Lévis Urbain : Catégorie Port Méthanier
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Rabaska : Québec cède une partie du fleuve
mer. 23 juillet 2008 - 7:11 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Un grand voyage est constitué d’une suite de petits pas et c’est bien
ce que Rabaska vient de faire en obtenant l’autorisation du gouvernement
québécois d’utiliser le lit du fleuve Saint-Laurent pour installer ses
quais.
L’État québécois vient effectivement de lui céder par bail locatif d’une
durée de 55 ans une partie de son « domaine hydrique » pour installer
les quais destinés à desservir son terminal méthanier. Selon le libellé
du décret gouvernemental recommandé par la ministre du Développement
durable, Line Beauchamp, les installations riveraines et fluviales
comprennent « une jetée maritime, un quai d’amarrage muni de digues
déflectrices et des installations d’amarrage et de déchargement de gaz
naturel liquéfié (GNL) ».
Le même décret précise que la superficie qui fait l’objet du bail est
comprise à l’intérieur des limites du territoire lévisien et qu’elle
fait 51,6 hectares.
Pas de montants évoqués Les modalités de la location
ne sont pas pour l’heure précisées.
Plus tôt cette année, Rabaska et Gazprom ont conclu un accord selon
lequel la société russe deviendra un des actionnaires du futur terminal
méthanier lévisien et «contractera la pleine capacité du terminal de
regazéification», a confirmé à ce moment le nouveau tandem dans un
communiqué commun.
« Les parties estiment pouvoir conclure des accords définitifs d’ici la
fin de l’année », ont ajouté les deux entités corporatives.
L’horizon qui est évoqué pour les premières livraisons de gaz russe se
situe en 2014, ce qui rend plausible un lancement des travaux du
terminal quelque part en 2011.
Le projet dispose déjà des autorisations québécoises et fédérales
requises. Il implique un investissement de 840 millions $. Il est aussi
porteur de retombées fiscales importantes, pour la Ville de Lévis
notamment.
Article de Marc Saint-Pierre.
Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Beaumont s'accroche
jeu. 10 juillet 2008 - 7:31 |
Par Yves Gagné
Source : MédiaMatinQubec
Les élus de Beaumont ont décidé de poursuivre la lutte contre le
projet Rabaska en portant en appel le jugement défavorable sur le
règlement qui aurait pu empêcher la construction du terminal méthanier.
Une résolution a été adoptée lundi soir, au conseil municipal. Beaumont
voulait interdire l’entreposage de substances explosives et de
combustibles sur son territoire jusqu’à un kilomètre hors des limites de
son territoire, ce qui inclut le terrain où sera construit le terminal.
La Ville de Lévis, favorable au projet, avait voté un règlement
contraire, d’où l’origine du litige. Le 10 juin, la Cour supérieure a
statué que le règlement 523 adopté par Beaumont en décembre 2005 n’était
pas valide.
Parmi les arguments invoqués, la municipalité parle d’un jugement
sommaire et expéditif du juge de première instance Ross Goodwinn. « Dans
un projet de ce type, où les droits humains sont vraiment en cause,
plusieurs s’attendaient à un jugement empreint de sagesse et d’équité »,
disent-ils. Le conseiller Pierre-Paul Sénéchal reconnaît que c’est l’une
des dernières armes.
« Dans le chapeau juridique effectivement, nous avions un budget de 24
000 $ et les démarches ont coûté 7000 $ en Cour supérieure seulement. »
Ce dernier assure que les opinions sont demeurées inchangées, même si
les citoyens sont moins actifs. « Ils sont complètement lésés .»
Report exigé Beaumont demande également à Rabaska de
surseoir à son projet d’enquête sur les impacts psychosociaux du projet.
L’arrivée du géant russe Gazprom a passablement modifié le contexte et
les échéanciers selon eux. Dans les circonstances, l’enquête risque
d’être mal reçue par les citoyens. « Une telle enquête représente une
opération délicate. Il convient donc que le climat soit à la
participation, à la confiance et non à la confrontation.»
Article de Jean-François Racine Reproduit avec autorisation
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Conflit autour du plan d'urgence de Rabaska
ven. 20 juin 2008 - 12:48 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Litige autour de la divulgation du plan des mesures d’urgence du
projet Rabaska. Saisie par la requête du citoyen Gaston Cadrin, la
Commission d’accès à l’information entendait mercredi les différentes
parties. Rabaska et la Ville de Lévis, uniques dépositaires du document,
s’opposent à la demande.
C’est à titre personnel que Gaston Cadrin, président du Groupe
d’initiatives et de recherches appliquées au milieu et opposant au
projet Rabaska, plaidait sa cause devant le tribunal administratif. Seul
devant les avocats des deux défendeurs, M. Cadrin a exigé que soit rendu
public le plan d’urgence, également réclamé, dit-il, par les 600
familles vivant dans un rayon de trois kilomètres du futur terminal.
« En refusant de révéler les risques et les mesures d’urgence auxquelles
la population sera exposée, on lui demande ni plus ni moins qu’un acte
de foi. On veut la mettre devant le fait accompli ». En janvier, M.
Cadrin avait demandé copie du plan à la Ville de Lévis, qui lui avait
adressé une fin de non-recevoir.
La Ville de Lévis et Rabaska arguent que le document doit rester
confidentiel pour des raisons de sécurité. Ils avancent qu’une fois
rendu public, le document pourrait tomber entre les mains de personnes
malveillantes ou même de terroristes, ce qui pourrait compromettre la
sécurité des employés du terminal, des équipements, des partenaires et
des citoyens avoisinants. « C’est l’obligation d’une industrie qui
pourrait avoir des conséquences graves pour les biens et les personnes
de garder confidentielle la majorité des éléments d’un plan d’urgence ».
Olivier Denoux, directeur sécurité et environnement du projet Rabaska, a
témoigné devant l’audience et a rappelé que la confidentialité était
aussi motivée par la nature itérative du plan. « Comme le document
évolue à mesure que le projet avance, il est important qu’il reste entre
peu de mains afin que différentes versions ne se mettent pas à circuler
». Le chef du service de sécurité incendie de Lévis, Dominic Fortin, qui
a également témoigné, a rappelé qu’un plan final n’est exigé que six
mois avant la mise en chantier du terminal méthanier, prévue pour 2011.
M. Cadrin a souligné que le plan aurait dû être déposé lors des
audiences publiques du BAPE tenues en 2007. Or, seule une analyse de
risques technologiques lui aurait été remise afin de répondre aux
directives du ministère de l’Environnement.
M. Fortin a fait un survol du volumineux plan, élaboré par la Société
Prudent. Les nombreuses mesures d’urgence comprennent entre autres les
mécanismes de déploiement des intervenants, les réseaux de
communication, les procédures d’évacuation et les interventions
spécifiques contre les incendies, les pannes d’électricité, les alertes
à la bombe et autres. Elles dévoilent également les formulaires
d’accréditation et l’emplacement des installations névralgiques et des
lieux de rassemblement.
La commissaire Hélène Grenier doit rendre sa décision d’ici trois mois.
Article de Jean-Frédéric Légaré. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska en 2010 ??
mar. 17 juin 2008 - 23:44 |
Par Pascal Petitclerc
Le dernier sondage du Journal
Le Peuple: La mise en chantier du projet Rabaska serait lancée en
2010. Y croyez-vous ? Répondez sur le site du journal.
=> Les résultats
jusqu'à maintenant.
