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Lévis Urbain : Catégorie Port Méthanier

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Rabaska : Québec cède une partie du fleuve
mer. 23 juillet 2008 - 7:11

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Un grand voyage est constitué d’une suite de petits pas et c’est bien ce que Rabaska vient de faire en obtenant l’autorisation du gouvernement québécois d’utiliser le lit du fleuve Saint-Laurent pour installer ses quais.

L’État québécois vient effectivement de lui céder par bail locatif d’une durée de 55 ans une partie de son « domaine hydrique » pour installer les quais destinés à desservir son terminal méthanier. Selon le libellé du décret gouvernemental recommandé par la ministre du Développement durable, Line Beauchamp, les installations riveraines et fluviales comprennent « une jetée maritime, un quai d’amarrage muni de digues déflectrices et des installations d’amarrage et de déchargement de gaz naturel liquéfié (GNL) ».

Le même décret précise que la superficie qui fait l’objet du bail est comprise à l’intérieur des limites du territoire lévisien et qu’elle fait 51,6 hectares.

Pas de montants évoqués
Les modalités de la location ne sont pas pour l’heure précisées.

Plus tôt cette année, Rabaska et Gazprom ont conclu un accord selon lequel la société russe deviendra un des actionnaires du futur terminal méthanier lévisien et «contractera la pleine capacité du terminal de regazéification», a confirmé à ce moment le nouveau tandem dans un communiqué commun.

« Les parties estiment pouvoir conclure des accords définitifs d’ici la fin de l’année », ont ajouté les deux entités corporatives.

L’horizon qui est évoqué pour les premières livraisons de gaz russe se situe en 2014, ce qui rend plausible un lancement des travaux du terminal quelque part en 2011.

Le projet dispose déjà des autorisations québécoises et fédérales requises. Il implique un investissement de 840 millions $. Il est aussi porteur de retombées fiscales importantes, pour la Ville de Lévis notamment.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Rabaska : Beaumont s'accroche
jeu. 10 juillet 2008 - 7:31

Par Yves Gagné

Source : MédiaMatinQubec

Les élus de Beaumont ont décidé de poursuivre la lutte contre le projet Rabaska en portant en appel le jugement défavorable sur le règlement qui aurait pu empêcher la construction du terminal méthanier.

Une résolution a été adoptée lundi soir, au conseil municipal. Beaumont voulait interdire l’entreposage de substances explosives et de combustibles sur son territoire jusqu’à un kilomètre hors des limites de son territoire, ce qui inclut le terrain où sera construit le terminal. La Ville de Lévis, favorable au projet, avait voté un règlement contraire, d’où l’origine du litige. Le 10 juin, la Cour supérieure a statué que le règlement 523 adopté par Beaumont en décembre 2005 n’était pas valide.

Parmi les arguments invoqués, la municipalité parle d’un jugement sommaire et expéditif du juge de première instance Ross Goodwinn. « Dans un projet de ce type, où les droits humains sont vraiment en cause, plusieurs s’attendaient à un jugement empreint de sagesse et d’équité », disent-ils. Le conseiller Pierre-Paul Sénéchal reconnaît que c’est l’une des dernières armes.

« Dans le chapeau juridique effectivement, nous avions un budget de 24 000 $ et les démarches ont coûté 7000 $ en Cour supérieure seulement. » Ce dernier assure que les opinions sont demeurées inchangées, même si les citoyens sont moins actifs. « Ils sont complètement lésés .»

Report exigé
Beaumont demande également à Rabaska de surseoir à son projet d’enquête sur les impacts psychosociaux du projet. L’arrivée du géant russe Gazprom a passablement modifié le contexte et les échéanciers selon eux. Dans les circonstances, l’enquête risque d’être mal reçue par les citoyens. « Une telle enquête représente une opération délicate. Il convient donc que le climat soit à la participation, à la confiance et non à la confrontation.»


Article de Jean-François Racine
Reproduit avec autorisation


Conflit autour du plan d'urgence de Rabaska
ven. 20 juin 2008 - 12:48

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Litige autour de la divulgation du plan des mesures d’urgence du projet Rabaska. Saisie par la requête du citoyen Gaston Cadrin, la Commission d’accès à l’information entendait mercredi les différentes parties. Rabaska et la Ville de Lévis, uniques dépositaires du document, s’opposent à la demande.

C’est à titre personnel que Gaston Cadrin, président du Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu et opposant au projet Rabaska, plaidait sa cause devant le tribunal administratif. Seul devant les avocats des deux défendeurs, M. Cadrin a exigé que soit rendu public le plan d’urgence, également réclamé, dit-il, par les 600 familles vivant dans un rayon de trois kilomètres du futur terminal.

« En refusant de révéler les risques et les mesures d’urgence auxquelles la population sera exposée, on lui demande ni plus ni moins qu’un acte de foi. On veut la mettre devant le fait accompli ». En janvier, M. Cadrin avait demandé copie du plan à la Ville de Lévis, qui lui avait adressé une fin de non-recevoir.

La Ville de Lévis et Rabaska arguent que le document doit rester confidentiel pour des raisons de sécurité. Ils avancent qu’une fois rendu public, le document pourrait tomber entre les mains de personnes malveillantes ou même de terroristes, ce qui pourrait compromettre la sécurité des employés du terminal, des équipements, des partenaires et des citoyens avoisinants. « C’est l’obligation d’une industrie qui pourrait avoir des conséquences graves pour les biens et les personnes de garder confidentielle la majorité des éléments d’un plan d’urgence ».

Olivier Denoux, directeur sécurité et environnement du projet Rabaska, a témoigné devant l’audience et a rappelé que la confidentialité était aussi motivée par la nature itérative du plan. « Comme le document évolue à mesure que le projet avance, il est important qu’il reste entre peu de mains afin que différentes versions ne se mettent pas à circuler ». Le chef du service de sécurité incendie de Lévis, Dominic Fortin, qui a également témoigné, a rappelé qu’un plan final n’est exigé que six mois avant la mise en chantier du terminal méthanier, prévue pour 2011.

M. Cadrin a souligné que le plan aurait dû être déposé lors des audiences publiques du BAPE tenues en 2007. Or, seule une analyse de risques technologiques lui aurait été remise afin de répondre aux directives du ministère de l’Environnement.

M. Fortin a fait un survol du volumineux plan, élaboré par la Société Prudent. Les nombreuses mesures d’urgence comprennent entre autres les mécanismes de déploiement des intervenants, les réseaux de communication, les procédures d’évacuation et les interventions spécifiques contre les incendies, les pannes d’électricité, les alertes à la bombe et autres. Elles dévoilent également les formulaires d’accréditation et l’emplacement des installations névralgiques et des lieux de rassemblement.

La commissaire Hélène Grenier doit rendre sa décision d’ici trois mois.


Article de Jean-Frédéric Légaré. Reproduit avec autorisation.


