Rédempteur, est sous la responsabilité du ministère des Transports.

Le ministère envisage, à court terme, d'élargir le bas du viaduc pour empêcher les automobilistes qui tournent à gauche de bloquer l'ensemble de la circulation. Une solution qui satisfait la mairesse, Danielle Roy-Marinelli, qui espère pouvoir aller de l'avant rapidement avec le développement domiciliaire.

Même si elle reconnaît qu'il faut maintenir une qualité de vie pour les résidants, Mme Roy-Marinelli tient d'ailleurs à relativiser les problèmes de circulation dans le secteur : « Allez passer une semaine à Montréal, et vous m'en donnerez des nouvelles. Les problèmes de circulation, ce n'est pas juste à Lévis, c'est à Québec aussi, c'est partout. (?) Les gens veulent des infrastructures et des services, mais quand on se développe, il faut aussi vivre avec certains inconvénients ».

Des propos qui font bondir la conseillère du secteur, Isabelle Demers, aussi chef de l'opposition au conseil municipal. « Les gens ont choisi de vivre ici, pas à Montréal, justement pour éviter les problèmes de circulation ». Mme Demers et M. Godbout croient d'ailleurs que la solution privilégiée par le ministère des Transports ne changera pas grand-chose. Aucun développement domiciliaire ne devrait être autorisé tant que la situation ne s'est pas considérablement améliorée, estiment-ils.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Le casse-tête des écoles
dim. 13 avril 2008 - 7:35

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 3e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Le baby-boom et la croissance démographique de la Rive-Sud ne causent pas encore trop de maux de tête à la commission scolaire (CS) des Navigateurs. Mais un redécoupage pointe à l'horizon?

Le nombre croissant d'enfants qui grandissent sur la Rive-Sud ne permet pas encore d'inverser la tendance, précise d'entrée de jeu le directeur général de la CS, Yves Saint-Maurice. « On n'est pas en expansion présentement, on est plutôt en stabilisation, explique-t-il. Pour les 5 à 12 ans, la décroissance est pratiquement arrêtée ». Un bon nombre d'écoles ont encore de la place pour accueillir plus d'élèves, ajoute-t-il.

N'empêche, certains endroits sont à surveiller de près. Saint-Nicolas est le secteur le plus problématique. Déjà, en 1998, la pression était forte et la CS avait envisagé la possibilité de construire une nouvelle école. Mais les règles du ministère de l'Éducation sont claires : avant de construire un nouveau bâtiment, il faut combler les places vacantes dans un rayon de...25 kilomètres.

Jusqu'à maintenant, la CS s'est débrouillée avec ses installations existantes. Mais elle sait que d'ici un an ou deux, elle devra reconfigurer les bassins d'alimentation des écoles dans ce secteur, pour justement éviter que l'école ne soit située trop loin de la maison. « C'est un processus qui va se faire tranquillement, avec doigté », assure M. Saint-Maurice, conscient du mécontentement qu'une telle opération peut engendrer.

Le directeur de la CS croit par ailleurs que cette éventualité leur fait perdre des élèves au profit du privé : « Lors des inscriptions en maternelle, les parents nous demandent souvent si leur enfant restera dans la même école, jusqu'en sixième année. Malheureusement, on ne peut pas leur garantir ».

M. Saint-Maurice estime à quelques centaines le nombre d'enfants de la Rive-Sud qui fréquentent des écoles primaires privées de Québec.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Le maillon faible
dim. 13 avril 2008 - 7:27

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 4e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Tous les résidants interrogés par Le Soleil l'affirment haut et fort : le transport en commun est le point faible de la Rive-Sud.

Nombre de trajets insuffisants, autobus qui ne passent pas assez fréquemment? la liste des doléances est longue. Jean-Pierre Bazinet, président de la Société de transport de Lévis (STL), en est bien conscient. « Avec la fusion, on a triplé le territoire à desservir. On a accumulé du retard et on a eu des problèmes de financement », reconnaît-il.

Mais le vent tourne, ajoute-t-il. La STL partait de loin, puisqu'elle avait la plus vieille flotte de véhicules au Québec. « Au niveau de l'image, il y avait un virage à prendre ». Des autobus neufs ont récemment été achetés et 1000 heures de services ont été ajoutées. De 2005 à 2007, le nombre d'usagers a augmenté de 5,7 %.

D'ici la fin de l'année, le centre d'échange tant attendu devrait aussi voir le jour sur le boulevard de la Rive-Sud à Saint-Romuald, près du pont de Québec. Il comprendra un stationnement incitatif et une grande partie des circuits y convergeront. La STL en profitera pour améliorer l'organisation de ses services. Il faudra toutefois attendre l'élargissement du pont Dominion (qui enjambe la rivière Chaudière) avant de filer vers la Rive-Nord sur une voie réservée. Ces travaux devraient être complétés en 2011, selon le ministère des Transports.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Les logements poussent comme des champignons
dim. 13 avril 2008 - 7:25

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 5e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Jusqu'à maintenant, le développement domiciliaire a dépassé toutes les prévisions faites par la Ville de Lévis, indique Robert Cooke, directeur de l'urbanisme.

Au cours des dernières années, entre 1200 et 1400 unités de logements ont été construites, alors que l'administration en prévoyait moins de 1000 annuellement. Et la Ville a encore de sprjets dans ses cartons.

Un des prochains secteurs qui sernt développés sera situé dans le secteur de Charny et Saint-Romulad, sur les anciens terrains de la pétrolière Irving, de chaque côté de l'autoroute 20.

On y prévoit la construction de 2000 logements, dasns un secteur qui accordera aussi une bonne place au secteur commercial.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Les bouchons à l'étude.
dim. 13 avril 2008 - 7:24

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Note : Voici le 6e des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Le trafic automobile augment à la vitesse grand V sur la Rive-Sud. De 2001 à 2006, le nombre de voitures circulant sur l'autoroute 20, près des ponts est passé en moyenne de 59 000 à 65 000, soit une augmentation de 10%.

Une tendance lourde qui n'est pas près de s'essouffler. Préoccupé par les bouchons qui pointent à l'horizon, Transports Québec a commandé une étude exhaustive concernant la circulation sur la Rive-Sud, il y a deux ans. « On constate les différents problèmes et on veut trouver des solutions », affirme Luc Bilodeau, ingénieur et chef de service à la division régionale de Transport Québec. La firme privée n'a pas encore livré son verdicté


Une raffinerie en développement
sam. 12 avril 2008 - 10:09

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

L'entreprise mère d'Ultramar, Valero Energy, a bien fait voir qu'elle tient à sa raffinerie Jean-Gaulin en révélant un projet de quelque 900 million$, fin janvier.

L'intention de la pétrolière, c'est notamment d'y réaliser des aménagements techniques pour augmenter la production de carburants comme le diesel, quitte à faire une croix sur le mazout lourd.

Vue comme une « usine-clé » par la pétrolière texane, qui en exploite une quinzaine d'autres aux États-Unis, la raffinerie lévisienne est la plus importante des trois raffineries dites du « nord-est » de Valero.

Installée chemin des Îles il y a 40 ans, la raffinerie a pris avec le temps plus de place dans le paysage lévisien. Résultat d'un investissement récent de 175 millions$, sa capacité de production est par exemple en hausse de 215 000 à 260 000 barils par jour. Et ça se voit.

Ces années-ci, Ultramar a étendu ses propriétés à l'est en achetant, pour s'en faire une zone tampon, le boisé Davida, maintenant rebaptisé parc des Écarts. La pétrolière a aussi avancé à l'ouest et s'est notamment aménagé une autre zone tampon en faisant l'ac