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Rabaska: Les opposants perdent une autre bataille
mer. 11 juin 2008 - 23:29 |
Par Pascal Petitclerc
Tel que rapporté par Radio-Canada.ca,
les opposants au projet Rabaska
à Lévis perdent une de leurs dernières armes. La municipalité de
Beaumont a été déboutée en Cour supérieure dans sa contestation contre
la Ville de Lévis.
La validité d'un règlement municipal adopté par Beaumont était au coeur
du débat. La municipalité avait adopté en décembre 2005 un règlement
interdisant l'entreposage de matières dangereuses et inflammables
jusqu'à 1 km des limites de son territoire, soit jusqu'à l'emplacement
choisi pour l'établissement du terminal méthanier à Lévis. La Ville de
Lévis, quant à elle, favorable au projet Rabaska, avait adopté un
règlement contraire.
Le juge s'est rendu aux arguments de Lévis et de Rabaska qui ont fait
valoir que le règlement de Beaumont n'était jamais entré en vigueur et
donc que la municipalité ne pouvait interdire l'entreposage de matières
dangereuses à Lévis.
Tout
les détails =>
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Opposition à Rabaska - Débat devant les tribunaux
lun. 2 juin 2008 - 13:37 |
Par Pascal Petitclerc
C'est aujourd'hui que l'opposition au projet
Rabaska se retrouve devant les tribunaux. La
Cour supérieure entend la cause qui oppose la Ville de Beaumont à
celle de Lévis. La validité d'un règlement municipal adopté par la Ville
de Beaumont dans le but d'empêcher Rabaska d'établir ses installations à
la limite du territoire de la municipalité est au coeur du débat.
La municipalité de Beaumont a adopté en décembre 2005 un règlement qui
interdit l'entreposage de matières dangereuses et inflammables à un
kilomètre de ses limites. Or, Rabaska entend s'installer à l'extrémité
est de Lévis, aux limites du territoire de Beaumont.
En mai 2007, la Ville de Lévis a répliqué avec un autre règlement qui
permet l'entreposage de matières dangereuses dans le secteur concerné.
Selon
Radio-Canada.ca, la Ville de Beaumont estime que son règlement a
préséance sur celui de la
Ville de Lévis. Lévis, quant à elle, entend démontrer que le
règlement de Beaumont n'est pas valide parce qu'il n'est jamais entré en
vigueur. Lévis soutient que le règlement n'a pas force de loi, car le
ministère de l'Environnement ne l'a pas approuvé.
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Rabaska : Les opposants reviennent à la charge
mer. 21 mai 2008 - 16:32 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Selon Radio-Canada.ca, malgré l'entente intervenue entre Rabaska et
Gazprom la semaine dernière, les opposants au projet de terminal
méthanier à Lévis continuent de livrer bataille.
Les opposants, qui soulignent que la construction du terminal a été
repoussée à 2010, veulent profiter de ce délai pour faire le point. Ils
réclament notamment que les citoyens qui vivent dans un rayon de 3 km de
l'emplacement choisi pour le terminal méthanier soient consultés par
référendum.
Tout
les détails =>
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Du gaz à Rabaska en 2014
ven. 16 mai 2008 - 5:27 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Gazprom a tellement aimé le projet Rabaska qu’il a accepté hier d’en
devenir actionnaire. Le géant russe prévoit maintenant livrer ses
premières cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) au terminal de Lévis
en 2014.
« On ne se présente pas ici les mains vides. Il y a aura du gaz pour
Rabaska pour de longues années », a indiqué hier le numéro deux de
Gazprom, Alexander Medvedev, lors d’un point de presse dans la capitale.
Comme Le Soleil l’a révélé mardi, le producteur russe de gaz naturel a
confirmé qu’il avait choisi le projet Rabaska pour commencer le
déploiement de sa plate-forme énergétique en Amérique du Nord.
Pour faire place à Gazprom au sein de l’actionnariat de Rabaska, les
promoteurs Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge ont toutefois convenu de
réduire leur participation égalitaire dans le projet de terminal
méthanier.
De combien? « Entente confidentielle », a laissé entendre le
vice-président de Gazprom avant d’ajouter que la participation de sa
société dans Rabaska se voulait « équitable » et « qu’il ne se sentait
aucunement discriminé » par l’accord.
Hier, chez Gaz Métro, on jubilait. « C’est un grand jour pour le Québec,
a fait savoir la présidente Sophie Brochu. On y a toujours cru et
aujourd’hui on récolte les fruits de nos efforts. »
Le Québec d’abord
Selon le vice-président de Gazprom, le gaz russe devrait desservir en
priorité les marchés québécois et ontarien. « Le marché canadien est
très attrayant », a-t-il fait savoir.
Car pour Gazprom, la prise de participation dans Rabaska s’inscrit dans
une première démarche d’affaires en Amérique du Nord. Hier, M. Medvedev
a fait savoir que la société russe avait l’intention de desservir
d’autres terminaux méthaniers en Amérique. Il a cependant fermé la porte
à un partenariat éventuel avec Énergie Cacouna dans le Bas-Saint-Laurent.
Plusieurs experts soutiennent d’ailleurs que les prix du gaz naturel
nord-américain seront appelés à « exploser » au cours des prochaines
années.
Pour l’heure, 1000 pieds cubes de gaz naturel se vendent en Amérique du
Nord près de 12 $US, alors que la même quantité s’écoule au double du
prix en Europe et au triple dans certains marchés asiatiques comme le
Japon.
« Gazprom fait le pari que le prix du gaz naturel pourrait progresser de
façon importante en Amérique du Nord d’ici 5 à 10 ans », a fait
remarquer hier le professeur spécialiste des questions énergétiques à
l’Université Laval Jean-Thomas Bernard.
D’après ce dernier, la forte demande pour le gaz naturel en Amérique du
Nord devrait pousser les prix vers le haut au fur et à mesure que les
réserves de l’Ouest canadien et des États-Unis s’amenuiseront.
Une situation que la grande patronne de Gaz Métro ne voit pas du même
œil. « C’est un peu comme le principe de la deuxième boulangerie dans un
village, a-t-elle illustré. Une nouvelle source d’approvisionnement
devrait donc aider à stabiliser les prix. »
D’ici là, Gazprom et ses nouveaux partenaires d’affaires ont convenu de
se revoir d’ici la fin de l’année pour conclure définitivement des
accords sur les approvisionnements à venir.
Le président de Rabaska, Glenn Kelly, aimerait d’ailleurs s’entendre sur
un contrat d’approvisionnement ferme d’une durée de 25 ans dont la
valeur estimée pourrait dépasser les 20 milliards $.
Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.
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Il faut établir une limite de temps au consortium Rabaska
ven. 16 mai 2008 - 5:20 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Une limite de temps devra être tracée au consortium Rabaska au-delà
de laquelle il lui faudra remballer son projet, a estimé hier le
conseiller municipal lévisien Jean-Claude Bouchard.
« Ce qu’il faut constater, c’est que Rabaska garde en otage une partie
importante du territoire de Lauzon et sa population. Il est impensable
que cette partie du territoire lévisien demeure gelée pour un projet qui
ne se réalisera peut-être jamais. La situation actuelle ne pourra durer
indéfiniment », a indiqué le conseiller indépendant de l’est lévisien,
qui siège aussi au comité exécutif de Danielle Roy-Marinelli.