Rabaska en 2010 ??
mar. 17 juin 2008 - 23:44

Par Pascal Petitclerc

Le dernier sondage du Journal Le Peuple: La mise en chantier du projet Rabaska serait lancée en 2010. Y croyez-vous ? Répondez sur le site du journal.

=> Les résultats jusqu'à maintenant.


Rabaska: Les opposants perdent une autre bataille
mer. 11 juin 2008 - 23:29

Par Pascal Petitclerc

Tel que rapporté par Radio-Canada.ca, les opposants au projet Rabaska à Lévis perdent une de leurs dernières armes. La municipalité de Beaumont a été déboutée en Cour supérieure dans sa contestation contre la Ville de Lévis.

La validité d'un règlement municipal adopté par Beaumont était au coeur du débat. La municipalité avait adopté en décembre 2005 un règlement interdisant l'entreposage de matières dangereuses et inflammables jusqu'à 1 km des limites de son territoire, soit jusqu'à l'emplacement choisi pour l'établissement du terminal méthanier à Lévis. La Ville de Lévis, quant à elle, favorable au projet Rabaska, avait adopté un règlement contraire.

Le juge s'est rendu aux arguments de Lévis et de Rabaska qui ont fait valoir que le règlement de Beaumont n'était jamais entré en vigueur et donc que la municipalité ne pouvait interdire l'entreposage de matières dangereuses à Lévis.

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Opposition à Rabaska - Débat devant les tribunaux
lun. 2 juin 2008 - 13:37

Par Pascal Petitclerc

C'est aujourd'hui que l'opposition au projet Rabaska se retrouve devant les tribunaux. La Cour supérieure entend la cause qui oppose la Ville de Beaumont à celle de Lévis. La validité d'un règlement municipal adopté par la Ville de Beaumont dans le but d'empêcher Rabaska d'établir ses installations à la limite du territoire de la municipalité est au coeur du débat.

La municipalité de Beaumont a adopté en décembre 2005 un règlement qui interdit l'entreposage de matières dangereuses et inflammables à un kilomètre de ses limites. Or, Rabaska entend s'installer à l'extrémité est de Lévis, aux limites du territoire de Beaumont.

En mai 2007, la Ville de Lévis a répliqué avec un autre règlement qui permet l'entreposage de matières dangereuses dans le secteur concerné.

Selon Radio-Canada.ca, la Ville de Beaumont estime que son règlement a préséance sur celui de la Ville de Lévis. Lévis, quant à elle, entend démontrer que le règlement de Beaumont n'est pas valide parce qu'il n'est jamais entré en vigueur. Lévis soutient que le règlement n'a pas force de loi, car le ministère de l'Environnement ne l'a pas approuvé.


Rabaska : Les opposants reviennent à la charge
mer. 21 mai 2008 - 16:32

Par Yves Gagné

Source : Radio-Canada.ca

Selon Radio-Canada.ca, malgré l'entente intervenue entre Rabaska et Gazprom la semaine dernière, les opposants au projet de terminal méthanier à Lévis continuent de livrer bataille.

Les opposants, qui soulignent que la construction du terminal a été repoussée à 2010, veulent profiter de ce délai pour faire le point. Ils réclament notamment que les citoyens qui vivent dans un rayon de 3 km de l'emplacement choisi pour le terminal méthanier soient consultés par référendum.

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Du gaz à Rabaska en 2014
ven. 16 mai 2008 - 5:27

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Gazprom a tellement aimé le projet Rabaska qu’il a accepté hier d’en devenir actionnaire. Le géant russe prévoit maintenant livrer ses premières cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) au terminal de Lévis en 2014.

« On ne se présente pas ici les mains vides. Il y a aura du gaz pour Rabaska pour de longues années », a indiqué hier le numéro deux de Gazprom, Alexander Medvedev, lors d’un point de presse dans la capitale.

Comme Le Soleil l’a révélé mardi, le producteur russe de gaz naturel a confirmé qu’il avait choisi le projet Rabaska pour commencer le déploiement de sa plate-forme énergétique en Amérique du Nord.

Pour faire place à Gazprom au sein de l’actionnariat de Rabaska, les promoteurs Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge ont toutefois convenu de réduire leur participation égalitaire dans le projet de terminal méthanier.

De combien? « Entente confidentielle », a laissé entendre le vice-président de Gazprom avant d’ajouter que la participation de sa société dans Rabaska se voulait « équitable » et « qu’il ne se sentait aucunement discriminé » par l’accord.

Hier, chez Gaz Métro, on jubilait. « C’est un grand jour pour le Québec, a fait savoir la présidente Sophie Brochu. On y a toujours cru et aujourd’hui on récolte les fruits de nos efforts. »

Le Québec d’abord

Selon le vice-président de Gazprom, le gaz russe devrait desservir en priorité les marchés québécois et ontarien. « Le marché canadien est très attrayant », a-t-il fait savoir.

Car pour Gazprom, la prise de participation dans Rabaska s’inscrit dans une première démarche d’affaires en Amérique du Nord. Hier, M. Medvedev a fait savoir que la société russe avait l’intention de desservir d’autres terminaux méthaniers en Amérique. Il a cependant fermé la porte à un partenariat éventuel avec Énergie Cacouna dans le Bas-Saint-Laurent.

Plusieurs experts soutiennent d’ailleurs que les prix du gaz naturel nord-américain seront appelés à « exploser » au cours des prochaines années.

Pour l’heure, 1000 pieds cubes de gaz naturel se vendent en Amérique du Nord près de 12 $US, alors que la même quantité s’écoule au double du prix en Europe et au triple dans certains marchés asiatiques comme le Japon.

« Gazprom fait le pari que le prix du gaz naturel pourrait progresser de façon importante en Amérique du Nord d’ici 5 à 10 ans », a fait remarquer hier le professeur spécialiste des questions énergétiques à l’Université Laval Jean-Thomas Bernard.

D’après ce dernier, la forte demande pour le gaz naturel en Amérique du Nord devrait pousser les prix vers le haut au fur et à mesure que les réserves de l’Ouest canadien et des États-Unis s’amenuiseront.

Une situation que la grande patronne de Gaz Métro ne voit pas du même œil. « C’est un peu comme le principe de la deuxième boulangerie dans un village, a-t-elle illustré. Une nouvelle source d’approvisionnement devrait donc aider à stabiliser les prix. »

D’ici là, Gazprom et ses nouveaux partenaires d’affaires ont convenu de se revoir d’ici la fin de l’année pour conclure définitivement des accords sur les approvisionnements à venir.

Le président de Rabaska, Glenn Kelly, aimerait d’ailleurs s’entendre sur un contrat d’approvisionnement ferme d’une durée de 25 ans dont la valeur estimée pourrait dépasser les 20 milliards $.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Il faut établir une limite de temps au consortium Rabaska
ven. 16 mai 2008 - 5:20

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Une limite de temps devra être tracée au consortium Rabaska au-delà de laquelle il lui faudra remballer son projet, a estimé hier le conseiller municipal lévisien Jean-Claude Bouchard.