Pour lui, l’entrée en scène inopinée de Gazprom à la faveur du tournoi
de hockey, cette semaine, est sans plus «une opération marketing»
orchestrée par des agences de communication destinée à calmer les
actionnaires des entreprises du consortium, de Gaz métropolitain
notamment. Des actionnaires, dans l’esprit de M. Bouchard, qui doivent
se demander quand ils auront un retour sur les « 50 millions $ »
englouties jusqu’à présent dans un projet qui est encore bien loin de
pouvoir compter sur un approvisionnement en gaz.
« Cet approvisionnement se matérialisera quand les Québécois seront
disposés à payer leur gaz naturel à un prix beaucoup plus élevé, au même
prix que les Européens et les Asiatiques. Ce ne sera pas demain la
veille », a-t-il évalué.
Dans le propos du vice-président de Gazprom, Alexander Medvedev, et dans
une communication écrite de l’entreprise russe, il est apparu que le gaz
russe serait disponible en 2014. Dans le même temps, le président de
Rabaska, Glenn Kelly, a indiqué que «l es chances que l’on débute la
construction du terminal cet été ne sont pas très élevées ».
Pendules à l’heure De l’avis du président du Giram
(Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu), Gaston
Cadrin, le propos du vice-président Medvedev a le mérite de mettre les
pendules à l’heure quand il indique que le Canada est « la meilleure
porte d’entrée pour le marché nord-américain ».
« Rabaska s’en est toujours tenu à certaines restrictions mentales en
affirmant que son gaz était destiné au Québec et à l’est ontarien. Les
opposants, dont le Giram, ont toujours soutenu que le gaz était destiné
aux États-Unis. Il nous donne raison », a noté M. Cadrin.
A son avis, l’entrée de Gazprom dans le décor et son intérêt pour le
marché US n’augure toutefois rien de bon du point de vue des opposants
advenant la réalisation du projet. « Avec Gazprom, c’est non pas deux
réservoirs mais quatre qui pourront être requis pour desservir un marché
de l’importance des États-Uni s», a-t-il supputé, évoquant un terminal
méthanier agrandi et beaucoup plus actif, qui prendrait beaucoup plus de
place dans l’est lévisien qu’initialement démontré.
Protocoles Dans une intervention sur les ondes d’une radio
locale, la mairesse Danielle Roy-Marinelli a indiqué en ce qui concerne
Lévis que les ententes et protocoles conclus avec Rabaska tiennent
toujours.
Parmi diverses considérations, les ententes Lévis-Rabaska stipulent que
le consortium verse 37 500$ par trimestre pour la période précédant la
mise en chantier du terminal, ce dont il s’acquitte depuis le 1er
juillet 2006. Selon les mêmes accords, c’est 400 000$ par année civile
qui échoiront à la ville pendant la construction. Une fois son terminal
en exploitation, Rabaska versera 7 millions $ par an dans les coffres
municipaux, une somme indexée annuellement.
Article de Marc Saint-Pierre.
Reproduit avec autorisation.
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Port méthanier de Lévis : Rabaska reporte le début de la construction
mer. 14 mai 2008 - 6:52 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Faute d’approvisionnement gazier suffisant d’ici 2011, les promoteurs
du projet Rabaska repoussent le début de la construction de leur port
méthanier de Lévis, a appris Le Soleil.
« Les chances que l’on débute la construction du terminal cet été ne
sont pas très élevées», a confirmé hier le président de Rabaska, Glen
Kelly.
Les promoteurs de Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, Gaz de
France et d’Enbridge, prévoyaient débuter la construction de leur
terminal de gaz natu-rel liquéfié (GNL) de 840 mil-lions $ le mois
prochain. L’entrée en service du terminal était prévue pour 2011.
Or, sans contrat d’approvisionnement garanti en GNL, les promoteurs
pourraient reporter la construction du terminal méthanier de trois ans.
Pour l’heure, Rabaska négocie toujours une entente d’approvisionnement
avec le producteur russe Gazprom. Hier, Glen Kelly a soutenu que les
pourparlers allaient bon train. « On est optimiste », a-t-il soutenu.
Rabaska aimerait s’entendre sur un contrat d’approvisionnement d’une
durée de 25 ans d’une valeur estimée à plus de 20 milliards $. « Cela ne
se négocie pas sur le coin d’une table », a ajouté M. Kelly.
Chez Gazprom, on est confiant d’en arriver à la rédaction d’une «lettre
d’intention» prochainement avec Rabaska. « Lorsque l’on débute des
négociations, c’est pour obtenir des résultats », a laissé entendre le
vice-président, Alexander Medvedev de passage ces jours-ci à Québec.
Pas avant 2014 Il faut dire que si une entente avec Gazprom se
réalise, le gaz naturel russe ne sera pas disponible avant 2014. Il
proviendrait du gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les
réserves sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.
Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatOilHydro (Norvège)
détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une
société détenue à 51 % par Gazprom. Cette société dirige la première
phase de travaux de développement du réservoir Shtokman, dont les coûts
sont estimés à plus de 10 milliards $US.
Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient
construire une usine de liquéfaction du gaz naturel. Cette usine
alimenterait les navires méthaniers en GNL qui, par la suite,
emprunteraient la mer Arctique et l’océan Atlantique avant d’entrer dans
le golfe et le fleuve du Saint-Laurent pour s’amarrer au quai de Rabaska.
Annuellement, le port méthanier Rabaska prévoit traiter cinq milliards
de mètres cubes de gaz naturel, soit environ 500 millions de pieds cubes
par jour.
Article de Pierre Couture. Reproduit avec autorisation.
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Rabaska parmi les élus de Gazprom
mar. 13 mai 2008 - 6:49 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
S’il est officiellement à Québec pour le Championnat mondial de hockey,
le vice-président du producteur russe Gazprom n’aura pas fait qu’une
visite de courtoisie dans la capitale. Alexander Medvedev a annoncé hier
qu’il signera cette semaine une «lettre d’intention» avec Rabaska pour
l’approvisionnement de gaz naturel, en plus de rencontrer les
représentants d’une douzaine d’entreprises à l’occasion d’un déjeuner ce
matin.
Rabaska et Gaz Métro, Énergie Cacouna et Petro-Canada, SNC-Lavalin,
Desjardins Valeurs mobilières, Alcan : ces entreprises font partie du
groupe sélect qui assistera au déjeuner d’affaires organisé au Château
Frontenac par l’Association d’affaires Canada-Russie Eurasie (CERBA). Il
permettra à une quarantaine de représentants d’une douzaine
d’entreprises de prendre contact avec M. Medvedev et d’entendre sa
vision de Gazprom ainsi que de la collaboration avec l’Amérique du Nord.
La plupart des entreprises présentes sont directement liées au secteur
de l’énergie. Les consortiums Rabaska (Gaz Métro, Gaz de France,
Enbridge) et Énergie Cacouna (Pétro-Canada et TransCanada) cherchent
tous deux à obtenir un approvisionnement en gaz naturel liquéfié pour
que leur projet respectif de terminal méthanier se réalise.