« Ce qu’il faut constater, c’est que Rabaska garde en otage une partie importante du territoire de Lauzon et sa population. Il est impensable que cette partie du territoire lévisien demeure gelée pour un projet qui ne se réalisera peut-être jamais. La situation actuelle ne pourra durer indéfiniment », a indiqué le conseiller indépendant de l’est lévisien, qui siège aussi au comité exécutif de Danielle Roy-Marinelli.

Pour lui, l’entrée en scène inopinée de Gazprom à la faveur du tournoi de hockey, cette semaine, est sans plus «une opération marketing» orchestrée par des agences de communication destinée à calmer les actionnaires des entreprises du consortium, de Gaz métropolitain notamment. Des actionnaires, dans l’esprit de M. Bouchard, qui doivent se demander quand ils auront un retour sur les « 50 millions $ » englouties jusqu’à présent dans un projet qui est encore bien loin de pouvoir compter sur un approvisionnement en gaz.

« Cet approvisionnement se matérialisera quand les Québécois seront disposés à payer leur gaz naturel à un prix beaucoup plus élevé, au même prix que les Européens et les Asiatiques. Ce ne sera pas demain la veille », a-t-il évalué.

Dans le propos du vice-président de Gazprom, Alexander Medvedev, et dans une communication écrite de l’entreprise russe, il est apparu que le gaz russe serait disponible en 2014. Dans le même temps, le président de Rabaska, Glenn Kelly, a indiqué que «l es chances que l’on débute la construction du terminal cet été ne sont pas très élevées ».

Pendules à l’heure
De l’avis du président du Giram (Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu), Gaston Cadrin, le propos du vice-président Medvedev a le mérite de mettre les pendules à l’heure quand il indique que le Canada est « la meilleure porte d’entrée pour le marché nord-américain ».

« Rabaska s’en est toujours tenu à certaines restrictions mentales en affirmant que son gaz était destiné au Québec et à l’est ontarien. Les opposants, dont le Giram, ont toujours soutenu que le gaz était destiné aux États-Unis. Il nous donne raison », a noté M. Cadrin.

A son avis, l’entrée de Gazprom dans le décor et son intérêt pour le marché US n’augure toutefois rien de bon du point de vue des opposants advenant la réalisation du projet. « Avec Gazprom, c’est non pas deux réservoirs mais quatre qui pourront être requis pour desservir un marché de l’importance des États-Uni s», a-t-il supputé, évoquant un terminal méthanier agrandi et beaucoup plus actif, qui prendrait beaucoup plus de place dans l’est lévisien qu’initialement démontré.

Protocoles
Dans une intervention sur les ondes d’une radio locale, la mairesse Danielle Roy-Marinelli a indiqué en ce qui concerne Lévis que les ententes et protocoles conclus avec Rabaska tiennent toujours.

Parmi diverses considérations, les ententes Lévis-Rabaska stipulent que le consortium verse 37 500$ par trimestre pour la période précédant la mise en chantier du terminal, ce dont il s’acquitte depuis le 1er juillet 2006. Selon les mêmes accords, c’est 400 000$ par année civile qui échoiront à la ville pendant la construction. Une fois son terminal en exploitation, Rabaska versera 7 millions $ par an dans les coffres municipaux, une somme indexée annuellement.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Port méthanier de Lévis : Rabaska reporte le début de la construction
mer. 14 mai 2008 - 6:52

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Faute d’approvisionnement gazier suffisant d’ici 2011, les promoteurs du projet Rabaska repoussent le début de la construction de leur port méthanier de Lévis, a appris Le Soleil.

« Les chances que l’on débute la construction du terminal cet été ne sont pas très élevées», a confirmé hier le président de Rabaska, Glen Kelly.

Les promoteurs de Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, Gaz de France et d’Enbridge, prévoyaient débuter la construction de leur terminal de gaz natu-rel liquéfié (GNL) de 840 mil-lions $ le mois prochain. L’entrée en service du terminal était prévue pour 2011.

Or, sans contrat d’approvisionnement garanti en GNL, les promoteurs pourraient reporter la construction du terminal méthanier de trois ans.

Pour l’heure, Rabaska négocie toujours une entente d’approvisionnement avec le producteur russe Gazprom. Hier, Glen Kelly a soutenu que les pourparlers allaient bon train. « On est optimiste », a-t-il soutenu.

Rabaska aimerait s’entendre sur un contrat d’approvisionnement d’une durée de 25 ans d’une valeur estimée à plus de 20 milliards $. « Cela ne se négocie pas sur le coin d’une table », a ajouté M. Kelly.

Chez Gazprom, on est confiant d’en arriver à la rédaction d’une «lettre d’intention» prochainement avec Rabaska. « Lorsque l’on débute des négociations, c’est pour obtenir des résultats », a laissé entendre le vice-président, Alexander Medvedev de passage ces jours-ci à Québec.

Pas avant 2014
Il faut dire que si une entente avec Gazprom se réalise, le gaz naturel russe ne sera pas disponible avant 2014. Il proviendrait du gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les réserves sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.

Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatOilHydro (Norvège) détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une société détenue à 51 % par Gazprom. Cette société dirige la première phase de travaux de développement du réservoir Shtokman, dont les coûts sont estimés à plus de 10 milliards $US.

Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient construire une usine de liquéfaction du gaz naturel. Cette usine alimenterait les navires méthaniers en GNL qui, par la suite, emprunteraient la mer Arctique et l’océan Atlantique avant d’entrer dans le golfe et le fleuve du Saint-Laurent pour s’amarrer au quai de Rabaska.

Annuellement, le port méthanier Rabaska prévoit traiter cinq milliards de mètres cubes de gaz naturel, soit environ 500 millions de pieds cubes par jour.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Rabaska parmi les élus de Gazprom
mar. 13 mai 2008 - 6:49

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

S’il est officiellement à Québec pour le Championnat mondial de hockey, le vice-président du producteur russe Gazprom n’aura pas fait qu’une visite de courtoisie dans la capitale. Alexander Medvedev a annoncé hier qu’il signera cette semaine une «lettre d’intention» avec Rabaska pour l’approvisionnement de gaz naturel, en plus de rencontrer les représentants d’une douzaine d’entreprises à l’occasion d’un déjeuner ce matin.

Rabaska et Gaz Métro, Énergie Cacouna et Petro-Canada, SNC-Lavalin, Desjardins Valeurs mobilières, Alcan : ces entreprises font partie du groupe sélect qui assistera au déjeuner d’affaires organisé au Château Frontenac par l’Association d’affaires Canada-Russie Eurasie (CERBA). Il permettra à une quarantaine de représentants d’une douzaine d’entreprises de prendre contact avec M. Medvedev et d’entendre sa vision de Gazprom ainsi que de la collaboration avec l’Amérique du Nord.