M. Medvedev avait d’ailleurs laissé présager des avancées possibles
samedi, en disant « que nous pensons que c’est le bon moment pour
entreprendre le dialogue » avec les promoteurs des deux ports
méthaniers. Hier, il précisait encore sa pensée en indiquant que Gazprom
signera cette semaine une « lettre d’intention » avec Rabaska pour
l’approvisionnement en gaz naturel. Une annonce officielle à cet effet
est prévue plus tard cette semaine. M. Medvedev montre cependant moins
d’intérêt pour le moment pour Cacouna, bien que l’idée de s’entendre
avec ce promoteur n’est pas écartée.
Entreprises discrètes Hier, les entreprises interrogées
étaient peu bavardes sur l’objectif et les gains d’une telle rencontre,
bien qu’elles jugeaient important d’y assister.
« Ce n’est pas une séance de négos, on ne s’assoit pas un à un avec lui.
C’est un déjeuner », a précisé Simon Poitras, porte-parole de Rabaska.
Ce dernier n’a par contre pas voulu en dire plus sur la nature des
discussions qui pourraient en émerger ou en résulter. « L’ensemble de
nos négociations avec tous les fournisseurs sont tenues par des ententes
de confidentialité .»
Frédéric Krikorian, responsable des affaires publiques et
gouvernementales pour Gaz Métro, pense que les gens seront surtout en
«mode écoute» au moment du déjeuner. «J’imagine que les entreprises qui
veulent pousser des choses plus loin, ce n’est pas nécessairement la
place», a-t-il commenté.
Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard,
doit faire une allocution de quelques minutes. Son attaché de presse,
Pascal D’Astous, indique que le ministre accueillera les invités et
parlera du 400e de Québec, mais ne compte pas dire un mot sur les ports
méthaniers.
Pour le maire de Cacouna, Jacques M. Michaud,ce sera une rencontre de
bonne entente et de relations publiques. «Tout ce beau monde va se
serrer la main, mais aucune décision importante ne sera prise», dit-il,
ajoutant n’avoir jamais perdu espoir.
C’est que le milieu économique louperivois avait été choqué en février
d’apprendre que le projet de terminal méthanier de 1 milliard $ avait
été mis en veilleuse, possiblement jusqu’en 2015.
« C’est encourageant de voir que les négociations se poursuivent », a
fait valoir le directeur général de la Chambre de commerce de la MRC de
Rivière-du-Loup, Pierre Levesque.
Avec la collaboration de Marc Larouche et de François Bourque.
Article d' Anne Drolet. Reproduit avec autorisation.
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Approvisionnement en gaz naturel : Gazprom discutera avec Gros-Cacouna et Rabaska
dim. 11 mai 2008 - 7:11 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le vice-président de Gazprom, le plus grand fournisseur russe de gaz
naturel, rencontrera mardi à Québec les promoteurs des terminaux
méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna, a appris Le Soleil.
Alexander Medvedev, qui est aussi chef de Gazprom-export, discutera
entre autres avec Gaz Métro (Rabaska) et Petro-Canada (Gros-Cacouna),
pour voir si le géant russe pourrait approvisionner un des ports
méthaniers en gaz naturel liquéfié (GNL).
« Nous ne favorisons personne pour le moment. Mais cette rencontre nous
permettra d'établir un bon contact », a dit hier M. Medvedev au Soleil,
en marge d'un point de presse au Colisée, où il assistait au Mondial de
hockey.
La rencontre avec le vice-président de Gazprom aura lieu au Château
Frontenac. Elle est organisée par l'Association d'affaires Canada Russie
Eurasie (CERA). Le ministre québécois des Ressources naturelles, Claude
Béchard, ainsi que des représentants des gouvernements provincial et
fédéral y seront.
M. Medvedev indique que, jusqu'à maintenant, les discussions entre
Gazprom et les promoteurs des deux ports méthaniers québécois n'avaient
pas été «profondes». « Maintenant, dit-il, nous pensons que c'est le bon
moment d'entreprendre le dialogue. »
En février, Gazprom a annoncé qu'il abandonnait l'idée de construire
une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de Saint-Pétersbourg,
sur la mer Baltique. Petro-Canada misait beaucoup sur ce projet pour
alimenter en GNL son port méthanier de Gros-Cacouna.
Depuis, Gazprom s'est tourné vers le gisement de Shtokman, sur la mer de
Barents, dont les réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 3800
milliards de mètres cubes.
Enjeux majeurs « La Russie a beaucoup de gaz naturel, souligne
Brendan Scully, directeur régional de la CERA. L'enjeu pour Gazprom,
c'est l'accès au marché nord-américain. Pour le Québec, c'est une
diversification énergétique. »
À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna (Petro-Canada et TransCanada) espère
exploiter un terminal méthanier dès 2014. À Lévis, les promoteurs de
Rabaska, un consortium formé de Gaz Métro, de Gaz de France et
d'Enbridge, prévoient mettre en service en 2011 un port méthanier de 840
millions $, même si aucun contrat d'approvisionnement n'a encore été
signé.
Article de Marc Allard. Reproduit avec autorisation.
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Ruée vers la Rive-Sud (2) : Quand l'économie fait boum !
dim. 13 avril 2008 - 7:51 |
Par Yves Gagné
Source :
Le Soleil
La Rive-sud séduit. L'an dernier, Lévis a connu la plus forte
augmentation de population parmi les grandes villes du Québec. Une
croissance deux fois plus importante que la Rive-Nord. Le Soleil
a voulu comprendre pourquoi ils sont si nombreux à y jeter l'ancre.
Note : Voici le 1er des 6 textes du journal Le Soleil du 13 avril
dans le cadre des grands dossiers : La ruée vers la Rive-Sud.
Lévis n'est pas seulement l'endroit où la population augmente le plus
rapidement, parmi les 10 plus grandes villes du Québec. C'est aussi là
qu'on retrouve les meilleurs indicateurs du marché de l'emploi.
C'est d'abord l'emploi qui a convaincu Karine Lévesque et son conjoint,
Louis Robitaille, de faire le saut sur la Rive-Sud. Physiothérapeute,
Louis y a trouvé des opportunités d'emploi plus intéressantes qu'à
Québec. Karine y a déniché un boulot au
Mouvement Desjardins. « Notre qualité de vie a augmenté depuis qu'on est
sur la Rive-Sud. En plus, on évite tout le trafic », lance Louis.
C'est que le marché du travail se porte particulièrement bien à Lévis.
Selon le dernier recensement, le taux de chômage est un des plus bas de
la province, avec 3,7 %, alors que la moyenne provinciale est d'environ
5 %. Le nombre de personnes qui habitent et travaillent à Lévis est
d'ailleurs passé de 57 200 en 1996 à 75 100, en 2006.*
Plusieurs entreprises ont d'ailleurs connu une forte expansion au cours
des dernières années. C'est le cas notamment du Mouvement Desjardins,
qui est passé de 3300 emplois en 1998 à 5200, en 2007. La croissance est
d'ailleurs loin d'être terminée dans ce secteur puisque Desjardins
Sécurité financière annonçait récemment la construction d'un parc
d'affaires de 50 millions $.
La relance du chantier maritime
Davie a aussi permis l'embauche de près de 800?travailleurs. Le power
center de Saint-Romuald, qui regroupe depuis quelques années plusieurs
magasins à grande surface, fait travailler environ 500 personnes.
Par ailleurs, le campus de l'
Université du Québec à Rimouski, qui vient de se doter d'un
tout nouvel édifice, a aussi contribué à amener de nouveaux visages à
Lévis. De 1997 à 2007, le nombre d'inscriptions est passé de 840 à 2550
étudiants.
D'autres emplois à venir Le boum économique est par
ailleurs loin d'être terminé. Le tout nouveau Centre des congrès, qui
sera inauguré en mai, permettra la création de 200 emplois. Avec ce
nouvel atout, la Ville espère développer un tourisme d'affaires.
L'industrie hôtelière y croit, puisque quatre gros hôtels sont
présentement en construction sur le territoire de Lévis. «En 12 mois,
nous allons doubler la capacité hôtelière de la région », souligne
Philippe Meurant, directeur du développement économique à la Ville de
Lévis.
Du côté de la raffinerie d'
Ultramar, les différents projets de modernisation créent, bon an mal an,
de 400 à 500 emplois à court terme, indique le porte-parole Louis
Forget. De son côté, le projet
Rabaska prévoit l'embauche de 800 travailleurs pendant la construction du
terminal méthanier, mais seulement 70 emplois à long terme.
Saisir les opportunités De son côté, la mairesse de
Lévis, Danielle Roy-Marinelli, se réjouit de cette effervescence
économique, engendrée par des projets qui ont été appuyés par son
administration. Ce n'est que le début, promet-elle.
«Il faut adapter notre administration à cette ville qui grossit, pour
travailler en vitesse grand V. On ne va pas encore assez vite. Il y a un
momentum, on est dedans et il faut en profiter. Ça ne durera pas
éternellement ».
* Les chiffres de 1996 ont été ajustés selon le territoire de la
nouvelle ville de Lévis.
Article de Daphnée Dion-Viens. Reproduit avec autorisation.
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Gazprom a un faible pour Petro-Canada
jeu. 13 mars 2008 - 7:24 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le derby en vue d'obtenir du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance
de Russie est loin d'être terminé. La société Gazprom soutient avoir un
faible pour Petro-Canada.
Dans un entretien exclusif accordé de Moscou au Soleil, le porte-parole
de Gazprom en Russie, Sergey Kupriyanov, a tenu de bons mots pour la
pétrolière de Calgary. « Comme vous le savez, nous avons travaillé en
partenariat avec eux dans le cadre du projet de la mer Baltique. Les
relations que nous avons développées avec Petro-Canada nous donnent un
très bon aperçu du marché nord-américain. »
Le mois dernier, Gazprom a fait savoir qu'il abandonnait l'idée de
construire une usine de liquéfaction de 3,5 milliards $ près de
Saint-Pétersbourg, sur la mer Baltique.
Petro-Canada misait beaucoup sur ce projet pour alimenter dès 2011 en
GNL son port méthanier de Gros-Cacouna.
Depuis, Gazprom s'est tourné vers le gisement de Shtokman, sur la mer de
Barents, dont les réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 3800
milliards de mètres cubes. Les premières livraisons de gaz sont prévues
pour 2014.
Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatOilHydro (Norvège)
détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une
société appartenant à 51 % à Gazprom. Cette société dirige la première
phase de travaux de développement de cet immense champ gazier, dont les
coûts sont estimés à plus de 10 milliards $US.
Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient
construire une usine de liquéfaction de gaz naturel.
Pas de négos Le producteur russe assure qu'il est
actuellement prématuré de dire qui de Gaz Métro (Rabaska) ou de
Petro-Canada (Gros-Cacouna) aura du gaz naturel pour faire tourner son
port méthanier en 2014. « Ce qui est important, pour nous, c'est de
démarrer d'abord la production de gaz naturel ici à Shtokman, ensuite il
s'agira pour nous de trouver les bons partenaires en Amérique du Nord. »
Gazprom a d'ailleurs tenu à rectifier les propos tenus par l'ambassadeur
de la Russie au Canada, Georgiy Mamedov, le mois dernier à Montréal. Le
diplomate russe a avancé qu'il y aurait du GNL pour Gaz Métro, coupant
ainsi les aspirations de Petro-Canada d'obtenir du gaz russe pour son
projet de terminal à Gros-Cacouna.
« Ce n'est pas vrai puisque nous n'avons pas encore débuté nos
négociations en vue d'alimenter en gaz naturel le marché nord-américain,
a souligné le porte-parole de Gazprom. Il est donc prématuré de penser à
une entente avec des partenaires en Amérique du Nord. »
Quant à une participation éventuelle de Gazprom dans un projet de port
méthanier en Amérique du Nord, tout reste à faire. «On regarde les
opportunités pour développer ce marché. Nous n'avons d'obligations
envers personne. Comme je l'ai dit, il n'y a pas de négociations en
place. On ne peut donc prétendre à ce moment-ci à une participation dans
un projet ou un autre.»
Rappelons que Petro-Canada (Énergie Cacouna) et Gaz Métro (Rabaska)
disent toujours négocier avec le géant russe pour alimenter au cours des
30 prochaines années leurs terminaux québécois en gaz naturel liquéfié.
À Gros-Cacouna, Énergie Cacouna (Petro-Canada et TransCanada) espère
exploiter un terminal méthanier dès 2014.
À Lévis, les promoteurs du projet Rabaska, un consortium formé de Gaz
Métro, Gaz de France et Enbridge, prévoient toujours mettre en service
en 2011 un port méthanier de 840 millions $, et ce, même si aucun
contrat d'approvisionnement n'a été signé à ce jour.
Article de Pierre Couture.
Reproduit avec autorisation.
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Une autre installation de gaz liquéfié au Canada
ven. 7 mars 2008 - 16:39 |
Par Yves Gagné
Note de l'auteur : Cette nouvelle ne touche en aucun point la région de
Lévis mais ce projet est presque 6 fois supérieur à celui de Rabaska.
Source : Radio-Canada.ca
La petite collectivité de Goldboro sur la côte est de la Nouvelle-Écosse
pourrait bientôt connaître une croissance économique sans précédent.
Le ministre de la Défense nationale, Peter McKay, a annoncé vendredi que
le projet de terminal de gaz naturel liquéfié et de quai longitudinal de
l'entreprise Keltic Petrocheminal obtient le feu vert environnemental.
Keltic Petrocheminal propose de construire ces installations et une
usine pétrochimique pour la production de plastique dans le comté de
Guysborough, en Nouvelle-Écosse.
Le projet, qui a reçu l'aval de l'Agence canadienne d'évaluation
environnementale, doit encore obtenir des permis aux ministères des
Transports et des Pêches et des Océans.
Suite
de l'article =>
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Rabaska : l'opposition refuse de baisser les bras
mer. 5 mars 2008 - 7:25 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Des réponses vont devoir être apportées à plein de questions ignorées
jusqu'à maintenant en matière de sécurité et de santé publique, de choix
énergétiques et politiques, a observé le porte-parole du collectif Stop
au méthanier (SAM), Jacques Levasseur, hier.
C'est néanmoins sans surprise que le Lévisien a accueilli le feu vert
fédéral à Rabaska, ne serait-ce que parce que, a-t-il noté, « les liens
du gouvernement Harper avec les lobbies du gaz et du pétrole sont bien
connus ».