La plupart des entreprises présentes sont directement liées au secteur de l’énergie. Les consortiums Rabaska (Gaz Métro, Gaz de France, Enbridge) et Énergie Cacouna (Pétro-Canada et TransCanada) cherchent tous deux à obtenir un approvisionnement en gaz naturel liquéfié pour que leur projet respectif de terminal méthanier se réalise.

M. Medvedev avait d’ailleurs laissé présager des avancées possibles samedi, en disant « que nous pensons que c’est le bon moment pour entreprendre le dialogue » avec les promoteurs des deux ports méthaniers. Hier, il précisait encore sa pensée en indiquant que Gazprom signera cette semaine une « lettre d’intention » avec Rabaska pour l’approvisionnement en gaz naturel. Une annonce officielle à cet effet est prévue plus tard cette semaine. M. Medvedev montre cependant moins d’intérêt pour le moment pour Cacouna, bien que l’idée de s’entendre avec ce promoteur n’est pas écartée.

Entreprises discrètes
Hier, les entreprises interrogées étaient peu bavardes sur l’objectif et les gains d’une telle rencontre, bien qu’elles jugeaient important d’y assister.

« Ce n’est pas une séance de négos, on ne s’assoit pas un à un avec lui. C’est un déjeuner », a précisé Simon Poitras, porte-parole de Rabaska. Ce dernier n’a par contre pas voulu en dire plus sur la nature des discussions qui pourraient en émerger ou en résulter. « L’ensemble de nos négociations avec tous les fournisseurs sont tenues par des ententes de confidentialité .»

Frédéric Krikorian, responsable des affaires publiques et gouvernementales pour Gaz Métro, pense que les gens seront surtout en «mode écoute» au moment du déjeuner. «J’imagine que les entreprises qui veulent pousser des choses plus loin, ce n’est pas nécessairement la place», a-t-il commenté.

Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, doit faire une allocution de quelques minutes. Son attaché de presse, Pascal D’Astous, indique que le ministre accueillera les invités et parlera du 400e de Québec, mais ne compte pas dire un mot sur les ports méthaniers.

Pour le maire de Cacouna, Jacques M. Michaud,ce sera une rencontre de bonne entente et de relations publiques. «Tout ce beau monde va se serrer la main, mais aucune décision importante ne sera prise», dit-il, ajoutant n’avoir jamais perdu espoir.

C’est que le milieu économique louperivois avait été choqué en février d’apprendre que le projet de terminal méthanier de 1 milliard $ avait été mis en veilleuse, possiblement jusqu’en 2015.

« C’est encourageant de voir que les négociations se poursuivent », a fait valoir le directeur général de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, Pierre Levesque.

Avec la collaboration de Marc Larouche et de François Bourque.


Article d' Anne Drolet. Reproduit avec autorisation.


Approvisionnement en gaz naturel : Gazprom discutera avec Gros-Cacouna et Rabaska
dim. 11 mai 2008 - 7:11

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Le vice-président de Gazprom, le plus grand fournisseur russe de gaz naturel, rencontrera mardi à Québec les promoteurs des terminaux méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna, a appris Le Soleil.

Alexander Medvedev, qui est aussi chef de Gazprom-export, discutera entre autres avec Gaz Métro (Rabaska) et Petro-Canada (Gros-Cacouna), pour voir si le géant russe pourrait approvisionner un des ports méthaniers en gaz naturel liquéfié (GNL).

« Nous ne favorisons personne pour le moment. Mais cette rencontre nous permettra d'établir un bon contact », a dit hier M. Medvedev au Soleil, en marge d'un point de presse au Colisée, où il assistait au Mondial de hockey.

La rencontre avec le vice-président de Gazprom aura lieu au Château Frontenac. Elle est organisée par l'Association d'affaires Canada Russie Eurasie (CERA). Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude Béchard, ainsi que des représentants des gouvernements provincial et fédéral y seront.

M. Medvedev indique que, jusqu'à maintenant, les discussions entre Gazprom et les promoteurs des deux ports méthaniers québécois n'avaient pas été «profondes». « Maintenant, dit-il, nous pensons que c'est le bon moment d'entreprendre le dialogue. »

En février, Gazprom a annoncé qu'il abandonnait l'idée de cons­truire une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de Saint-Pétersbourg, sur la mer Baltique. Petro-Canada misait beaucoup sur ce projet pour alimenter en GNL son port méthanier de Gros-Cacouna.

Depuis, Gazprom s'est tourné vers le gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.

Enjeux majeurs
« La Russie a beaucoup de gaz naturel, souligne Brendan Scully, directeur régional de la CERA. L'enjeu pour Gazprom, c'est l'accès au marché nord-américain. Pour le Québec, c'est une diversification énergétique. »

À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna (Petro-Canada et TransCanada) espère exploiter un terminal méthanier dès 2014. À Lévis, les promoteurs de Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, de Gaz de France et d'Enbridge, prévoient mettre en service en 2011 un port méthanier de 840 millions $, même si aucun contrat d'approvisionnement n'a encore été signé.


Article de Marc Allard. Reproduit avec autorisation.


Ruée vers la Rive-Sud (2) : Quand l'économie fait boum !
dim. 13 avril 2008 - 7:51

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

La Rive-sud séduit. L'an dernier, Lévis a connu la plus forte augmentation de population parmi les grandes villes du Québec. Une croissance deux fois plus importante que la Rive-Nord. Le Soleil a voulu comprendre pourquoi ils sont si nombreux à y jeter l'ancre.

Note : Voici le 1er des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.

Lévis n'est pas seulement l'endroit où la population augmente le plus rapidement, parmi les 10 plus grandes villes du Québec. C'est aussi là qu'on retrouve les meilleurs indicateurs du marché de l'emploi.

C'est d'abord l'emploi qui a convaincu Karine Lévesque et son conjoint, Louis Robitaille, de faire le saut sur la Rive-Sud. Physiothérapeute, Louis y a trouvé des opportunités d'emploi plus intéressantes qu'à Québec. Karine y a déniché un boulot au Mouvement Desjardins. « Notre qualité de vie a augmenté depuis qu'on est sur la Rive-Sud. En plus, on évite tout le trafic », lance Louis.

C'est que le marché du travail se porte particulièrement bien à Lévis. Selon le dernier recensement, le taux de chômage est un des plus bas de la province, avec 3,7 %, alors que la moyenne provinciale est d'environ 5 %. Le nombre de personnes qui habitent et travaillent à Lévis est d'ailleurs passé de 57 200 en 1996 à 75 100, en 2006.*

Plusieurs entreprises ont d'ailleurs connu une forte expansion au cours des dernières années. C'est le cas notamment du Mouvement Desjardins, qui est passé de 3300 emplois en 1998 à 5200, en 2007. La croissance est d'ailleurs loin d'être terminée dans ce secteur puisque Desjardins Sécurité financière annonçait récemment la construction d'un parc d'affaires de 50 millions $.

La relance du chantier maritime Davie a aussi permis l'embauche de près de 800?travailleurs. Le power center de Saint-Romuald, qui regroupe depuis quelques années plusieurs magasins à grande surface, fait travailler environ 500 personnes.

Par ailleurs, le campus de l' Université du Québec à Rimouski, qui vient de se doter d'un tout nouvel édifice, a aussi contribué à amener de nouveaux visages à Lévis. De 1997 à 2007, le nombre d'inscriptions est passé de 840 à 2550 étudiants.

D'autres emplois à venir
Le boum économique est par ailleurs loin d'être terminé. Le tout nouveau Centre des congrès, qui sera inauguré en mai, permettra la création de 200 emplois. Avec ce nouvel atout, la Ville espère développer un tourisme d'affaires. L'industrie hôtelière y croit, puisque quatre gros hôtels sont présentement en construction sur le territoire de Lévis. «En 12 mois, nous allons doubler la capacité hôtelière de la région », souligne Philippe Meurant, directeur du développement économique à la Ville de Lévis.

Du côté de la raffinerie d' Ultramar, les différents projets de modernisation créent, bon an mal an, de 400 à 500 emplois à court terme, indique le porte-parole Louis Forget. De son côté, le projet Rabaska prévoit l'embauche de 800 travailleurs pendant la construction du terminal méthanier, mais seulement 70 emplois à long terme.

Saisir les opportunités
De son côté, la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, se réjouit de cette effervescence économique, engendrée par des projets qui ont été appuyés par son administration. Ce n'est que le début, promet-elle.

«Il faut adapter notre administration à cette ville qui grossit, pour travailler en vitesse grand V. On ne va pas encore assez vite. Il y a un momentum, on est dedans et il faut en profiter. Ça ne durera pas éternellement ».

* Les chiffres de 1996 ont été ajustés selon le territoire de la nouvelle ville de Lévis.


Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.


Gazprom a un faible pour Petro-Canada
jeu. 13 mars 2008 - 7:24

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

CLiquer sur l'image pour l'agrandir. Photo : Reuters

Le derby en vue d'obtenir du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Russie est loin d'être terminé. La société Gazprom soutient avoir un faible pour Petro-Canada.

Dans un entretien exclusif accordé de Moscou au Soleil, le porte-parole de Gazprom en Russie, Sergey Kupriyanov, a tenu de bons mots pour la pétrolière de Calgary. « Comme vous le savez, nous avons travaillé en partenariat avec eux dans le cadre du projet de la mer Baltique. Les relations que nous avons développées avec Petro-Canada nous donnent un très bon aperçu du marché nord-américain. »

Le mois dernier, Gazprom a fait savoir qu'il abandonnait l'idée de construire une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de Saint-Pétersbourg, sur la mer Baltique.

Petro-Canada misait beaucoup sur ce projet pour alimenter dès 2011 en GNL son port méthanier de Gros-Cacouna.

Depuis, Gazprom s'est tourné vers le gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes. Les premières livraisons de gaz sont prévues pour 2014.

Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatOilHydro (Norvège) détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une société appartenant à 51 % à Gazprom. Cette société dirige la première phase de travaux de développement de cet immense champ gazier, dont les coûts sont estimés à plus de 10 milliards $US.

Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient construire une usine de liquéfaction de gaz naturel.

Pas de négos
Le producteur russe assure qu'il est actuellement prématuré de dire qui de Gaz Métro (Rabaska) ou de Petro-Canada (Gros-Cacouna) aura du gaz naturel pour faire tourner son port méthanier en 2014. « Ce qui est important, pour nous, c'est de démarrer d'abord la production de gaz naturel ici à Shtokman, ensuite il s'agira pour nous de trouver les bons partenaires en Amérique du Nord. »

Gazprom a d'ailleurs tenu à rectifier les propos tenus par l'ambassadeur de la Russie au Canada, Georgiy Mamedov, le mois dernier à Montréal. Le diplomate russe a avancé qu'il y aurait du GNL pour Gaz Métro, coupant ainsi les aspirations de Petro-Canada d'obtenir du gaz russe pour son projet de terminal à Gros-Cacouna.

« Ce n'est pas vrai puisque nous n'avons pas encore débuté nos négociations en vue d'alimenter en gaz naturel le marché nord-américain, a souligné le porte-parole de Gazprom. Il est donc prématuré de penser à une entente avec des partenaires en Amérique du Nord. »

Quant à une participation éventuelle de Gazprom dans un projet de port méthanier en Amérique du Nord, tout reste à faire. «On regarde les opportunités pour développer ce marché. Nous n'avons d'obligations envers personne. Comme je l'ai dit, il n'y a pas de négociations en place. On ne peut donc prétendre à ce moment-ci à une participation dans un projet ou un autre.»

Rappelons que Petro-Canada (Énergie Cacouna) et Gaz Métro (Rabaska) disent toujours négocier avec le géant russe pour alimenter au cours des 30 prochaines années leurs terminaux québécois en gaz naturel liquéfié.

À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna (Petro-Canada et TransCanada) espère exploiter un terminal méthanier dès 2014.

À Lévis, les promoteurs du projet Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge, prévoient toujours mettre en service en 2011 un port méthanier de 840 millions $, et ce, même si aucun contrat d'approvisionnement n'a été signé à ce jour.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Une autre installation de gaz liquéfié au Canada
ven. 7 mars 2008 - 16:39

Par Yves Gagné

Note de l'auteur : Cette nouvelle ne touche en aucun point la région de Lévis mais ce projet est presque 6 fois supérieur à celui de Rabaska.

Source : Radio-Canada.ca

La petite collectivité de Goldboro sur la côte est de la Nouvelle-Écosse pourrait bientôt connaître une croissance économique sans précédent.

Le ministre de la Défense nationale, Peter McKay, a annoncé vendredi que le projet de terminal de gaz naturel liquéfié et de quai longitudinal de l'entreprise Keltic Petrocheminal obtient le feu vert environnemental.

Keltic Petrocheminal propose de construire ces installations et une usine pétrochimique pour la production de plastique dans le comté de Guysborough, en Nouvelle-Écosse.

Le projet, qui a reçu l'aval de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale, doit encore obtenir des permis aux ministères des Transports et des Pêches et des Océans.

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Rabaska : l'opposition refuse de baisser les bras
mer. 5 mars 2008 - 7:25

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Des réponses vont devoir être apportées à plein de questions ignorées jusqu'à maintenant en matière de sécurité et de santé publique, de choix énergétiques et politiques, a observé le porte-parole du collectif Stop au méthanier (SAM), Jacques Levasseur, hier.

C'est néanmoins sans surprise que le Lévisien a accueilli le feu vert fédéral à Rabaska, ne serait-ce que parce que, a-t-il noté, « les liens du gouvernement Harper avec les lobbies du gaz et du pétrole sont bien connus ».

« Le OK fédéral ne légitime pas pour autant le projet ni ne le justifie. Cela indique seulement que le Québec peut être dorénavant approvisionné en gaz par la Russie plutôt que par l'Ouest canadien », a ajouté le médecin lévisien.