« Le OK fédéral ne légitime pas pour autant le projet ni ne le justifie.
Cela indique seulement que le Québec peut être dorénavant approvisionné
en gaz par la Russie plutôt que par l'Ouest canadien », a ajouté le
médecin lévisien.
Cette autorisation du gouvernement Harper manquait encore à Rabaska,
dont le projet a été approuvé en octobre par le gouvernement québécois.
Un projet qui respecte « toutes les normes environnementales,qu'elles
soient fédérales ou provinciales » a, entre autres, souligné en
après-midi le grand artisan du projet, Glenn Kelly. Et qui est passé par
« une des évaluations les plus importantes et les plus exigeantes au
Québec », a-t-il souligné.
Dans le même temps, la Chambre de commerce de Québec a publiquement
constaté que Rabaska a maintenant en main « tous les outils
nécessaires » à son développement.
Sa réalisation ne dépend plus effectivement que de contrats
d'approvisionnement qui seraient conclus avec des producteurs de gaz
naturel, l'entreprise russe Gazprom notamment. « Des pourparlers se
poursuivent avec d'autres fournisseurs potentiels », a précisé le
porte-parole Simon Poitras.
Mais pour le collectif regroupant l'ensemble du mouvement vert au
Québec, il n'est pas question de déposer les armes. « Nous allons
continuer. L'opposition ne s'arrêtera pas », a souligné le porte-parole
du SAM.
Dans le propos de M. Levasseur, il est apparu que celle-ci passera par
la poursuite du questionnement public. Comment le Québec peut-il jouer
ses cartes à contre-courant en acceptant une dépendance envers Gazprom
alors que l'Europe, et notamment l'Ukraine, fait tout ce qu'elle peut
pour s'en libérer?
Que va-t-on faire avec les 122 familles et l'école Sainte-Famille avec
les nouvelles normes de distance? Que va-t-on faire du constat récent du
Collège des médecins de famille? Comment le fédéral peut-il user de deux
poids, deux mesures entre le projet américain de Passamaquoddy et celui
de Lévis? s'est, entre autres, interrogé l'opposant à Rabaska.
« Il va falloir regarder les vraies choses. Les masques vont maintenant
devoir tomber », a-t-il affirmé.
Article de Marc Saint-Pierre.
Reproduit avec autorisation.
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Ottawa donne le feu vert à Rabaska
mar. 4 mars 2008 - 15:00 |
Par Yves Gagné
Source : Cyberpresse.ca
Ottawa donne le feu vert au projet Rabaska pour la construction d'un
terminal méthanier à Lévis, a appris La Presse.
Le Bureau
du Conseil privé en a fait l'annonce cet après-midi, en
publiant sur son site internet le décret où il donne son aval.
Avec cette approbation d'Ottawa et après celle de Québec en octobre
dernier, le promoteur franchit la dernière étape avant le début des
travaux.
Rabaska est un projet de 800 millions de dollars, qui servira à
accueillir le gaz naturel liquéfié transporté par quelque 60 méthaniers
par année.
Des représentants des groupes d'opposants s'étaient rendus dans la
capitale fédérale il y a quelques semaines pour rencontrer le ministre
des Transports, Lawrence Cannon. Ils s'étaient dits satisfaits de leur
entretien.
Article de Hugo de Grandpré
=> Autre article sur Radio-Canada.ca.
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Gazprom songe à investir dans Rabaska
sam. 23 février 2008 - 7:02 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
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Une usine de liquéfaction en construction au Yémen
par la pétrolière Total Photo :Reuters
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Non seulement le producteur de gaz naturel russe Gazprom songe à livrer
du gaz naturel liquéfié (GNL) à Gaz Métro, mais il prendrait également
une participation dans le projet de port méthanier Rabaska.
Selon nos informations, Gaz
Métro a offert une participation à Gazprom dans le projet Rabaska.
L'état des négociations serait, dit-on, avancé.
Hier, chez Gaz Métro, on marchait sur des oeufs. « Dans l'industrie, ce
sont des choses qui se font », a indiqué le porte-parole Frédéric
Grégorian, sans toutefois en dire davantage.
Chez Rabaska, le président Glen Kelly soutient que c'est maintenant une
tendance dans l'industrie. « Et ce ne serait pas mal vu », a-t-il laissé
entendre.
Pour l'heure, Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge partagent à part
égale une participation dans Rabaska, un projet de terminal méthanier de
840 millions $ à Lévis, sur la rive-sud de Québec.
Jeudi, l'ambassadeur de la Russie au Canada, Georgiy Mamedov, a indiqué
que Gazprom pourrait fournir du GNL à Gaz Métro. Une annonce pourrait
survenir en mai, a-t-il dit. « Vous allez en avoir et il semble que ce
sera Gaz Métro », a confié l'ambassadeur en marge d'une conférence tenue
dans la métropole, coupant ainsi les aspirations de Petro-Canada
d'obtenir du gaz russe pour son projet de terminal à Gros-Cacouna.
Le président de Rabaska dit décoder des propos du diplomate russe des
nouvelles encourageantes. « Pour nous, c'est positif. Les négociations
se poursuivent. »
Rabaska affirme être en pourparlers avec Gazprom, mais aussi avec
d'autres fournisseurs potentiels. « On aimerait démarrer nos activités
le plus tôt possible, soit en 2011 », fait valoir Glen Kelly.
Annuellement, le port méthanier Rabaska prévoit traiter 5 milliards de
mètres cubes de gaz naturel, soit environ 500 millions de pieds cubes
par jour.
Pas avant 2014 Il faut dire que si l'entente avec Gazprom va
de l'avant, le gaz naturel russe ne sera pas disponible avant 2014. Il
proviendrait du gisement de Shtokman, sur la mer de Barents, dont les
réserves sont évaluées à plus de 3800 milliards de mètres cubes.
Dans Shtokman, les sociétés Total (France) et StatoilHydro (Norvège)
détiennent 49 % des parts dans la Shtokman Development Company, une
société détenue à 51 % par Gazprom. Cette société dirige la première
phase de travaux de développement du réservoir Shtokman, dont les coûts
sont estimés à plus de 10 milliards $US.
Au cours des prochaines années, Gazprom et ses partenaires prévoient
construire une usine de liquéfaction du gaz naturel. Cette usine
alimenterait les navires méthaniers en GNL qui, par la suite,
emprunteraient la mer Arctique et l'océan Atlantique avant d'entrer dans
le golfe et le fleuve du Saint-Laurent pour s'amarrer au quai de Rabaska.
Article de Pierre Couture.
Reproduit avec autorisation.
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Rabaska : Un nuage se dissipe
jeu. 21 février 2008 - 23:13 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
L'ambassadeur de Russie au Canada, Georgiy Mamedov, a confirmé jeudi la
nouvelle à la radio de Radio-Canada, après une allocution sur le
partenariat économique entre la Russie et le Canada. Elle était
prononcée devant les membres du Conseil des relations internationales de
Montréal.
Le diplomate a précisé que c'est grâce à Gaz de France, qui est
également partenaire dans Rabaska, que le terminal recevrait du gaz
provenant d'un nouveau gisement situé en mer de Barents.
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de l'article =>
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Rabaska : Des entrepreneurs comptent sur le projet
jeu. 14 février 2008 - 17:14 |
Par Yves Gagné
Source : Radio-Canada.ca
Certains dirigeants d'entreprises affirment qu'ils ont besoin du gaz
naturel qu'amènerait le port méthanier de Lévis.