Cette autorisation du gouvernement Harper manquait encore à Rabaska, dont le projet a été approuvé en octobre par le gouvernement québécois. Un projet qui respecte « toutes les normes environnementales,qu'el­les soient fédérales ou provinciales » a, entre autres, souligné en après-midi le grand artisan du projet, Glenn Kelly. Et qui est passé par « une des évaluations les plus importantes et les plus exigeantes au Québec », a-t-il souligné.

Dans le même temps, la Chambre de commerce de Québec a publiquement constaté que Rabaska a maintenant en main « tous les outils nécessaires » à son développement.

Sa réalisation ne dépend plus effectivement que de contrats d'approvisionnement qui seraient conclus avec des producteurs de gaz naturel, l'entreprise russe Gazprom notamment. « Des pourparlers se poursuivent avec d'autres fournisseurs potentiels », a précisé le porte-parole Simon Poitras.

Mais pour le collectif regroupant l'ensemble du mouvement vert au Québec, il n'est pas question de déposer les armes. « Nous allons continuer. L'opposition ne s'arrêtera pas », a souligné le porte-parole du SAM.

Dans le propos de M. Levasseur, il est apparu que celle-ci passera par la poursuite du questionnement public. Comment le Québec peut-il jouer ses cartes à contre-courant en acceptant une dépendance envers Gazprom alors que l'Europe, et notamment l'Ukraine, fait tout ce qu'elle peut pour s'en libérer?

Que va-t-on faire avec les 122 familles et l'école Sainte-Famille avec les nouvelles normes de distance? Que va-t-on faire du constat récent du Collège des médecins de famille? Comment le fédéral peut-il user de deux poids, deux mesures entre le projet américain de Passamaquoddy et celui de Lévis? s'est, entre autres, interrogé l'opposant à Rabaska.

« Il va falloir regarder les vraies choses. Les masques vont maintenant devoir tomber », a-t-il affirmé.


Article de Marc Saint-Pierre. Reproduit avec autorisation.


Ottawa donne le feu vert à Rabaska
mar. 4 mars 2008 - 15:00

Par Yves Gagné

Source : Cyberpresse.ca

Ottawa donne le feu vert au projet Rabaska pour la construction d'un terminal méthanier à Lévis, a appris La Presse.

Le Bureau du Conseil privé en a fait l'annonce cet après-midi, en publiant sur son site internet le décret où il donne son aval.

Avec cette approbation d'Ottawa et après celle de Québec en octobre dernier, le promoteur franchit la dernière étape avant le début des travaux.

Rabaska est un projet de 800 millions de dollars, qui servira à accueillir le gaz naturel liquéfié transporté par quelque 60 méthaniers par année.

Des représentants des groupes d'opposants s'étaient rendus dans la capitale fédérale il y a quelques semaines pour rencontrer le ministre des Transports, Lawrence Cannon. Ils s'étaient dits satisfaits de leur entretien.

Article de Hugo de Grandpré

=> Autre article sur Radio-Canada.ca.


Gazprom songe à investir dans Rabaska
sam. 23 février 2008 - 7:02

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Une usine de liquéfaction en construction au Yémen par la pétrolière Total
Photo :Reuters

Non seulement le producteur de gaz naturel russe Gazprom songe à livrer du gaz naturel liquéfié (GNL) à Gaz Métro, mais il prendrait également une participation dans le projet de port méthanier Rabaska.

Selon nos informations, Gaz Métro a offert une participation à Gazprom dans le projet Rabaska. L'état des négociations serait, dit-on, avancé.

Hier, chez Gaz Métro, on marchait sur des oeufs. « Dans l'industrie, ce sont des choses qui se font », a indiqué le porte-parole Frédéric Grégorian, sans toutefois en dire davantage.

Chez Rabaska, le président Glen Kelly soutient que c'est maintenant une tendance dans l'industrie. « Et ce ne serait pas mal vu », a-t-il laissé entendre.

Pour l'heure, Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge partagent à part égale une participation dans Rabaska, un projet de terminal méthanier de 840 millions $ à Lévis, sur la rive-sud de Québec.

Jeudi, l'ambassadeur de la Russie au Canada, Georgiy Mamedov, a indiqué que Gazprom pourrait fournir du GNL à Gaz Métro. Une annonce pourrait survenir en mai, a-t-il dit. « Vous allez en avoir et il semble que ce sera Gaz Métro », a confié l'ambassadeur en marge d'une conférence tenue dans la métropole, coupant ainsi les aspirations de Petro-Canada d'obtenir du gaz russe pour son projet de terminal à Gros-Cacouna.

Le président de Rabaska dit décoder des propos du diplomate russe des nouvelles encourageantes. « Pour nous, c'est positif. Les négociations se poursuivent. »

Rabaska affirme être en pourparlers avec Gazprom, mais aussi avec d'autres fournisseurs potentiels. « On aimerait démarrer nos activités le plus tôt possible, soit en 2011 », fait valoir Glen Kelly.

Annuellement, le port méthanier Rabaska prévoit traiter 5 milliards de mètres cubes de gaz naturel, soit environ 500 millions de pieds cubes par jour.

Pas avant 2014
Il faut dire que si l'entente avec Gazprom va de l'avant, le gaz naturel russe ne sera pas disponible avant 2014. Il proviendrait du gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les réserves sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.

Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatoilHydro (Norvège) détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une société détenue à 51 % par Gazprom. Cette société dirige la première phase de travaux de développement du réservoir Shtokman, dont les coûts sont estimés à plus de 10 milliards $US.

Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient construire une usine de liquéfaction du gaz naturel. Cette usine alimenterait les navires méthaniers en GNL qui, par la suite, emprunteraient la mer Arctique et l'océan Atlantique avant d'entrer dans le golfe et le fleuve du Saint-Laurent pour s'amarrer au quai de Rabaska.


Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.


Rabaska : Un nuage se dissipe
jeu. 21 février 2008 - 23:13

Par Yves Gagné

Source : Radio-Canada.ca

L'ambassadeur de Russie au Canada, Georgiy Mamedov, a confirmé jeudi la nouvelle à la radio de Radio-Canada, après une allocution sur le partenariat économique entre la Russie et le Canada. Elle était prononcée devant les membres du Conseil des relations internationales de Montréal.

Le diplomate a précisé que c'est grâce à Gaz de France, qui est également partenaire dans Rabaska, que le terminal recevrait du gaz provenant d'un nouveau gisement situé en mer de Barents.

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Rabaska : Des entrepreneurs comptent sur le projet
jeu. 14 février 2008 - 17:14

Par Yves Gagné

Source : Radio-Canada.ca

Certains dirigeants d'entreprises affirment qu'ils ont besoin du gaz naturel qu'amènerait le port méthanier de Lévis.

À Lévis, des entrepreneurs s'inquiètent d'un éventuel échec du projet de port méthanier Rabaska. En plus des dizaines de millions de dollars en retombées économiques qu'amènerait le projet, certains dirigeants d'entreprises affirment qu'ils ont besoin du gaz naturel que fournirait le port. L'entrepreneur Martin Chouinard de Teknion Roy & Breton, croit qu'il y aura de moins en moins de gaz naturel disponible au cours des prochaines années. Actuellement, son entreprise qui fabrique des meubles s'approvisionne dans l'Ouest canadien.

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Ports méthaniers : Béchard n'écarte pas l'échec des deux projets
jeu. 14 février 2008 - 8:20

Par Yves Gagné

Source :Le Soleil

La difficulté de trouver des fournisseurs de gaz pourrait fort bien compromettre la réalisation des deux projets de port méthanier autorisés par Québec, estime le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard.

« J’étais la semaine passée à Boston et malgré tout le débat autour de l’implantation des ports méthaniers ou pas, la question de l’heure dans le secteur énergétique, et plus particulièrement au niveau du gaz naturel, c’est l’approvisionnement  », remarque le ministre. Si le gouvernement a jugé les projets qui lui étaient présentés en considérant notamment qu’il fallait « se donner des chances d’avoir du gaz », le facteur décisif de leur réalisation ou non est l’approvisionnement, insiste M. Béchard. « Et ça, c’est une difficulté que toutes les entreprises gazières, au Québec ou ailleurs dans le monde, rencontrent. »

C’est dans ce contexte, poursuit-il, qu’il est « fort possible » que malgré le fait que le gouvernement ait autorisé Rabaska et Cacouna, aucun des deux ne voie le jour faute d’approvisionnement. « C’est ce qui se passe avec Cacouna. On va voir comment ça va aller avec Rabaska. » Claude Béchard ne se montre pas ébranlé par les questions soulevées, à Boston justement, par les ennuis du Catalunya Spirit, un méthanier en panne qui a dérivé pendant plusieurs heures, lundi, au large de Cape Cod, avec une pleine cargaison de gaz naturel liquéfié.

Une porte-parole du maire de Boston, Thomas Menino, a déclaré que cette panne était une raison supplémentaire d’éliminer progressivement les allées et venues des méthaniers à travers la ville et d’accélérer la construction d’installations de transbordement en mer, au large de la baie du Massachusetts, comme le rapportait hier le quotidien Boston Globe. « Il y a des choses contre lesquelles vous ne pouvez simplement pas vous protéger », ajoutait Dorothy Joyce. Évoquant la possibilité qu’un tel problème se produise plus proche de la côte, un sénateur démocrate cité par le Globe, Anthony Gallucio, a qualifié la panne du Catalunya Spirit d épouvantable et alarmante ». Dans le cas de Rabaska, affirme M. Béchard, les craintes émises au début du processus d’étude ont trouvé des réponses et donné lieu à des mesures au fur et à mesure que le projet avançait. « Dans les décrets finaux, il y a des contraintes qui sont amenées et à date, tous les ministères impliqués ont émis des avis finaux qui étaient favorables. » (Sa collègue à l’Environnement, Line Beauchamp, préfère dire qu’« aucun avis n’était défavorable  ».)

« Prenons l’exemple des bélugas à Cacouna : c’est sûr qu’au début, Pêches et Océans avait des réserves, dit M. Béchard. C’est pour ça qu’il a amené des éléments de contrainte au promoteur pour faire en sorte que des correctifs soient apportés. À la fin, si ces correctifs ne sont pas apportés, c’est sûr que le projet ne se réalise pas. C’est la même chose dans le cas des autres projets. 

La Garde côtière américaine et l’opérateur du Catalunya Spirit ont annoncé hier que l’électricité était revenue sur le navire, qui avait été remorqué en lieu sûr mardi. Mais les efforts se poursuivaient pour lui rendre sa propulsion. Même s’il a dérivé lundi sur une mer agitée par des vagues de 12 pieds et des vents de plus de 30 nœuds, le méthanier n’a subi ni fuite, ni dommage struc­turel. Une vingtaine de bateaux demeurent toutefois dans les environs pour parer à d’éventuels dommages environnementaux et 150 autres peuvent y être dépêchés dans les 8 à 10 heures, souligne la Garde côtière.


Article de Martin Pelchat. Reproduit avec autorisation.


Contrat d'approvisionnement de gaz : Rabaska croit avoir d'autres options
lun. 11 février 2008 - 7:21

Par Yves Gagné

Source : MédiaMatinQuébec

Malgré la menace d’une contestation judiciaire au Québec et l’abandon du projet d’usine de GNL de Gazprom dans la mer Baltique, le port méthanier Rabaska tient la route et vise toujours sa première pelletée de terre d’ici l’automne.

Le président et chef des opérations de Rabaska, M. Glenn Kelly, tente de rassurer les différents acteurs économiques en affirmant que le projet Rabaska va bon train.

«On a un beau site et un bon marché. Nous avons toutes les approbations nécessaires au projet», a-t-il signalé, hier, au cours d’un entretien au MédiaMatinQuébec.

Malmené par les opposants au port méthanier depuis une semaine, Rabaska vient également de perdre un éventuel fournisseur de GNL avec la décision de la société russe Gazprom de renoncer à son projet d’usine de liquéfaction de 3,5 milliards de dollars, dans la mer Baltique.

«C’est certain qu’on est déçu, mais nous négocions toujours avec Gazprom, qui a un autre projet de GNL pouvant possiblement alimenter Rabaska», annonce M. Kelly. Cet autre projet est celui de Shtokman, estimé à 20 milliards de dollars et considéré comme le plus grand gisement de gaz naturel encore inexploité dans le monde.

Propriété de Gazprom, Shtokman est situé sous la mer de Barents, à 550 km de la Russie et de la Norvège, et il renferme 3,7 milliards de mètres cubes de gaz.

À la fin de l’année dernière, Gazprom s’est entendu avec la norvégienne Statoil et la société française Total pour développer ce projet. Ces trois partenaires prévoient que Shtokman livrera non seulement du gaz pour alimenter les gazoducs russes, dont le Nord Stream, qui sera relié à l’Allemagne en passant sous la mer Baltique, mais qu’il fournira aussi du gaz liquéfié par bateau, vers l’Europe.

Pour Glenn Kelly, c’est un projet intéressant qui pourrait servir de courroie d’alimentation en GNL au port méthanier de 840 millions proposé à Lévis par Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge.

«L’ingénierie de base de Shtokman est en cours de réalisation et certains travaux sont amorcés. Cette usine figure effectivement parmi les fournisseurs éventuels du projet Rabaska», avance Glenn Kelly.

Les options
Selon Gazprom, la construction de l’usine de liquéfaction de gaz naturel de Shtokman devrait débuter au deuxième trimestre 2008 et être opérationnelle en juillet 2013, ce qui correspond à l’échéancier de construction du projet Rabaska,

rétorque M. Kelly. Ce dernier refuse cependant de dire que ce fournisseur potentiel de GNL est le plus sérieux pour Rabaska. «Nous avons des négociations avec plusieurs autres, mais des ententes de confidentialité nous empêchent d’en parler», se défend-il.