À Lévis, des entrepreneurs s'inquiètent d'un éventuel échec du projet de
port méthanier Rabaska. En plus des dizaines de millions de dollars en
retombées économiques qu'amènerait le projet, certains dirigeants
d'entreprises affirment qu'ils ont besoin du gaz naturel que fournirait
le port. L'entrepreneur Martin Chouinard de Teknion Roy & Breton, croit
qu'il y aura de moins en moins de gaz naturel disponible au cours des
prochaines années. Actuellement, son entreprise qui fabrique des meubles
s'approvisionne dans l'Ouest canadien.
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de l'article =>
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Ports méthaniers : Béchard n'écarte pas l'échec des deux projets
jeu. 14 février 2008 - 8:20 |
Par Yves Gagné
Source :Le
Soleil
La difficulté de trouver des fournisseurs de gaz pourrait fort bien
compromettre la réalisation des deux projets de port méthanier autorisés
par Québec, estime le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard.
« J’étais la semaine passée à Boston et malgré tout le débat autour de
l’implantation des ports méthaniers ou pas, la question de l’heure dans
le secteur énergétique, et plus particulièrement au niveau du gaz
naturel, c’est l’approvisionnement », remarque le ministre. Si le
gouvernement a jugé les projets qui lui étaient présentés en considérant
notamment qu’il fallait « se donner des chances d’avoir du gaz », le
facteur décisif de leur réalisation ou non est l’approvisionnement,
insiste M. Béchard. « Et ça, c’est une difficulté que toutes les
entreprises gazières, au Québec ou ailleurs dans le monde, rencontrent. »
C’est dans ce contexte, poursuit-il, qu’il est « fort possible » que
malgré le fait que le gouvernement ait autorisé Rabaska et Cacouna,
aucun des deux ne voie le jour faute d’approvisionnement. « C’est ce qui
se passe avec Cacouna. On va voir comment ça va aller avec Rabaska. »
Claude Béchard ne se montre pas ébranlé par les questions soulevées, à
Boston justement, par les ennuis
du Catalunya Spirit, un méthanier en panne qui a dérivé pendant
plusieurs heures, lundi, au large de Cape Cod, avec une pleine cargaison
de gaz naturel liquéfié.
Une porte-parole du maire de Boston, Thomas Menino, a déclaré que cette
panne était une raison supplémentaire d’éliminer progressivement les
allées et venues des méthaniers à travers la ville et d’accélérer la
construction d’installations de transbordement en mer, au large de la
baie du Massachusetts, comme le rapportait hier le quotidien Boston
Globe. « Il y a des choses contre lesquelles vous ne pouvez simplement
pas vous protéger », ajoutait Dorothy Joyce. Évoquant la possibilité
qu’un tel problème se produise plus proche de la côte, un sénateur
démocrate cité par le Globe, Anthony Gallucio, a qualifié la panne du
Catalunya Spirit d épouvantable et alarmante ». Dans le cas de Rabaska,
affirme M. Béchard, les craintes émises au début du processus d’étude
ont trouvé des réponses et donné lieu à des mesures au fur et à mesure
que le projet avançait. « Dans les décrets finaux, il y a des
contraintes qui sont amenées et à date, tous les ministères impliqués
ont émis des avis finaux qui étaient favorables. » (Sa collègue à
l’Environnement, Line Beauchamp, préfère dire qu’« aucun avis n’était
défavorable ».)
« Prenons l’exemple des bélugas à Cacouna : c’est sûr qu’au début,
Pêches et Océans avait des réserves, dit M. Béchard. C’est pour ça qu’il
a amené des éléments de contrainte au promoteur pour faire en sorte que
des correctifs soient apportés. À la fin, si ces correctifs ne sont pas
apportés, c’est sûr que le projet ne se réalise pas. C’est la même chose
dans le cas des autres projets.
La Garde côtière américaine et l’opérateur du Catalunya Spirit ont
annoncé hier que l’électricité était revenue sur le navire, qui avait
été remorqué en lieu sûr mardi. Mais les efforts se poursuivaient pour
lui rendre sa propulsion. Même s’il a dérivé lundi sur une mer agitée
par des vagues de 12 pieds et des vents de plus de 30 nœuds, le
méthanier n’a subi ni fuite, ni dommage structurel. Une vingtaine de
bateaux demeurent toutefois dans les environs pour parer à d’éventuels
dommages environnementaux et 150 autres peuvent y être dépêchés dans les
8 à 10 heures, souligne la Garde côtière.
Article de Martin Pelchat. Reproduit avec autorisation.
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Contrat d'approvisionnement de gaz : Rabaska croit avoir d'autres options
lun. 11 février 2008 - 7:21 |
Par Yves Gagné
Source : MédiaMatinQuébec
Malgré la menace d’une contestation judiciaire au Québec et l’abandon
du projet d’usine de GNL de Gazprom dans la mer Baltique, le port
méthanier Rabaska tient la route et vise toujours sa première pelletée
de terre d’ici l’automne.
Le président et chef des opérations de Rabaska, M. Glenn Kelly, tente de
rassurer les différents acteurs économiques en affirmant que le projet Rabaska
va bon train.
«On a un beau site et un bon marché. Nous avons toutes les approbations
nécessaires au projet», a-t-il signalé, hier, au cours d’un entretien au
MédiaMatinQuébec.
Malmené par les opposants au port méthanier depuis une semaine, Rabaska
vient également de perdre un éventuel fournisseur de GNL avec la
décision de la société russe Gazprom
de renoncer à son projet d’usine de liquéfaction de 3,5 milliards de
dollars, dans la mer Baltique.
«C’est certain qu’on est déçu, mais nous négocions toujours avec
Gazprom, qui a un autre projet de GNL pouvant possiblement alimenter
Rabaska», annonce M. Kelly. Cet autre projet est celui de Shtokman,
estimé à 20 milliards de dollars et considéré comme le plus grand
gisement de gaz naturel encore inexploité dans le monde.
Propriété de Gazprom, Shtokman est situé sous la mer de Barents, à 550
km de la Russie et de la Norvège, et il renferme 3,7 milliards de mètres
cubes de gaz.
À la fin de l’année dernière, Gazprom s’est entendu avec la norvégienne
Statoil et la société française Total pour développer ce projet. Ces
trois partenaires prévoient que Shtokman livrera non seulement du gaz
pour alimenter les gazoducs russes, dont le Nord Stream, qui sera relié
à l’Allemagne en passant sous la mer Baltique, mais qu’il fournira aussi
du gaz liquéfié par bateau, vers l’Europe.
Pour Glenn Kelly, c’est un projet intéressant qui pourrait servir de
courroie d’alimentation en GNL au port méthanier de 840 millions proposé
à Lévis par Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge.
«L’ingénierie de base de Shtokman est en cours de réalisation et
certains travaux sont amorcés. Cette usine figure effectivement parmi
les fournisseurs éventuels du projet Rabaska», avance Glenn Kelly.
Les options
Selon Gazprom, la construction de l’usine de
liquéfaction de gaz naturel de Shtokman devrait débuter au deuxième
trimestre 2008 et être opérationnelle en juillet 2013, ce qui correspond
à l’échéancier de construction du projet Rabaska,
rétorque M. Kelly. Ce dernier refuse cependant de dire que ce
fournisseur potentiel de GNL est le plus sérieux pour Rabaska. «Nous
avons des négociations avec plusieurs autres, mais des ententes de
confidentialité nous empêchent d’en parler», se défend-il.
Le comité de négociations en GNL pour Rabaska, formé de représentants de
Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge, dont fait partie M. Kelly, espère
toujours conclure une entente avec un fournisseur d’ici la fin du mois
de mars.
Il est donc possible qu’un quatrième partenaire joigne le consortium
Rabaska si le fournisseur de GNL exige une participation dans le
terminal québécois, ce qui est actuellement pris en considération par la
direction, dit M. Kelly.
Article de Annie St-Pierre. Reproduit avec autorisation
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Rabaska : la population appuie le projet, dit Line Beauchamp
mer. 6 février 2008 - 6:08 |
Par Yves Gagné
Source : Le
Soleil
Le gouvernement Charest n’a pas du tout l’intention de reculer avec
Rabaska parce que la population se range majoritairement derrière l’idée
de construire un terminal méthanier à Lévis, sur la rive sud, du fleuve
en face de Québec.
Line Beauchamp, la ministre chargée de parrainer l’implantation d’un
port de transbordement du gaz naturel, a évoqué cet endossement
populaire pour se montrer très à l’aise avec un projet qui continue de
susciter la polémique.
«La décision du gouvernement (d’aller de l’avant avec Rabaska) est
prise, a décrété Mme Beauchamp, hier matin. Et, moi, je sens, notamment
dans la région de la Capitale-Nationale et dans Chaudière-Appalaches,
que cette décision a été bien accueillie et obtient l’appui de la
population.»
La ministre de l’Environnement a tenu à réitérer cette conviction, en
après-midi, à la sortie du caucus des députés libéraux. Rabaska
bénéficie «d’une forte adhésion publique».
Mme Beauchamp s’est dite renversée que des journalistes suggèrent que le
gouvernement dissimule des études parce que trois ministères n’ont pas
remis au Soleil des avis sur le projet de terminal, avis demandés en
vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Un volumineux rapport par
le BAPE (le Bureau d’ audiences publiques sur l’environnement), une
étude d’impact environnemental par l’Environnement, des fonctionnaires
«fédéraux qui se sont penchés sur la question, (...) nous le savons que
c’est un dossier qui fait l’objet d’un long débat public», a-t-elle
plaidé.
Parole de la ministre La ministre a indiqué qu’une analyse de
risques rédigée par le promoteur, mais validée par les fonctionnaires, a
précisé son entourage, «démontre que le site (de Lévis) est acceptable
du point de vue des risques» à la santé et la sécurité.
Line Beauchamp a tenu à suggérer que le projet pourrait tomber si le
promoteur se désiste.
«Si le projet va de l’avant, et j’insiste en le disant, d’autres étapes
s’en viennent. Ce sont les certificats d’autorisation qui doivent être
accordés au promoteur sur la base du respect d’exigences. Vous avez ma
parole que le ministère, comme dans tout projet de cette nature, sera
vigilant et sévère sur le respect de ces conditions.»
Article de Michel Corbeil.
Reproduit avec autorisation.
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Une bordée de Rabaska
mar. 5 février 2008 - 13:43 |
Par Pascal Petitclerc
Si les pro-Rabaska croyaient que le débat sur le dossier était clos…
Plus que jamais le controversé projet est à l'avant-plan de notre
actualité. Voici ici quelques liens d'intérêts :
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Les dessous de Rabaska : PQ et ADQ exigent les études des ministères
mar. 5 février 2008 - 7:12 |
Par Yves Gagné
Source :
Le Soleil
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L'endroit choisi à Lévis pour ériger le port
méthanier se situe en milieu agricole.
Photothèque Le Soleil
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Péquistes et adéquistes ont uni leurs voix hier pour obtenir que le
gouvernement Charest dévoile les avis de tous ses ministères sur le
projet Rabaska. Le Soleil a révélé hier que trois ministères importants
ont bloqué les demandes d?accès à ces documents. Il s?agit de la
Sécurité publique, des Transports et des Ressources naturelles. Par
ailleurs, deux ministères - figurant parmi les neuf consultés - ont
affirmé n?avoir produit aucun rapport écrit.
Le critique péquiste Camil Bouchard a demandé que tous les avis soient
divulgués, et que les ministères touchés qui n'ont pas publié d'avis,
dont la Justice, l'Agriculture et la Culture, soient mis à contribution.
M. Bouchard a réitéré sa demande du 6 octobre dernier, que le
gouvernement fasse valider par des experts indépendants la méthodologie
du processus d'évaluation des risques terrestres associés au port
méthanier. La ministre Line Beauchamp a rejeté cette demande. Le député
Bouchard fait remarquer que les fonctionnaires ont fait ce travail après
que les ministres Claude Béchard et Philippe Couillard eurent accordé
leur appui au projet Rabaska, ce qui a entaché leur apparence de
neutralité.
« Quand on a affaire à un projet aussi important et pour lequel les gens
se sentent aussi vulnérables, il faut mettre à la fois sa ceinture et
ses bretelles » a-t-il expliqué.
Du côté de l'ADQ, le député Christian Lévesque a aussi demandé la
publication des avis des ministères. M. Lévesque, qui appuie le projet
de port méthanier, dit s'être fié au rapport du BAPE. « J'ai toujours
été un homme d'affaires, je n'ai pas de notion de sécurité ou
d'environnement. Les seules choses sur lesquelles je puisse me fier, ce
sont les conclusions du BAPE. On n'a surtout pas besoin d'ombre dans ce
dossier-là, pour que les gens se disent dans 20 ans qu'on n'a pas pris
la bonne décision. » Il a conclu que, si un rapport devait soulever des
doutes sur la sécurité des gens, il retirerait son appui au projet.
Non aux demandes Le gouvernement, pour sa part, a opposé une
fin de non-recevoir aux demandes de publication des avis. La ministre
Line Beauchamp a pris prétexte du fait que le projet Rabaska comprend
aussi un gazoduc qui n'a pas encore été approuvé. Les études, a-t-elle
dit, ne sont pas complétées. Elle a nié avoir déclaré que tous les avis
des ministères étaient favorables. «J'ai dit qu'aucun ministère n'avait
émis d'avis défavorable», a-t-elle nuancé, pour dire ensuite que les
ministères n'ont pas nécessairement publié d'avis.
« Le meilleur exemple, c'est la Culture. Elle a été consultée, à un
point tel que le ministère est allé jusqu'à visiter le site en bateau
avec des représentants de la Culture. Il y a eu des échanges, et ce que
ça a donné à la fin, c'est un décret avec des conditions imposées au
promoteur. Voilà un processus où vous ne trouvez pas d'avis à la fin. »
Priée de dire si elle avait lu l'avis de la Sécurité publique, elle a
répondu : « Sincèrement, je ne peux même pas vous répondre s'il y a un
avis écrit ou pas. Si vous me demandez si j'ai lu chacun des avis ou des
courriels entre mon ministère et la Sécurité publique, la réponse est
non. Je travaille à partir du travail fait par mes fonctionnaires, qui
me disent qu'il n'y a aucun avis défavorable ».
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