Le comité de négociations en GNL pour Rabaska, formé de représentants de Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge, dont fait partie M. Kelly, espère toujours conclure une entente avec un fournisseur d’ici la fin du mois de mars.

Il est donc possible qu’un quatrième partenaire joigne le consortium Rabaska si le fournisseur de GNL exige une participation dans le terminal québécois, ce qui est actuellement pris en considération par la direction, dit M. Kelly.


Article de Annie St-Pierre. Reproduit avec autorisation


Rabaska : la population appuie le projet, dit Line Beauchamp
mer. 6 février 2008 - 6:08

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

Le gouvernement Charest n’a pas du tout l’intention de reculer avec Rabaska parce que la population se range majoritairement derrière l’idée de construire un terminal méthanier à Lévis, sur la rive sud, du fleuve en face de Québec.

Line Beauchamp, la ministre chargée de parrainer l’implantation d’un port de transbordement du gaz naturel, a évoqué cet endossement populaire pour se montrer très à l’aise avec un projet qui continue de susciter la polémique.

«La décision du gouvernement (d’aller de l’avant avec Rabaska) est prise, a décrété Mme Beauchamp, hier matin. Et, moi, je sens, notamment dans la région de la Capitale-Nationale et dans Chaudière-Appalaches, que cette décision a été bien accueillie et obtient l’appui de la population.»

La ministre de l’Environnement a tenu à réitérer cette conviction, en après-midi, à la sortie du caucus des députés libéraux. Rabaska bénéficie «d’une forte adhésion publique».

Mme Beauchamp s’est dite renversée que des journalistes suggèrent que le gouvernement dissimule des études parce que trois ministères n’ont pas remis au Soleil des avis sur le projet de terminal, avis demandés en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Un volumineux rapport par le BAPE (le Bureau d’ audiences publiques sur l’environnement), une étude d’impact environnemental par l’Environnement, des fonctionnaires «fédéraux qui se sont penchés sur la question, (...) nous le savons que c’est un dossier qui fait l’objet d’un long débat public», a-t-elle plaidé.

Parole de la ministre
La ministre a indiqué qu’une analyse de risques rédigée par le promoteur, mais validée par les fonctionnaires, a précisé son entourage, «démontre que le site (de Lévis) est acceptable du point de vue des risques» à la santé et la sécurité.

Line Beauchamp a tenu à suggérer que le projet pourrait tomber si le promoteur se désiste.

«Si le projet va de l’avant, et j’insiste en le disant, d’autres étapes s’en viennent. Ce sont les certificats d’autorisation qui doivent être accordés au promoteur sur la base du respect d’exigences. Vous avez ma parole que le ministère, comme dans tout projet de cette nature, sera vigilant et sévère sur le respect de ces conditions.»


Article de Michel Corbeil. Reproduit avec autorisation.


Une bordée de Rabaska
mar. 5 février 2008 - 13:43

Par Pascal Petitclerc

Si les pro-Rabaska croyaient que le débat sur le dossier était clos… Plus que jamais le controversé projet est à l'avant-plan de notre actualité. Voici ici quelques liens d'intérêts :


Les dessous de Rabaska : PQ et ADQ exigent les études des ministères
mar. 5 février 2008 - 7:12

Par Yves Gagné

Source : Le Soleil

L'endroit choisi à Lévis pour ériger le port méthanier se situe en milieu agricole.
Photothèque Le Soleil

Péquistes et adéquistes ont uni leurs voix hier pour obtenir que le gouvernement Charest dévoile les avis de tous ses ministères sur le projet Rabaska. Le Soleil a révélé hier que trois ministères importants ont bloqué les demandes d?accès à ces documents. Il s?agit de la Sécurité publique, des Transports et des Ressources naturelles. Par ailleurs, deux ministères - figurant parmi les neuf consultés - ont affirmé n?avoir produit aucun rapport écrit.

Le critique péquiste Camil Bouchard a demandé que tous les avis soient divulgués, et que les ministères touchés qui n'ont pas publié d'avis, dont la Justice, l'Agriculture et la Culture, soient mis à contribution.

M. Bouchard a réitéré sa demande du 6 octobre dernier, que le gouvernement fasse valider par des experts indépendants la méthodologie du processus d'évaluation des risques terrestres associés au port méthanier. La ministre Line Beauchamp a rejeté cette demande. Le député Bouchard fait remarquer que les fonctionnaires ont fait ce travail après que les ministres Claude Béchard et Philippe Couillard eurent accordé leur appui au projet Rabaska, ce qui a entaché leur apparence de neutralité.

« Quand on a affaire à un projet aussi important et pour lequel les gens se sentent aussi vulnérables, il faut mettre à la fois sa ceinture et ses bretelles » a-t-il expliqué.

Du côté de l'ADQ, le député Christian Lévesque a aussi demandé la publication des avis des ministères. M. Lévesque, qui appuie le projet de port méthanier, dit s'être fié au rapport du BAPE. « J'ai toujours été un homme d'affaires, je n'ai pas de notion de sécurité ou d'environnement. Les seules choses sur lesquelles je puisse me fier, ce sont les conclusions du BAPE. On n'a surtout pas besoin d'ombre dans ce dossier-là, pour que les gens se disent dans 20 ans qu'on n'a pas pris la bonne décision. » Il a conclu que, si un rapport devait soulever des doutes sur la sécurité des gens, il retirerait son appui au projet.

Non aux demandes
Le gouvernement, pour sa part, a opposé une fin de non-recevoir aux demandes de publication des avis. La ministre Line Beauchamp a pris prétexte du fait que le projet Rabaska comprend aussi un gazoduc qui n'a pas encore été approuvé. Les études, a-t-elle dit, ne sont pas complétées. Elle a nié avoir déclaré que tous les avis des ministères étaient favorables. «J'ai dit qu'aucun ministère n'avait émis d'avis défavorable», a-t-elle nuancé, pour dire ensuite que les ministères n'ont pas nécessairement publié d'avis.

« Le meilleur exemple, c'est la Culture. Elle a été consultée, à un point tel que le ministère est allé jusqu'à visiter le site en bateau avec des représentants de la Culture. Il y a eu des échanges, et ce que ça a donné à la fin, c'est un décret avec des conditions imposées au promoteur. Voilà un processus où vous ne trouvez pas d'avis à la fin. »

Priée de dire si elle avait lu l'avis de la Sécurité publique, elle a répondu : « Sincèrement, je ne peux même pas vous répondre s'il y a un avis écrit ou pas. Si vous me demandez si j'ai lu chacun des avis ou des courriels entre mon ministère et la Sécurité publique, la réponse est non. Je travaille à partir du travail fait par mes fonctionnaires, qui me disent qu'il n'y a aucun avis défavorable ».